Pierre Blanchar
Interprète : années 1910-1960
Nationalité : France
Naissance : 30/06/1892 - Algérie - Philippeville, (aujourd'hui Skikda), Algérie française
Décès : 21/11/1963 - France - Suresnes, Seine
Personnalité
Identité
Genre : homme
État civil :
- Gustave Pierre Blanchard
Fonctions : Réalisateur, Acteur, Voix (commentaire), Membre du comité de rédaction, Auteur
Biographie
Formation :
Pierre Blanchar suit les cours du Conservatoire d'art dramatique de Paris. Il en sort avec un second prix et trouve tout de suite à s'employer au théâtre.Carrière :
Figure emblématique du charme intellectuel à l’écran, Pierre Blanchar a dominé les années 1920-1930 grâce à son regard inoubliable et à une diction ciselée, incarnant aussi bien des romantiques que des criminels dans des films comme Un Carnet de bal ou L’Affaire du Courrier de Lyon.
Doté d'un visage d'une rare élégance, Pierre Blanchar fait face à la caméra pour la première fois en 1919 (Papa bon cœur). Il ne tarde pas à user d'un regard dont on dira qu'il était "le plus beau regard du monde". Dans les années 20 et 30, il n'a pas de concurrent direct dans le registre qui est le sien : celui de la séduction et du charme. Après avoir fait ses armes au muet dans Jocelyn (L. Poirier, 1922) et Le Capitaine Fracasse (A. Cavalcanti, 1929), il ne rencontre que davantage de succès sous l'ère du parlant. A son regard extraordinaire, fixe et impénétrable, il ajoute une diction ciselée avec une parfaite maîtrise qui donne à son jeu une grande finesse. Très apprécié par le public féminin, il ne cesse de tourner à Berlin, Paris ou Londres dans des rôles de premier plan. Contrairement à Rudolf Valentino ou, plus tard, à Cary Grant, qui donnent souvent l'image de séducteurs "purs et durs", Pierre Blanchar sait composer et fait appel aux ressources de l'intellect en jouant sur l'ambiguïté des expressions du visage. Cela lui vaut d'être aussi bien le romantique Frédéric Chopin que l'assassin Raskolnikov, l'avorteur borgne dans Un Carnet de bal (Julien Duvivier, 1937) ou l'innocent de L'Affaire du Courrier de Lyon (Claude Autant-Lara, 1936). Après la guerre, il troque ses personnages de jeunes premiers pour des rôles plus personnels (Docteur Laënnec, Maurice Cloche, 1948 ; Après l'Amour, Maurice Tourneur, 1947).