Sessue Hayakawa

Personnalité

Interprète, producteur, réalisateur... : 1910-1960

Nationalité :  Japon

Naissance :  10/06/1889 - Nanaura, Chiba, Kantô, Japon

Décès :  23/11/1973 - Tokyo, Kantô, Japon

Identité

Genre : homme

État civil :

  • Kintarô Hayakawa

Fonctions : Acteur, Intervenant, Auteur de l'œuvre originale

Biographie

Formation :

Fils du président d'une association de pêcheurs, Hayakawa passe son enfance dans le grand port de Chiba. Très jeune, il nourrit une admiration sans limite pour l'amiral Togo, héros de la guerre russo-japonaise ; il envisage de faire carrière dans la marine, mais il échoue au concours d'entrée de l'Ecole navale. Déçu, il tente de se faire hara-kiri. Puis, en 1911, il part pour les Etats-Unis étudier à l'université de Chicago.

Carrière :

Après quelques essais prometteurs au théâtre, Hayakawa débute au cinéma dans trois films du grand réalisateur de cinéma muet, Thomas Ince, qui lui confie notamment un rôle important dans Typhoon (1914). Il se rend célèbre un an plus tard grâce au film de Cecil B. de Mille, Forfaiture (dont le cinéaste français Marcel L'Herbier réalisera le remake parlant en 1937, avec le même acteur et Louis Jouvet). Dans son interprétation d'un Japonais marquant au fer rouge une femme blanche qui l'a trahi, son jeu dépouillé et minimaliste contraste avec l'outrance des grimaces et des gesticulations de mise chez les comédiens du muet. Jusqu'en 1923, il continue de tourner à Hollywood où il devient très populaire et commence à jouer en France où il est l'interprète de nombreux films, parmi lesquels La bataille (1923) d'Edouard Violet. A la fin des années 1920, Hollywood lui procure son premier rôle parlant dans La fille de Fu Manchu . Il fait un détour à Brodway puis revient au cinéma dans une coproduction franco-japonaise réalisée par Max Ophüls, Yoshiwara (1937). Après avoir passé la plus grande partie de la Seconde Guerre Mondiale dans son pays natal, Hayakawa reconquiert le coeur du public américain grâce à Tokio Joe (1949) d'Heisler, dans le quel la Columbia l'a engagé pour donner la réplique à Humphrey Bogart. Il crève l'écran et enchaîne avec Captives à Bornéo (1950) de Jean Negulesco et avec La maison de bambou (1955) de Samuel Fuller. Il obtient la consécration en 1966 au côté d'Alec Guiness dans le film du réalisateur britannique David Lean, Le pont de la rivière Kwaï , dans le rôle du commandant d'un camp de prisonniers.

Autres activités :

Il crée une compagnie avec son épouse, la Haworth Pictures Corporation , qui produit vingt-deux films de 1918 à 1922.

Filmographie

Longs métrages

Acteur

Bibliographie éditoriale

  • Ouvrage : Sessue Hayakawa : the silent drama / Stephen Gong.- New York : Kaya Production, 1997
  • Périodique : Ciné-Revue, n° 45, 5 novembre 1987
  • Périodique : Écran Français (L',) n° 72, 12 novembre 1946
  • Périodique : Films in Review, vol. 27, n° 4, avril 1976
  • Périodique : Films in Review, vol. 27, n° 9, novembre 1976
  • Périodique : Films in Review, vol. 34, n° 6, juin/juillet 1983
  • Site Internet : Sessue Hayakawa photo gallery
  • Site Internet : The Legend : Sessue Hayakawa

Récompenses et nominations

  • 1957 - Meilleure interprétation masculine dans un 2d rôle - NBR - The National Board of Review of Motion Pictures (New York) - The bridge on the river Kwai - Obtenu