Jean-Jacques Annaud
Personnalité
Réalisateur, producteur, scénariste : années 1970-2020
Nationalité : France
Naissance : 01/10/1943 - France - Juvisy-sur-Orge, Seine-et-Oise
Identité
Genre : homme
Fonctions : Réalisateur, Acteur, Scénariste, Dialoguiste, Auteur de l'œuvre originale, Adaptateur, Producteur, Collaborateur à la réalisation, Assistant réalisateur, Auteur, Préfacier, postfacier, Auteur primaire, Auteur secondaire
Biographie
Formation :
Jean-Jacques Annaud entre en 1962 à l'école de Vaugirard, et décroche un BTS de technicien du cinéma. Il réalise ensuite, à 19 ans, son premier court métrage, Les 7 péchés capitaux du cinéaste . Il obtient également une licence de lettres et intègre l'IDHEC, section réalisation, en 1965. En 1966, il rédige des articles sur le cinéma pour Paris-Match , et tourne des courts métrages industriels. Il effectue ensuite son service militaire au Cameroun, en tant que réalisateur au Ministère de l'Information. Il y anime un ciné-club et des émissions radio, tout en réalisant des documentaires touristiques et ethnographiques.Carrière :
Jean-Jacques Annaud, cinéaste français de renommée internationale, est connu pour ses fresques épiques et ses films d'aventure tournés aux quatre coins du monde. Oscarisé dès son premier long-métrage, il a marqué le cinéma avec des œuvres emblématiques telles que La Guerre du feu, Le Nom de la rose et L'Ours.
Fort de son expérience dans la réalisation de films publicitaires et de documentaires, Jean-Jacques Annaud réalise son premier film, La victoire en chantant, en 1976. Cette satire politico-sociale sur les rapports entre les colonialistes blancs et les autochtones d'Afrique en 1915 se solde par un échec commercial. Mais, paradoxalement, le film, rebaptisé Noirs et blancs en couleur, reçoit l'Oscar du meilleur film étranger en 1977. Le succès public viendra avec son deuxième film, Coup de tête (1978-1979), une dénonciation des affaires financières dans le milieu du football sur un scénario de Francis Veber. Annaud a déjà un autre film en chantier. D'après un roman de Rosny Aîné, il réalise en 1981 La Guerre du feu. Film mythique et poétique sur "la lente ascension de l'espèce humaine vers l'humaine condition", et dont la particularité est d'être un film sans dialogue ni voix off. Le succès est mondial, le film est césarisé, Hollywood courtise le metteur en scène. D'après le roman homonyme d'Umberto Eco, il réalise en 1986 un film policier médiéval : Le Nom de la rose, avec Sean Connery dans le rôle principal. Ce plaidoyer pour la liberté d'expression devient un rare exemple de chef-d'œuvre du cinéma ayant répondu immédiatement à la lecture du chef-d'oeuvre littéraire correspondant. Deux ans après, Annaud vient à bout d'un projet datant de 1982, date à laquelle il avait été accepté par le producteur Claude Berri. C'est donc en 1998 que L'Ours sort en salles. Les rôles principaux sont tous joués par des animaux. Annaud est à nouveau plébiscité par le public et la critique. Claude Berri lui donne en 1991 les moyens de réaliser de façon spectaculaire un sujet "intimiste" : L'Amant, d'après le roman de Marguerite Duras. Après un moyen métrage américain sur l'épopée à travers les Andes de Guillaumet, le célèbre pilote de l'Aéropostale (Wings of courage, 1994), Annaud s'installe à Hollywood et réalise en 1997 Seven years in Tibet, avec Brad Pitt en tête d'affiche, puis il s'essaie au film de guerre en tournant Stalingrad en 2001, basé sur la bataille du même nom, avec Jude Law dans le rôle-titre. Il retrouve par la suite l'aventure animalière, réalisant en 2004, Deux frères, récit autour du destin incroyable de deux tigres séparés à la naissance. Après ce succès, Annaud connaît une période moins glorieuse avec Sa Majesté Minor (2006), une comédie mythologique tournée en Espagne, qui reçoit un accueil mitigé. En 2010, il réalise Or noir, une fresque épique sur la découverte du pétrole en Arabie dans les années 1930, qui ne rencontre pas non plus le succès escompté. Le réalisateur rebondit en 2014 avec Le Dernier Loup, adaptation du roman Le Totem du loup de Jiang Rong. Tourné dans les vastes steppes de Mongolie intérieure, ce film marque le retour d'Annaud à ses thèmes de prédilection : la nature et les relations entre l'homme et l'animal. L'œuvre est acclamée dans le monde entier et remporte de nombreux prix. En 2021, Annaud revient sur le devant de la scène avec Notre-Dame brûle, un film-catastrophe retraçant l'incendie de la cathédrale Notre-Dame de Paris en 2019.