Identité
Autres titres :
- Lola Montez (Allemagne, Autriche)
- The Fall of Lola Montes (Grande-Bretagne)
- d'après le roman "La Vie extraordinaire de Lola Montès" (Titre de l’œuvre adaptée)
Type d'oeuvre : Cinéma
Année de sortie dans le pays d'origine : 1955
Date de sortie en France :
- 23/12/1955
Société(s) de production :
Description
Résumé
Lieu(x) de tournage : Nice, Saint-Maurice, Joinville-le-Pont, Grünwald, Grasse, La Colle-sur-Loup, Nice, Var, Monte-Carlo, Paris, Bavière, Bamberg, Pommersfelden, Munich, Carinthie
Date de tournage :
- 28/02/1955
Studio de tournage :
- Studios de la Victorine (Nice)
- Franstudio - Saint-Maurice
- Studios Pathé-Natan (Joinville-le-Pont)
- Bavaria (Geiselgasteig)
Générique
Informations techniques
Métrage : Long
Durée d'origine : 115
Couleur/NB : Couleur
Dans la presse
Citations
Combat
« En dépit de ses surcharges [Max Ophuls] n'a pas osé aller jusqu'au bout, jusqu'à cette outrance qui aurait crevé le mur de la monstruosité pour atteindre le divin. Son mérite, toutefois, c'est de nous livrer une œuvre assez incomplète et assez touffue pour que chacun puisse à son aise s'y vautrer et lui prêter n'importe quelle intention, fût ce même de la philosophie (…). Lola Montès, c'est une gigantesque parade, c'est une de ces pièces montées qui font défiler une ville entière devant la façade d'un pâtissier. On admire peut être, mais si l'on rentre c'est pour manger une tartelette. »
R. M. Arlaud, 02/01/1956
Le Coopérateur de France
« Prouvant au public que le langage cinématographique ne s'arrête pas aux travellings, aux champs contre champs, aux plongées et aux contre plongées, mais au contraire qu'il est inépuisable et fonction du génie du réalisateur, Lola Montès se présente comme une curieuse révolution. La technique cesse d'être technique et devient état d'âme (…). Le film de Max Ophuls (…) est une date cinématographique en ce sens que sa technique cinématographique sera reprise, imitée, galvaudée. C'est ainsi, diable, que se forge le cinéma ! »
François Gault, 21/01/1956
Le Figaro
« Nous sommes tombés d'accord pour admettre que Lola Montès constitue une entreprise neuve, audacieuse et nécessaire, un film très important et qui arrive au moment où le cinéma a le plus urgent besoin de changer d'air (…). Défendre Lola Montès c'est défendre le cinéma en général, puisque toute sérieuse tentative de renouvellement est un bien pour le cinéma et pour le public. »
Jean Cocteau, Roberto Rossellini, Jacques Becker, Christian Jaque, Jacques Tati, Pierre Kast et Alexandre Astruc, 05/01/1956
Le Figaro Littéraire
« Max Ophuls a courageusement joué sa carrière. Il arrive heureusement, même au cinéma, que l'audace paie. Son premier désarroi passé, la foule va peut être se reprendre et comprendre. Comprendre que ce vieux monsieur vient de lui offrir un des chefs d'œuvre les plus jeunes de l'écran. Le brio de sa réalisation n'a d'égal que l'originalité de son inspiration. Ces images délirantes sont orchestrées avec une maîtrise qui ne se dément pas. Ce film n'aura pas coûté trop cher s'il a réveillé le public, arrachant ainsi le cinéma à grand spectacle de son ornière. »
Claude Mauriac, 07/01/1956
Libération
« Lola Montès est, qu'on le veuille ou non, un échec retentissant. Qu'on ne s'y trompe pas : l'avant garde n'est pour rien dans cette aventure, ni l'audace, ni le génie, mais la prétention, le mauvais goût et ce qu'on pourrait appeler la démence des ors et le vertige des escaliers, la volupté de la vision indirecte, l'obsession du vitrail, de la plante verte, de la colonne. Psychologiquement, c'est le triomphe de la platitude, du galimatias et de l'ennui. Artistiquement, c'est nul. Cela revient, confusément, à une conception germanique symboliste de l'univers, avec les défauts du Songe d'une nuit d'été vu par Reinhardt. »
Simone Dubreuilh, 04/01/1956
Le Monde
« C'est sans conteste faire la part belle au paradoxe que de parler du goût de Max Ophuls même indirectement. Six cent quarante huit millions dépensés, des kilomètres de tissus, de rubans et de pellicule, ne feront jamais que ce film nous émeuve, malgré le concours des meilleurs techniciens et beaucoup d'autres appuis. »
H. M., 06/01/1958
Radio Cinéma
« Qu'on aime le cinéma comme art ou qu'on y cherche le divertissement, il n'est pas possible de se refuser à subir les prestiges d'une si éblouissante maîtrise. Éblouissement ? Oui, nos yeux en papillotent encore et notre esprit ne s'arrache pas au plus singuliers des ravissements. »
Jacques Nobecourt, 07/01/1956
Rivarol
« Lola Montès s'est trompée de public, c'était une œuvre qui réclamait les amateurs de Fellini, espérons qu'ils ne l'ignoreront pas. Le film est audacieux, il mérite d'être soutenu malgré quelques défauts, car les défauts attachants sont devenus rares aussi : quant aux qualités… ce sont elles qui ruinent cette production insolite ! »
Gilles Martain, 01/1956
Bibliographie éditoriale
Consultation
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