Claire Nebout

Personnalité

Interprète, productrice : années 1980-2020

Nationalité :  France

Naissance :  20/05/1964 - France - Bourg-la-Reine, Seine

Identité

Genre : femme

Fonctions : Acteur

Biographie

Formation :

Claire Nebout a suivi les cours du Centre International de danse avant de se spécialiser en danse contemporaine. C'est en 1983 qu'elle est remarquée par André Téchiné dans le court métrage Epreuve en double (Renaud Bertrand).

Carrière :

Claire Nebout, figure énigmatique du cinéma français, s’est imposée comme l’interprète privilégiée de rôles ambivalents, mêlant séduction glacée et trouble psychologique, devenant une icône des personnages féminins à la fois fascinants et inquiétants. Son physique androgyne et son jeu subtil ont marqué des films cultes, de la femme fatale au personnage ambigu, toujours à la frontière entre désir et danger.
En 1986, Claire Nebout apparaît dans un premier long métrage, Le lieu du crime (André Téchiné), au côté de Catherine Deneuve et de Wadeck Stanczack, dont elle interprète la petite amie. Elle se démarque dès ce premier film par son physique à la fois séduisant et dur. Par la suite, on la retrouve en femme fatale dans Association de malfaiteurs (Claude Zidi, 1987) : elle y séduit le pire ennemi de son amant, joué par François Cluzet, pour venir en aide à celui-ci. Son côté femme fatale inquiétante est exploité à nouveau par Christopher Frank, dans Spirale en 1987, puis plus tard par Vincent Ravalec qui lui fait incarner une secrétaire de direction torride dans Cantique de la racaille en 1998. Dans Autour du désir (La condanna, Marco Bellocchio, 1990, Ours d'argent au festival Berlin), elle joue une femme qui, enfermée dans un musée avec un homme, vit une folle nuit avec lui puis l'accuse de viol lorsqu'elle apprend qu'il détenait les clés. Les rôles qu'on lui confie sont toujours troublants, comme celui de Miss Hamilton dans Archipel (Pierre Granier-Deferre, 1991), où elle séduit tour à tour sa gouvernante et un jeune étudiant. Enfin, dans Vénus Beauté (institut) (Tonie Marshall, 1999), elle est cliente régulière d'un salon de beauté, où elle a pour habitude de se promener nue. Certains des réalisateurs avec lesquels elle travaille utilisent son côté androgyne, comme Edouard Molinaro dans Beaumarchais l'insolent (1995), où elle incarne le personnage ambivalent du Chevalier d'Eon. En 1999, elle joue dans Regarde-moi (Frédéric Sojcher, inédit) où son jeu subtil renforce l’atmosphère trouble du film. En 2002, elle incarne une femme hostile dans le court-métrage Raisons économiques (Sören Prévost & Patrice Jourdan) confirmant son talent pour les rôles à la psychologie complexe. La même année, elle joue dans Eros Thérapie (Danièle Dubroux) et Un paradis pour deux (Pierre Sisser, inédit), où son allure à la fois sensuelle et distante sert des personnages aux motivations troubles. En 2005, elle se distingue dans Douches froides (2004) de Antony Cordier, où elle campe Mathilde Steiner, une femme dont la présence envoûtante et le détachement glaçant marquent les esprits. Elle retrouve ensuite des rôles tout aussi ambivalents, comme dans On va s’aimer (Ivan Calbérac, 2005) ou Cortex (Nicolas Boukhrief, 2006), où elle incarne une infirmière énigmatique. En 2012, elle surprend dans Dubaï Flamingo (Delphine Kreuter, 2010) en chanteuse mystérieuse, ajoutant une touche de fatalité à son personnage. Spécialisée dans les séries tv, Claire Nebout apparaît une dernière fois au cinéma en 2015 dans Graziella (Mehdi Charef, 2014), aux côtés de Rossy de Palma et Denis Lavant.

Autres activités :

Dans les années 1990, Claire Nebout apparaît régulièrement à la télévision, pour laquelle elle a déjà tourné dans Confidence-confidence (Renaud Bertrand, 1985), puis dans un épisode de la série Coplan en 1988 (Peter Kassovitz). Ensuite, elle participe à de nombreux feuilletons, comme Orages d'été (1989), La Rivière Espérance (1994), Terre violente (1997). Elle a également joué dans quelques pièces de théâtre, en 1989 dans Les Parisiens (Pascal Lambert) et en 1991 dans Brûlez tout , de Lanford Wilson.

Bibliographie éditoriale

  • Périodique : Première, n° 126, septembre 1987
  • Périodique : Revue du Cinéma (La), n° 431, octobre 1987