Zoltan Szanto, chef d'orchestre hongrois, est engagé pour diriger « Tannhaüser » à l'Opéra-Europa de Paris, superproduction lyrique de prestige. Idéaliste et plein d'idées, Zoltan se heurte à des obstacles inattendus ; Gabor et Picabia, les deux directeurs de l'Opéra, sont de sombres intrigants, les musiciens et machinistes se mettent en grève sous n'importe quel prétexte, les chanteurs ne songent qu'à leur carrière ou à leurs amours, la diva Karin Andersen est insupportable. Zoltan ne parvient pas à diriger cette troupe hétéroclite et rétive. Il doute de lui et est prêt à renoncer jusqu'au jour où Karin se met de son côté pour lutter contre les autres. Ils découvrent qu'ils s'aiment. Mais quand, lors d'un concert à Budapest, Karin rencontre Edith, la femme de Zoltan, elle préfère renoncer à son amant plutôt que de vivre un amour de chambre d'hôtel. De son côté, Edith, qui a tout compris, veut divorcer. Rejeté par les deux femmes qu'il aime, Zoltan rentre à Paris pour apprendre que Gabor lui a trouvé un remplaçant. Soutenu par l'orchestre, Zoltan refuse de partir et Gabor s'incline. On est au soir de la première. Karin et Zoltan se sont réconciliés. Alors que des « verts » manifestent autour de l'Opéra contre le sponsor de « Tannhaüser », le machiniste devant lever le rideau de sécurité se met en grève. « Qu'importe, nous jouerons sans décor, devant le rideau », lance Karin. Chanteurs et musiciens, sous la direction de Zoltan, donnent un magnifique « Tannhaûser ».