Bruno Podalydès
Personnalité
Réalisateur, scénariste, interprète... : années 1980-2020
Nationalité : France
Naissance : 11/03/1961 - France - Boulogne-Billancourt, Seine
Identité
Genre : homme
État civil :
- Bruno Éric Podalydès-Miquel
Fonctions : Réalisateur, Réalisateur seconde équipe, Acteur, Scénariste, Dialoguiste, Monteur, Producteur, Photographe de plateau, Préfacier, postfacier, Auteur, Auteur primaire
Biographie
Formation :
Bruno Podalydes monte des spectacles avec son frère Denis, pour leur famille, dès leur enfance. Après son service militaire, pendant lequel il tourne des films au cinéma des Armées, puis de études en biologie, il obtient une maîtrise d'audiovisuel à Paris VIII-Saint-Denis. Il tourne ses premiers courts-métrages Albert Capon mécanicien (1986), et Le dernier mouvement de l'été (1989) tout en réalisant des films d’entreprise pour Air France dans lesquels il dirige déjà son frère Denis.Carrière :
Bruno Podalydès, figure majeure du cinéma français contemporain, a su imposer un style unique où l’humour absurde, la tendresse et la virtuosité verbale se mêlent à une mise en scène audacieuse, souvent saluée par la critique et le public. Ses films, portés par une troupe d’acteurs fidèles, explorent avec finesse les travers et les rêves des anti-héros modernes, faisant de lui l’un des réalisateurs les plus singuliers de sa génération.
Bruno Podalydès est un réalisateur qui renouvelle le comique français par la cocasserie des situations dans lesquelles ses personnages se débattent. Dès son premier film, Versailles rive gauche (1991), un moyen métrage tourné dans un appartement, il fait preuve d'un talent visuel et verbal. Six ans plus tard, on retrouve les mêmes personnages, Albert en tête (interprété par son frère Bruno), dans Dieu seul me voit (1997). Cette fois-ci, son protagoniste principal, un preneur de son, se perd dans ses indécisions face à trois femmes radicalement différentes. Auteur de ses propres scénarios, tournant avec des acteurs qu'il connaît bien, Podalydès découpe peu ses scènes. Les longs plans-séquence aménagent un espace de liberté propice à l'improvisation. Ses interprètes s'en donnent alors à cœur joie. En 1999, il signe Liberté-Oléron. En 2002, il adapte un classique du roman policier français Le Mystère de la chambre jaune, mettant en scène la plus fameuse des aventures de Rouletabille, interprété par son frère Denis Podalydès. Avec les mêmes acteurs, il adapte le second volet de l'œuvre de Gaston Leroux Le Parfum de la dame en noir (2004), dans lequel Rouletabille se lance dans une enquête liée à sa propre quête d'identité. Il participe en 2005 à l’œuvre collective Paris je t'aime, ou une vingtaine de réalisateurs tournent chacun un film de cinq minutes, illustrant le thème de la rencontre amoureuse dans un quartier de Paris. Son court-métrage Montmartre, traite des deux quêtes essentielles dans la vie d'un parisien : trouver l'amour et trouver une place pour garer sa voiture. Dans le dernier volet de sa trilogie versaillaise Bancs publics (Versailles Rive Droite) (2007), avec Denis Podalydès dans le rôle principal, il met en scène des rencontres, amoureuses, hasardeuses ou magnanimes dans un film choral, avec trois intrigues, amenées à se télescoper. Sélectionné à la Quinzaine des réalisateurs au 65e Festival de Cannes 2012, Adieu Berthe (l'enterrement de mémé) (2011), écrit avec son frère Denis, est une comédie douce-amère, sur un pharmacien (Denis Podalydès) confronté aux préparatifs des funérailles de sa grand-mère. En 2014, il réalise Comme un avion, une comédie où un ingénieur aéronautique, interprété par son frère Denis, tente de construire un avion dans son jardin, entre rêve d’enfance et réalité sociale. Le film, à la fois tendre et absurde, confirme son goût pour les personnages en décalage avec leur époque, portés par une troupe d’acteurs complices. Trois ans plus tard, il adapte la bande dessinée Bécassine ! (2017), transformant l’héroïne naïve en figure moderne, toujours entourée de ses interprètes fétiches, dont Sandrine Kiberlain et Michel Vuillermoz. En 2019, Les 2 Alfred marque un retour à l’écriture originale : deux hommes, l’un riche et l’autre pauvre, se retrouvent liés par un malentendu bureaucratique. Le film, salué pour son écriture ciselée et son humour subtil, est porté par un trio Podalydès (frères)-Kiberlain, révélant une fois de plus son talent pour les dialogues et les situations cocasses. En 2023, Wahou ! explore l’univers d’un père de famille confronté à l’irruption d’un inconnu dans sa vie, mêlant burlesque et émotion, avec une distribution toujours aussi généreuse. En 2024 sort La Petite Vadrouille, une comédie chorale où un chômeur tente de prouver à sa femme qu’il peut s’occuper de leurs enfants, tout en affrontant les absurdités d’une start-up hostile aux parents. On y retrouve, aux côtés de Denis Podalydès et Sandrine Kiberlain, Daniel Auteuil et Dimitri Doré, confirmant son attachement à un cinéma artisanal, drôle et profondément humain.