Glenn Close

Personnalité

Interprète, productrice, réalisatrice... : années 1970-2020

Nationalité :  Etats-Unis

Naissance :  19/03/1947 - Etats-Unis - Greenwich, Connecticut

Identité

Genre : femme

Fonctions : Acteur, Scénariste, Producteur, Producteur délégué

Biographie

Formation :

Glenn Close passe une enfance et une adolescence partagée entre l'Afrique, où son père dirige une clinique au Congo belge, et son pensionnat en Suisse. Après des études d'anthropologie et d'art dramatique, la jeune femme part aux Etats-Unis ; elle se produit au théâtre avant de faire ses débuts à Broadway.

Carrière :

Glenn Close, légende du cinéma mondial aux sept nominations aux Oscars, a marqué l'histoire par ses incarnations de femmes complexes, de la féministe puritaine du Monde selon Garp à l'épouse sacrifiée de The Wife, en passant par l'emblématique Cruella d'Enfer des 101 Dalmatiens.
Glenn Close fait sensation dès son premier rôle d'infirmière puritaine dans Le monde selon Garp (George Roy Hill, 1982) ; elle frôle l'Oscar du meilleur second rôle. Puis enchaîne avec des personnages variés : médecin rayonnant de sérénité dans Les copains d'abord (Lawrence Kasdan, 1983) ; Iris, la mystérieuse inspiratrice de Robert Redford dans Le meilleur (Barry Levinson, 1984) ; psychopathe obsédée par Michael Douglas dans Liaison fatale (Adrian Lyne, 1987). Nominée cinq fois aux Oscars entre 1983 et 1989, cette actrice à la beauté imparfaite et distinguée étonne par l'étendue de son registre. Disciplinée et subtile, Glenn Close livre le meilleur d'elle-même avec des cinéastes européens. Elle est diabolique sous les traits de la marquise de Merteuil dans Les liaisons dangereuses (Stephen Frears, 1988), énigmatique dans Le mystère von Bulow (Barbet Schroeder, 1989), la cantatrice névrosée de La tentation de Vénus (Istvan Szabo, 1990). Elle alterne les bons et les moins bons films et ne recule devant aucun cliché : vieille fille dans La maison aux esprits (Bille August, 1993) vice-présidente des USA dans Air Force One (Wolfgang Petersen, 1996), terrible Cruella D'Enfer dans Les 101 dalmatiens (Stephen Herek, 1996), sudiste dérangée dans Cookie's fortune (Robert Altman, 1998).
En 1999 Glenn Close est l'une des cinq femmes de la bourgeoisie américaine que peint le mélancolique film choral Ce que je sais d'elle d'un simple regard (Rodrigo Garcia). L'actrice apparaît ensuite moins souvent au cinéma, privilégiant les séries télé. Elle réapparaît dans un nouveau film de Rodrigo Garcia, Albert Nobbs (2010) dans le rôle étonnant d'une femme qui se fait passer pour un homme afin de pouvoir travailler, dans l'Irlande du XIXe siècle. Son interprétation magistrale lui vaut une nouvelle nomination aux Oscars. En 2013, elle prête sa prestance à Nova Prime dans le blockbuster Les Gardiens de la Galaxie de James Gunn, puis incarne des personnages plus intimistes dans Low Down (Jeff Preiss, 2014, VOD) et Anesthesia (Tim Blake Nelson, 2014). Elle multiplie les collaborations internationales, notamment dans La Fabuleuse Gilly Hopkins (Stephen Herek, 2014), et s’aventure dans la science-fiction avec The Last Girl : Celle qui a tous les dons (Colm McCarthy, 2015). En 2017, elle impressionne dans le thriller dystopique Seven Sisters (Tommy Wirkola, 2015) et s’impose dans le film choral La Maison biscornue (2017, VOD) de Gilles Paquet- Brenner. Mais c’est avec The Wife (2016) de Björn L. Runge qu’elle retrouve les sommets : son interprétation de Joan Castleman, femme de l’ombre d’un prix Nobel de littérature, lui vaut une pluie de récompenses, dont le Golden Globe, le Critics’ Choice et le Screen Actors Guild Award, ainsi qu’une septième nomination aux Oscars, confirmant son statut d’icône du cinéma mondial. La décennie suivante la voit alterner entre drames et productions grand public. Elle bouleverse dans Four Good Days (2020, VOD) de Rodrigo García, où elle incarne une mère confrontée à l’addiction de sa fille, puis se métamorphose en grand-mère combative dans Hillbilly Elegy (2019) de Ron Howard, rôle pour lequel elle décroche une nouvelle nomination à l’Oscar du meilleur second rôle. Elle explore la science-fiction dans Swan Song (Benjamin Cleary, 2021, VOD). En 2024, Glenn Close revient au premier plan avec The Deliverance (VOD) de Lee Daniels, où elle campe une matriarche dans un drame surnaturel.

Autres activités :

Glenn Close mène une carrière théâtrale. Elle obtient d'excellentes critiques pour sa performance de chanteuse dans la comédie musicale Sunset Boulevard (1995) à Broadway. A la télévision, elle figure régulièrement dans des téléfilms, dont Stones for Ibarra (1988) ou Sarah, plain and tall (1991), et surtout Damages (2008, 2009, 2010) où son personnage complexe d'avocate sans scrupules lui vaut de nombreuses récompenses.

Bibliographie éditoriale

  • Périodique : American Film, vol. 16, n° 10, novembre/décembre 1991
  • Périodique : American Film, vol. 9, n° 7, mai 1984
  • Périodique : Empire, n° 91, janvier 1997
  • Périodique : Film Review, janvier 1997
  • Périodique : Films in Review, vol. 34, n° 2, février 1983
  • Périodique : Premiere (US), vol. 10, n° 3, novembre 1996
  • Périodique : Time Out, n° 967, mars 1989
  • Site Internet : Bio, filmo et liens
  • Site Internet : Galerie de photos
  • Site Internet : Photos, liens, box-office

Récompenses et nominations

  • 2019 - Meilleure actrice dans un film dramatique - Golden Globes - The Wife - Obtenu
  • 1982 - Meilleure interprétation féminine dans un 2nd rôle - NBR - The National Board of Review of Motion Pictures (New York) - The world according to Garp - Obtenu
  • 1982 - Meilleure interprétation féminine dans un 2nd rôle - Los Angeles Film Critics Association Awards - The world according to Garp - Obtenu

Collections liées