John Berry
Personnalité
Réalisateur, scénariste, interprète... : années 1930-1990
Nationalité : Etats-Unis
Naissance : 06/09/1917 - Etats-Unis - New York, New York
Décès : 29/11/1999 - France - Paris, Paris, Île-de-France
Identité
Genre : homme
État civil :
- Jak Szold
Fonctions : Réalisateur, Acteur, Adaptateur, Scénariste, Producteur, Assistant réalisateur, Auteur, Auteur primaire, Auteur secondaire
Biographie
Formation :
Acteur de théâtre depuis son enfance, il est remarqué par Orson Welles. En 1937, il rejoint sa troupe, au Mercury Theatre, dont il prendra plus tard la direction. Il dirige Native Son , avec l'aide d' Orson Welles pour la production.Carrière :
Réalisateur américain contraint à l'exil par le maccarthysme, John Berry a construit une œuvre profondément humaniste, nourrie par son engagement politique et son goût pour le réalisme social. Partagé entre Hollywood, la France et les États-Unis, son parcours illustre les bouleversements du cinéma de l'après-guerre.
Il commence sa carrière de réalisateur en 1943 dans l'industrie du film à Hollywood. Victime du maccarthysme, il s'exile en Angleterre et s'impose avec ses deux premiers longs métrages : Casbah (1948), un " remake " de Pépé le Moko et He Ran All The Way (1951) qui fut apprécié par les amateurs du film noir. La suite de sa carrière est partagée entre la France et les Etats Unis. Il réalise quelques films commerciaux dont Ça va barder (1954), considéré comme un des meilleurs films d'Eddie Constantine. En 1967 John Berry est sollicité pour diriger A tout Casser (1967), avec Eddie Constantine et Johnny Hallyday. Il ne signera pas ce film, le producteur l'ayant remonté entièrement dans le dos du réalisateur. C'est un échec commercial. Il repart alors pour New York et réalise dans le cadre de son association, la Third World Cinema Production, Claudine (1974), une comédie néoréaliste qui sera un succès aux Etats Unis. Revenu en France, il signe son retour à un cinéma néoréaliste avec Voyage à Paimpol (1985) une adaptation du récit autobiographique d'une ancienne ouvrière. Avec Il y a Maldonne (1987), John Berry réalise un film sur la trahison, expérience vécue personnellement lors de son exil. Après Il y a Maldonne (1987), John Berry réalise Un prisonnier de la terre (1990), adapté d'un roman de James Aldridge. Situé dans les paysages glacés de Sibérie, ce drame humaniste prolonge les thèmes qui traversent son œuvre, de l'exil à la solidarité. Son ultime réalisation, Boesman et Lena (1999), d'après la pièce d'Athol Fugard et achevée peu avant sa disparition, revient sur les ravages de l'apartheid en Afrique du Sud. Fidèle jusqu'au bout à un cinéma engagé, John Berry conclut ainsi une carrière placée sous le signe de la justice sociale et de la défense des exclus.
Autres activités :
John Berry est la voix américaine de Jean Gabin et la voix française de Charles Bronson et Lee Marvin. Au début des années 1970, il crée la Third World Cinema Production qui a pour objectif de former des techniciens et des cinéastes noirs. C'est avec eux qu'il réalise Claudine (1974). Outre le théâtre qu'il n'a jamais abandonné tout au long de sa carrière, John Berry réalise plusieurs téléfilms dont Angel on my Shoulder (1980), un remake d'un film d'Archie Mayo. Touche à tout, John Berry a écrit un roman qui paraît dans la série noire : Ne me trahis pas . Dans les années 1980, il fait aussi quelques apparitions dans plusieurs films dont 'Round Midnight (1986) de Bertrand Tavernier.Filmographie
Courts métrages
Longs métrages
Bibliographie éditoriale
Liens familiaux
Parent de :