Karim Dridi

Personnalité

Réalisateur, scénariste, dir. de la photo... : années 1980-2020

Nationalité :  France

Naissance :  09/01/1961 - Tunisie - Tunis

Identité

Genre : homme

Pseudonyme(s) :

  • K. Dridi

Fonctions : Réalisateur, Scénariste, Dialoguiste, Auteur de l'œuvre originale, Producteur délégué, Directeur de la photographie/Chef opérateur, Photographe de plateau, Producteur, Auteur, Photographe

Biographie

Formation :

A l'âge de douze ans, Karim Dridi réalise son premier film en "super 8". Il tourne plusieurs courts métrages et films d'entreprise avant de réaliser son premier long métrage en 1994.

Carrière :

Figure essentielle du cinéma français contemporain, Karim Dridi s’est imposé par son regard humaniste et sa capacité à révéler la beauté et la fragilité des vies ordinaires, notamment à travers des œuvres comme Bye-bye, Khamsa, Chouf ou, plus récemment, Revivre. Lauréat du Prix de la jeunesse à Cannes, il est reconnu pour sa mise en scène immersive et son engagement en faveur d’un cinéma du réel.
Jusqu'en 1994, Karim Dridi réalise des courts métrages et des documentaires qui lui permettent de travailler la mise en scène et d'affirmer son style : mettre à nu un lieu, un quartier de gens ordinaires. Avec Dans le sac (1987), Karim Dridi place sa caméra à l'intérieur et à l'extérieur d'une boutique de maroquinerie, de façon à mieux en saisir les contrastes. Pigalle (1994), son premier long métrage, nous montre les amours d'une strip-teaseuse et d'un pickpocket dans le quartier nord de Paris. En 1995, sort Bye-bye, l'histoire de deux frères arrivés à Marseille confrontés aux problèmes d'intégration, aux trafics de drogue et aux liens familiaux. La beauté de ce film est récompensée la même année à Cannes par le Prix de la jeunesse. Karim Dridi filme la réalité dans sa beauté comme dans ses plus durs côtés. Ses thèmes de prédilection sont l'immigration, les différences culturelles ou encore les inégalités sociales. Son travail se rapproche du style de Ken Loach, dont il fera un documentaire : Citizen Ken Loach (1996). Hors jeu (1997), prend pour cadre le monde du cinéma et met en scène Arielle Dombasle, Miou-Miou, Michel Galabru et Patrick Bruel. Cuba Feliz (1999) nous montre le charme de Cuba et sa musique légendaire. En 2007, il reçoit un grand succès avec Khamsa mettant en scène, dans une cité marseillaise, les déboires d'un jeune gitan de 11 ans qui s'est échappé de sa famille d'accueil et qui peine à trouver sa place. Il change totalement de registre en réalisant Le Dernier vol (2009), adaptation du roman de Sylvain Estibal avec Marion Cotillard et Guillaume Canet. En 2015, il revient à Marseille avec Chouf, un polar nerveux qui plonge le spectateur au cœur du trafic de drogue dans les quartiers nord. Le film, porté par de jeunes acteurs non professionnels, confirme l’attachement du réalisateur à une mise en scène brute, au plus près du réel, et à la jeunesse en quête de repères. Chouf est salué pour sa tension, sa justesse sociale et son regard sans concession sur la violence urbaine. Karim Dridi continue d’alterner entre fiction et documentaire, fidèle à sa volonté de donner la parole à ceux que le cinéma montre rarement. En 2024, Karim Dridi marque un retour remarqué avec deux œuvres majeures : Revivre et Fainéant.es. Avec Revivre, il s’immerge au cœur du service de réanimation pédiatrique de l’hôpital de la Timone à Marseille, suivant le quotidien de deux familles dont les enfants, Luna et Sélim, attendent un don d’organe. Jour et nuit, le film capte l’engagement sans relâche des parents et l’extraordinaire dévouement des soignants, transformant l’attente et l’angoisse en une véritable ode à la résilience, à l’amour parental et à l’espoir. Dridi, présent auprès des familles durant de longues semaines, filme au plus près l’intimité des gestes, les nuits sans sommeil, les sourires fragiles et les larmes, tout en rendant hommage à la force du service public hospitalier français. Revivre s’impose ainsi comme un documentaire bouleversant, salué pour sa justesse et son humanité. La même année, Dridi propose Fainéant.es, poursuivant son exploration des réalités sociales contemporaines. Ce film, dont la sortie a suscité le débat, s’attache à déconstruire les préjugés autour de la précarité et du travail, en donnant la parole à celles et ceux que l’on stigmatise trop souvent. À travers une mise en scène épurée et des portraits sensibles, Dridi interroge la valeur du travail, la dignité des personnes en marge et la complexité des trajectoires individuelles. Par cette double actualité, Karim Dridi confirme sa place singulière dans le paysage du cinéma français, fidèle à son engagement pour un cinéma du réel, attentif à la beauté et à la fragilité des existences ordinaires.

Filmographie

Courts métrages

Producteur

Scénariste

Longs métrages

Photographe de plateau

Réalisation

Scénariste

Dialoguiste

Directeur de la photographie/Chef opérateur

Producteur délégué

Auteur de l'œuvre originale