Pascal Thomas
Personnalité
Réalisateur, producteur, scénariste... : 1970-2010
Nationalité : France
Naissance : 02/04/1945 - France - Saint-Chartres, Vienne
Identité
Genre : homme
Fonctions : Réalisateur, Acteur, Scénariste, Dialoguiste, Adaptateur, Producteur délégué, Directeur de la photographie/Chef opérateur, Auteur, Auteur primaire, Auteur secondaire
Biographie
Formation :
Après une licence de lettres, Pascal Thomas fait carrière dans le journalisme. Il écrit des chroniques pour Candide , Elle , Lui , Réalités et réalise des reportages pour la télévision.Carrière :
Pascal Thomas, cinéaste emblématique du « nouveau naturel », a marqué le paysage du cinéma français par son regard tendre et décalé sur la vie provinciale, ses comédies de mœurs pleines d’esprit et ses adaptations fantaisistes d’Agatha Christie, portées par des acteurs fétiches comme Catherine Frot et André Dussollier. Son œuvre, entre nostalgie et légèreté, reste un hommage inlassable aux petits bonheurs et aux travers humains.
Par le naturalisme et la primauté de l'expérience psychologique du Poème de l'élève Mikovsky (1971), son premier court métrage, Pascal Thomas dessine une œuvre inspirée du cinéma des années 1930 et 1940. Il remporte un grand succès avec Les Zozos (1972), chronique de la vie ordinaire d'un pensionnat de garçons. Ses films laissent deviner un caractère autobiographique et séduisent par la justesse et la sensibilité de son regard porté sur la vie provinciale. Le cinéaste, pour lequel on invente le concept de "nouveau naturel" pour définir sa démarche, travaille avec d'excellents scénaristes, Roland Duval et Jacques Lourcelles, et des acteurs typés comme Bernard Menez ou Daniel Ceccaldi, solides seconds rôles dont il fait des vedettes. Ses films suivants (Pleure pas la bouche pleine, 1973 ; Le Chaud Lapin, 1974 ; Un oursin dans la poche, 1977), toujours sur le ton de la comédie de mœurs, cultivent le registre de l'anecdote et emportent l'adhésion de nombreux spectateurs par leur décontraction et leur liberté de ton. Plus mélancoliques sous leurs allures de comédies, Confidences pour confidences (1979) et Celles qu'on n'a pas eues (1981) marquent le début du désamour du public pour le cinéma de Pascal Thomas. Pendant huit ans, il se consacre à ses passions et hobbies (la bibliophilie notamment) avant de signer un délicieux retour avec une comédie d'été aux multiples personnages réunis sur l'île de Ré, Les Maris, les femmes, les Amants (1989). Ce retour en grâce est de courte durée, le film suivant du réalisateur, La Pagaille (1991) - dont il reconnaîtra lui-même qu'il est raté - connaissant un échec retentissant. Après une nouvelle longue période de silence, Pascal Thomas retrouve sa meilleure verve et le succès public avec La Dilettante (1999), récit amusant et attachant des tribulations d'une bourgeoise sans le sou porté par la prestation de Catherine Frot. L'actrice, qui gagne ici ses galons de vedette populaire, devient indispensable au cinéma de Pascal Thomas, qu'elle participe à la frénésie des nombreux personnages de la comédie familiale Mercredi folle journée (2001) où qu'elle devienne, en duo avec André Dussollier, la loufoque Prudence Beresford, enquêtrice inspirée des romans d'Agatha Christie que le réalisateur porte à trois reprises à l'écran avec un certain bonheur : Mon petit doigt m'a dit... (2005), Le crime est notre affaire (2008) et Associés contre le crime (2011). En complément à cette série, il signe une quatrième adaptation d'un roman de la reine du crime, L'Heure zéro (2007), moins fantaisiste et plus luxueuse, avec un casting de premier ordre : Danielle Darrieux, François Morel, Melvil Poupaud, Chiara Mastroianni, Laura Smet... Ses rares incursions sur d'autres territoires durant cette période, avec les comédies Le Grand Appartement (2006) et Ensemble nous allons vivre une très très grande histoire d'amour (2010), sont loin de retrouver la légèreté et la fraîcheur de ses premiers films ou la fantaisie de ses variations christiennes. Après Associés contre le crime, Pascal Thomas poursuit son exploration des comédies de mœurs françaises avec À cause des filles…? (2017), un film choral avec José Garcia François Morel, Pierre Richard et Rossy De Palma. Le film confirme son goût pour les intrigues légères et les personnages excentriques, tout en saluant la place des femmes dans la société. Malgré un accueil critique mitigé, le réalisateur y déploie une nouvelle fois son art du dialogue et son sens de la mise en scène. En 2024, il signe Le Voyage en pyjama, comédie décalée où il dirige un casting éclectique, mêlant vétérans et nouveaux talents. Le film, tourné en partie en province, rend hommage à l’esprit potache et à la fantaisie qui ont toujours caractérisé son cinéma, tout en explorant les thèmes chers à son œuvre : l’amitié, les quiproquos et la légèreté de vivre. Pascal Thomas y réaffirme sa singularité, entre héritage des comédies classiques et modernité, prouvant que son « nouveau naturel » continue de séduire, même si le public reste moins nombreux qu’à l’époque de ses plus grands succès.