Jane Campion
Personnalité
Réalisatrice, productrice, scénariste... : années 1980-2020
Nationalité : Nouvelle-Zélande
Naissance : 30/04/1954 - Nouvelle-Zélande - Wellington, Wellington, Île du Nord
Identité
Genre : femme
Fonctions : Réalisateur, Scénariste, Producteur délégué, Producteur, Acteur, Dialoguiste, Directeur de la photographie/Chef opérateur, Monteur, Auteur
Biographie
Formation :
Jane Campion étudie l'anthropologie à Wellington, puis passe quelques années à l'Ecole des beaux-arts de Londres. Peu après, elle intègre l'école australienne de cinéma et de télévision, où elle réalise plusieurs courts-métrages.Carrière :
Pionnière du cinéma féminin, Jane Campion s’impose comme la première réalisatrice à décrocher la Palme d’or avec La Leçon de piano (1993), avant de marquer l’histoire des Oscars en remportant celui de la meilleure réalisation pour The Power of the Dog (2021). Son œuvre, centrée sur l’émancipation des femmes et les passions contrariées, allie audace narrative et sensualité visuelle.
Jane Campion est d'abord remarquée pour ses courts-métrages, dont Peel (1982), qui gagne la Palme d'or dans sa catégorie à Cannes. Son premier long métrage, Sweetie (1989), est une comédie dramatique sur les rapports entre deux sœurs, dont l'une est obèse et plutôt anormale. Remarquée, Jane Campion enchaîne avec Un ange à ma table (1990), qui reçoit un accueil enthousiaste. Ce portrait d'une grande justesse de l'écrivain néo-zélandais Janet Frame, mêlant drame et comédie, rêve et réalité, révèle une cinéaste passionnée par les destins de femmes blessées et recluses. La Leçon de piano (1993), considéré comme son chef-d’œuvre, évoque l'éveil sentimental et sexuel d'une veuve muette. Jane Campion signe là un scénario profondément original et montre, par l'attention qu'elle porte à la photographie et à la musique, son aptitude à décrire avec sensibilité les chemins de la libération de son héroïne. Admirés pour leur audace ou dénoncés pour leur kitsch ennuyeux, ses deux nouveaux hommages à la passion féminine - Portrait d'une femme (1996), adaptation d'Henry James, et Holy Smoke (1999) ne provoquent pas la même unanimité. En 2002 avec In the cut, elle s'essaie au film de genre, le thriller. Ce film, sombre, inquiétant et intense est avant tout un de ses audacieux portraits de femmes, elle y privilégie la sensualité, au détriment de la dimension policière. La cinéaste revient au court métrage avec The Water diary (2005), ou la réalisatrice donne sa vision des objectifs à atteindre pour un monde sans pauvreté, puis participe à Chacun son cinéma (2007), film du 60ème anniversaire du festival de Cannes, dans lequel 35 réalisateurs de renom ont eu toute liberté pour imaginer un film de 3 minutes sur le thème de la salle de cinéma. Jane Campion nous plonge avec brio dans l'Angleterre du XIXe siècle avec Bright star (2008), l'histoire d'amour entre le jeune poète John Keats à quelques mois de sa mort tragique et sa voisine Fanny Brawne. Après la sortie de Bright Star en 2009, Jane Campion marque une pause dans le cinéma pour se consacrer à des projets télévisuels avant de revenir en force avec The Power of the Dog en 2020. Adapté du roman Pouvoir du chien de Thomas Savage, ce western psychologique explore les tensions émotionnelles et sociales au sein d’une famille dans l’Ouest américain des années 1920. Porté par Benedict Cumberbatch, Kirsten Dunst et Kodi Smit-McPhee, le film est salué pour sa mise en scène magistrale et sa photographie somptueuse. Il reçoit douze nominations aux Oscars et permet à Campion de remporter celui de la meilleure réalisation, faisant d’elle la troisième femme à obtenir cette distinction dans l’histoire de l’Académie. Ce long-métrage, diffusé sur Netflix, est considéré comme l’un des sommets de sa carrière.