Aimé Clariond

Personnalité

Interprète : années 1920-1960

Nationalité :  France

Naissance :  10/05/1894 - Périgueux, Dordogne, France

Décès :  31/12/1959 - Neuilly-sur-Seine, Seine, France

Identité

Genre : homme

Pseudonyme(s) :

  • Clariond

État civil :

  • Aimé Marius Clariond

Fonctions : Acteur, Artiste, Voix (commentaire)

Biographie

Formation :

Sa formation s'est faite au fil des tournées de ses parents comédiens. A l'âge de deux ans, il joue dans Le bossu . Arrivé à Paris, il entre au Conservatoire après avoir essuyé trois échecs. De 1921 à 1926, il est pensionnaire au théâtre de l'Odéon.

Carrière :

Comédien de théâtre, Aimé Clariond ne fait ses débuts au cinéma qu'en 1931 dans Les frères Karamazov de Fedor Ozep. Son excellente élocution et sa prestance en font un acteur très demandé. En 1933, il joue dans Belle de nuit de Louis Valray. En 1934, on le retrouve dans Crime et châtiment de Pierre Chenal et Lucrèce Borgia d'Abel Gance. Le plus souvent, Aimé Clariond, en raison de sa taille élancée et d'une chevelure éparse, joue des personnages hautains, méprisants et se fond parfaitement dans des films à costumes. Ainsi le retrouve-t-on dans des mises en scène historiques telles que La Marseillaise (1937) de Jean Renoir, Les disparus de Saint-Agil (1938) de Christian-Jaque ou encore Le comte de Monte-Cristo (1942) de Robert Vernay. L'homme, reconnu, n'arrête plus de tourner et enchaîne un nombre impressionnant de films. C'est pendant l'occupation qu'il tourne le plus, en moyenne dix films par an. Il est l'annonceur cynique des prophéties dans La duchesse de Langeais de Jacques de Baroncelli en 1941. Après guerre, il continue à tourner, notamment avec Sacha Guitry dans Si Versailles m'était conté (1953) qui le met également en scène dans Napoléon (1954) et Si Paris nous était conté (1955). Mais en tant que comédien, il reste plutôt attaché au théâtre.

Autres activités :

Après avoir quitté l'Odéon où il crée des pièces de Romain Rolland ou Jules Romain, Aimé Clariond entre à la Comédie Française dont il restera sociétaire jusqu'à la fin de ses jours. On lui doit la création du Soulier de satin de Paul Claudel et Le Carrosse du Saint sacrement .

Filmographie

Bibliographie éditoriale

  • Périodique : Ciné-Revue, n° 5, 29 janvier 1987