James B. Harris

Personnalité

Réalisateur, producteur, scénariste... : années 1950-2000

Nationalité :  Etats-Unis

Naissance :  03/08/1928 - Etats-Unis - New York, New York

Identité

Genre : homme

Fonctions : Réalisateur, Acteur, Scénariste, Producteur, Producteur exécutif

Biographie

Formation :

Mobilisé pendant la guerre de Corée, James B. Harris rejoint l'Army Signal Corps. Il a la charge de réaliser des documentaires.

Carrière :

James B. Harris, producteur et réalisateur méconnu mais influent, a marqué le cinéma avec des films audacieux et engagés, collaborant notamment avec Stanley Kubrick sur des classiques comme Les Sentiers de la gloire et Lolita.
Producteur des premiers films de Stanley Kubrick, James B. Harris est aussi l'auteur de cinq longs métrages, réalisés entre 1964 et 1992. James B. Harris débute sa carrière chez Flamingo Films, société de distribution spécialisée dans la vente pour le cinéma et la télévision. En 1955, un ami lui présente Stanley Kubrick qui souhaite placer son premier film, Fear and desire (1953), alors que, de son côté, le jeune producteur cherche un réalisateur avec qui s'associer. De leurs sept années de collaboration naîtront L'Ultime razzia (1956), Les Sentiers de la gloire (1957) et Lolita (1962). James B. Harris met fin à cette association pendant la préparation de Dr Folamour, et se lance dans la réalisation avec la bénédiction de son ami et mentor. Pour son premier long-métrage, Aux postes de combat (1964), James B. Harris entreprend un audacieux huis-clos psychologique sur fond d'incident militaire et de menace nucléaire. Le film est notamment porté par Richard Widmark, au jeu subtil et aiguisé. Malgré son propos clairement engagé contre la politique menée par les Etats-Unis pendant la guerre froide, le film reçoit un bon accueil. Sept ans plus tard, James B. Harris signe son film le plus personnel, Sleeping beauty (1972). Adapté d'une nouvelle de John Collier, Sleeping beauty est une œuvre onirique et mélancolique sur la passion amoureuse. Projeté à la Quinzaine des réalisateurs à Cannes en 1973, le film restera néanmoins dans l'anonymat, sans trouver son public. Pour ses trois derniers opus, le réalisateur, qui endosse également la casquette de scénariste, plonge dans l'atmosphère poisseuse des polars. A commencer par Fast-Walking (1982), dont Bertrand Tavernier dira dans 50 ans de cinéma américain qu'il est " le seul film américain qui retrouve le ton bouffon, noir, agressivement caustique de Jim Thompson " (auteur du célèbre roman The Killer inside me). James Woods y incarne, tout en nuances et complexités, un gardien de prison qui tente de changer de vie. L'acteur sera cinq ans plus tard la vedette, ainsi que le coproducteur, de Cop (1987). Très librement adapté de Lune sanglante de James Ellroy, le film relate l'histoire d'un flic obsédé jusqu'à la folie par un meurtrier. Enfin, L'Extrême limite (1992) met en scène les itinéraires croisés d'un truand et d'un policier de la brigade financière, interprétés respectivement par Dennis Hopper et Wesley Snipes. Plus récemment, James B. Harris a produit Le Dahlia noir (Brian de Palma, 2006), adaptation du roman éponyme de James Ellroy, avec une pléiade de stars dont Scarlett Johansson, Hilary Swank, Aaron Eckhart ou encore Josh Hartnett.

Filmographie

Longs métrages

Producteur

Acteur

Réalisation

Scénariste

Producteur exécutif

Bibliographie éditoriale

  • Périodique : Positif, mai 1973. Michael Henry, "Le mariage du ciel et de l'enfer"
  • Périodique : Positif, mai 1973. Michel Ciment, "Entretien avec James B. Harris"
  • Site Internet : Entretien avec James B. Harris (Cinémathèque française)