Judith Godrèche

Personnalité

Interprète, réalisatrice, scénariste... : années 1980-2020

Nationalité :  France

Naissance :  23/03/1972 - France - Paris, Paris

Identité

Genre : femme

Fonctions : Réalisateur, Acteur, Scénariste, Dialoguiste

Biographie

Carrière :

Actrice emblématique du cinéma français, Judith Godrèche s’est imposée par la finesse de ses interprétations et la diversité de ses rôles, alliant comédies, drames et thrillers, en France comme à l’international. Son œuvre témoigne d’une capacité rare à incarner des femmes complexes avec justesse et modernité.
Judith Godrèche fait une brève apparition dans Les mendiants, de Benoît Jacquot, en 1986. Elle obtient ensuite un petit rôle dans Les saisons du plaisir, de Jean-Pierre Mocky. C'est grâce à Jacques Doillon qu'elle sort de l'anonymat (La fille de quinze ans, 1989), dont elle écrit une partie du scénario. Déjà étonnamment mature, elle donne à l'adolescente qu'elle interprète la gravité d'un adulte. Que ce soit en boulangère qui rêve de partir aux Etats-Unis (Un été d'orages, Charlotte Brandstrom, 1989) ou en jeune fille insouciante (Sons, Alexander Rockwell, id.), ses rôles suivants ne lui permettent pas de donner toute la mesure de son talent. Elle s'impose à l'écran en jouant Beth, son premier grand rôle, dans La désenchantée (Benoît Jacquot, 1990), avant d'être choisie par la nouvelle génération des cinéastes français (Paris s'éveille, Olivier Assayas, 1991) : sous les traits d'une jeune camée et dépravée, elle brise son image de petite fille modèle. Elle acquiert une renommée internationale avec Ridicule (Patrice Leconte, 1996) et Beaumarchais, l'insolent (Edouard Molinaro, id.). Plus récemment, elle connaît un succès public et critique grâce à son interprétation d'une jeune bourgeoise coincée dans L'auberge espagnole (Cédric Klapisch, 2002). En 2004, elle enchaîne avec plusieurs films entre comédie et drame : Tu vas rire, mais je te quitte, Tout pour plaire, et Papa. En 2007, on la retrouve dans J'veux pas que tu t'en ailles (2006) de Bernard Jeanjean et Home Sweet Home (2007) de Didier Le Pêcheur. Elle tient le rôle principal féminin dans la comédie de mœurs Fais-moi plaisir ! (Emmanuel Mouret, 2008), tout en apparaissant dans le drame historique Albert Schweitzer (Gavin Millar, 2009). En 2008, elle signe son premier film en tant que réalisatrice et scénariste avec Toutes les filles pleurent, qui reçoit des critiques mitigées. Elle joue ensuite dans deux comédies populaires : Potiche (François Ozon, 2009) et Holiday (Guillaume Nicloux, 2010). Elle poursuit la même année avec Low Cost de Maurice Barthélemy et L'Art d'aimer d’Emmanuel Mouret. À partir de 2012, Judith Godrèche commence à tourner davantage à l'international tout en poursuivant des rôles en France. Elle participe au thriller psychologique Stoker (Park Chan-wook, 2012). Elle est également présente dans la comédie dramatique Chez nous c'est trois ! (Claude Duty, 2012). Plus récemment, elle joue dans The Climb (2018), une comédie dramatique américaine, et apparait dans Under the Eiffel Tower (Archie Borders, 2018) ainsi que The Overnight (2015), une comédie délirante et sensuelle de Patrick Brice avec Jason Schwartzman et Adam Scott. À la suite de « l’affaire Benoit Jacquot », Judith Godrèche présente à Cannes Moi aussi (2024), un court métrage remarqué sur la libération de la parole face aux abus sexuels.

 

Autres activités :

Judith Godrèche fait quelques incursions à la télévision (Le rouge et le noir , Jean-Daniel Verhaegue, 1997) et au théâtre (Three tall women , Edward Albee, 1996 ; I ought to be in pictures , adapté par Michel Blanc en 1997). Elle met également en scène le one-man show de Danyboon, son compagnon à la ville.

Bibliographie éditoriale

  • Périodique : Cahiers du Cinéma (Les), n° 437, novembre 1990
  • Périodique : Mensuel du Cinéma (Le), n° 16, avril 1994
  • Périodique : Positif, n° 435, mai 1997
  • Périodique : Première, n° 150, septembre 1989
  • Site Internet : Page sur Ecran Noir

Liens familiaux

Marié(e) à :