Anton Walbrook

Personnalité

Nationalité :  Autriche

Naissance :  19/11/1896 - Vienne (Autriche-Hongrie)

Décès :  09/08/1967 - Graratshausen (RFA - Allemagne)

Identité

Genre : homme

Pseudonyme(s) :

  • Adolf Wohlbrück

État civil :

  • Adolf Wohlbrück
  • Adolph Anton Wilhelm Wohlbrück

Fonctions : Acteur

Biographie

Formation :

Issu d'une famille de comédiens et de saltimbanques (son père est clown dans un cirque), il étudie très tôt le théâtre avec Max Reinhardt.

Carrière :

Adolf Wohlbruck fait ses débuts au cinéma à l'aube du parlant avec un petit rôle dans Trapèze (E.A. Dupont, 1931), puis tourne sous la direction de Ludwig Berger et Raoul Ploquin dans La Guerre des valses (1933) et dans Mascarade de Willi Forst (1934), mais il se révèle véritablement au grand public en 1935, en jouant dans les versions allemande, américaine et française de Michel Strogoff (Richard Eichberg et Jacques de Baroncelli). Juif et homosexuel, il fuit le régime nazi et il se réfugie, lors de l'Anschluss, en Grande-Bretagne où il anglicise son nom en Anton Walbrook. Devenu un acteur reconnu et populaire, il tourne dès lors dans quelques grandes productions d'époque, incarnant notamment le Prince Albert dans La Reine Victoria (Herbert Wilcox, 1937). En 1940, il interprète un mari sadique dans Gaslight de Thorold Dickinson, et joue ensuite dans plusieurs films de guerre de Michael Powell et Emeric Pressburger. Ce sont 49e Parallèle (1941), Colonel Blimp (1943), ou encore Les Chaussons Rouges (1948), qui lui donnent l'occasion d'asseoir une notoriété internationale. Anton Walbrook est à l'aise dans des rôles d'officiers comme d'aristocrates, et allie dans ses films la sobriété et le charme classique du dandy à l'élégance et une certaine ironie un peu distante. Il retrouve Thorold Dickinson en 1948 dans le thriller La Reine des cartes , et, en 1950, Max Ophuls fait appel à lui pour être le meneur de jeu de La Ronde . Julien Duvivier le dirige dans L'Affaire Maurizius en 1953, et il retrouve Ophuls en 1955 pour Lola Montès , dans lequel il interprète Louis II de Bavière. Il incarne l'évêque Cauchon dans Sainte Jeanne (Otto Preminger, 1957) aux côtés de Jean Seberg et John Gielgud, et fait une dernière apparition dans L'Affaire Dreyfus de José Ferrer la même année, se retirant ensuite définitivement des écrans.

Autres activités :

Tout au long de sa carrière, Anton Walbrook effectue quelques incursions sur les planches en Europe, mais également à la télévision, pour laquelle il tourne notamment une version de Laura , d'après Vera Caspary, en 1962.

Bibliographie éditoriale

  • Périodique : Cinéma 67, n° 119, septembre/octobre 1967
  • Périodique : Ciné-Revue, n° 34, août 1967
  • Périodique : Ciné-Revue, vol. 58, n° 5, février 1978
  • Périodique : Film Echo/Filmwoche, n° 65/66, août 1967
  • Périodique : Film Français (Le), n° 1205/1206, août 1967
  • Périodique : Film Weekly, vol. 19, n° 460, août 1937
  • Périodique : Film Weekly, vol. 19, n° 480, décembre 1937
  • Périodique : Filmbulletin, n° 212, juin 1997
  • Périodique : Films and Filming, vol. 24, n° 6, mars 1978
  • Périodique : Films in Review, vol. 18, n° 10, décembre 1967
  • Périodique : Picturegoer, vol. 7, n° 331, septembre 1937
  • Périodique : Picturegoer, vol. 9, n° 466, avril 1940
  • Site Internet : Site de fan (biographie, filmographie)

Récompenses et nominations

  • 1967 - Prix pour l'ensemble de la carrière - Deutscher Filmpreis (Berlin) - Obtenu