Yves Mirande

Personnalité

Auteur, scénariste, réalisateur... : 1900-1950

Nationalité :  France

Naissance :  08/05/1876 - Bagneux, Maine-et-Loire, France

Décès :  17/03/1957 - Paris, Seine, France

Identité

Genre : homme

État civil :

  • Anatole Le Querrec
  • Charles Anatole Le Querrec

Fonctions : Réalisateur, Acteur, Auteur de l'œuvre originale, Dialoguiste, Adaptateur, Scénariste, Auteur de l'adaptation française, Intervenant, Auteur, Auteur de l'oeuvre adaptée, Auteur primaire

Biographie

Formation :

Yves Mirande est d'abord journaliste. Il entre au secrétariat d'un ministre et se retrouve sous-préfet. Il démissionne rapidement pour se lancer dans le monde du spectacle. Il débute en écrivant des comédies musicales, dont La Dame en décolleté (1923), des opérettes, notamment Trois Jeunes Filles nues (1925) et des pièces de boulevard, art dans lequel il excelle jusqu'en 1930. Pour lui, le cinéma est le prolongement du boulevard. Il fait partie de la colonie française installée à Hollywood pendant quelques mois, puis revient en France où il collabore avec la Paramount comme directeur artistique.

Carrière :

Une des caractéristiques de la carrière d'Yves Mirande est sa diversité. Il n'est pas un poste dans l'univers du cinéma que l'auteur n'ait pas touché, et il n'est pas toujours évident d'identifier sa contribution réelle à des films. L'année 1935 est exemplaire à ce titre : il apparaît au générique de huit longs métrages. Il signe le scénario et les dialogues de Debout là-dedans d'Henri Wulschleger, il adapte et écrit les dialogues de Princesse Tam-tam d'Edmond T. Gréville, est l'auteur du scénario de Bourrachon . Cette année-là est aussi celle d'un de ses plus grands succès en tant que cinéaste : il coréalise Baccara avec Léonide Moguy, film dont il signe le scénario et les dialogues. Avec ce chef-d'oeuvre, Yves Mirande devient un des piliers du genre de la comédie mondaine. Ce style lui permet d'exploiter en profondeur tous les travers de la vie parisienne. Il témoigne dans ses films de l'esprit et des contradictions de son époque, de l'entre-deux-guerres à l'après-guerre. Yves Mirande se distingue aussi dans les films à sketches. Il réalise une trilogie dans ce style. Dans Café de Paris (1938), Derrière la façade (1939) et Paris-New York (1940), il peint avec un humour corrosif les moeurs de l'époque sur un ton burlesque, avec une teinte d'érotisme. Il excelle dans le mélange des genres pour faire jaillir la comédie mondaine. En 1940, il se lance dans la satire politique en réalisant L'An 40 . Après une unique projection, le film est totalement censuré par le gouvernement de Vichy. Il n'en reste aucune copie. A partir de cette année-là, Mirande renonce à la réalisation. Néanmoins, il participe activement aux dialogues et scénarios de nombreux films. Il écrit notamment des dialogues sur mesure pour Raimu (Le Bienfaiteur , 1942, d'Henri Decoin) et Fernandel (Le Mystère Saint-Val , 1945, de René Le Hénaff). Sa dernière participation au septième art consiste à collaborer aux dialogues d'une nouvelle version des Deux Orphelines (1954) de Giacomo Gentilomo.

Autres activités :

Il publie en 1952 ses Mémoires, Souvenirs .

Filmographie

Courts métrages

Auteur de l'œuvre originale

Adaptateur

Intervenant

Longs métrages

Auteur de l'adaptation française

Adaptateur

Bibliographie éditoriale

  • Périodique : Cinématographe, n° 102, juillet 1984