Nicolas Philibert
Personnalité
Réalisateur, scénariste, monteur... : années 1970-2020
Nationalité : France
Naissance : 10/01/1951 - France - Nancy, Meurthe-et-Moselle
Identité
Genre : homme
État civil :
- Nicolas Charles Ernest Philibert
Fonctions : Réalisateur, Assistant réalisateur, Acteur, Scénariste, Producteur délégué, Directeur de production, Cadreur/Opérateur, Monteur, Ingénieur du son, Directeur de la photographie/Chef opérateur, Décorateur, Photographe de plateau, Conseiller artistique, Voix (commentaire), Auteur du commentaire, Collaborateur, Photographe, Annotateur, Auteur, Auteur primaire
Biographie
Formation :
Après avoir étudié la philosophie, Nicolas Philibert débute au cinéma en 1970 comme décorateur et accessoiriste ; il seconde les cinéastes René Allio, Alain Tanner et Claude Goretta. En 1975 il est assistant réalisateur de Allio sur le tournage de Moi, Pierre Rivière, ayant égorgé ma mère, ma soeur et mon frère .Carrière :
Nicolas Philibert, figure majeure du documentaire français, a su imposer un cinéma de l’intime et du réel, où la poésie le dispute à l’engagement. Ses films, souvent primés et toujours salués pour leur humanité, transforment les marges de la société en scènes universelles, révélant la beauté des existences ordinaires.
En 1977, il co-réalise avec Gérard Mordillat un long-métrage documentaire, " La voix de son maître " : des grands patrons y racontent leurs métiers et révèlent les facettes du monde du pouvoir et de la finance. Très attiré par la réalisation de documentaires, il tourne son premier long métrage en 1990 : La Ville Louvre. Dans Le pays des sourds (1992) Philibert raconte le quotidien des personnes atteintes de surdité totale. La moindre des choses (1995) nous introduit en hôpital psychiatrique, le réalisateur porte un regard plein de tendresse sur des malades qui montent une pièce de théâtre. Le grand public découvre vraiment Nicolas Philibert en 2001 avec Être et avoir, qui nous fait découvrir une petite école à classe unique en plein cœur de l'Auvergne. Le film génère presque deux millions d'entrées en salle et remporte le Prix Louis Delluc. En 2006, il revient sur Moi, Pierre Rivière, ayant égorgé ma mère, ma sœur et mon frère, et explique l'œuvre d'Allio dans Retour en Normandie. Dans Nénette (2009), Nicolas Philibert présente au public la femelle orang-outan doyenne de la ménagerie du Jardin des Plantes. En 2013, La Maison de la radio (2012) plonge le spectateur dans les coulisses de Radio France, explorant la diversité des métiers et des voix qui animent ce lieu emblématique, avec une curiosité toujours renouvelée pour les mécanismes de la création collective. En 2017, De chaque instant s’immerge dans les formations d’infirmières, capturant avec justesse les enjeux humains et techniques de l’apprentissage du soin. Le film, salué pour sa délicatesse, confirme son approche unique : un cinéma de l’attention, où chaque détail compte et où l’ordinaire devient universel. Cinq ans plus tard, Sur l’Adamant (2022), premier volet d’un triptyque, s’attache à un centre de jour parisien accueillant des personnes souffrant de troubles psychiatriques. À travers leurs ateliers, leurs échanges et leurs créations, Philibert y célèbre la résilience et la dignité, offrant une œuvre à la fois tendre et politique, primée à Berlin. En 2024 sort successivement sur les écrans les deux derniers volets Averroès et Rosa Paks (2023), documentaire en immersion au sein un pôle psychiatrique parisien, ainsi que La Machine à écrire et autres tracas (id.) accompagnant les patients dans leur quotidien, cette fois à l'extérieur du centre. Par son éclectisme, par le choix de ses sujets, et la manière qu'il a de les traiter, Nicolas Philibert propose une vision très personnelle du monde. Il participe par ses œuvres à la diversité du cinéma et apporte une touche d'originalité à un genre cinématographique habituellement boudé par le public.