Joseph Cross, contremaître, reçoit sur le chantier qu’il supervise un appel téléphonique. Il prend sa voiture et part. Il laisse un message à quelqu’un, lui disant qu’il part pour l’hôpital et qu’il en aura pour une heure. Il appelle son fils, qui l’attendait pour un match de football, pour lui dire qu’il ne rentrera pas ce soir. Il appelle sa femme, lui donne la même excuse. Puis son associé, à qui il transmet la responsabilité du chantier de demain, un coulage de béton pour poser les fondations d’un gratte-ciel. Il reçoit l’appel d’une femme, Isabelle, qui semble prête à accoucher. Il appelle sa femme et lui raconte la vérité : une nuit, il a une aventure avec une assistante. Celle-ci est enceinte, et il veut être présent à la naissance de l’enfant et le reconnaître - d’autant que l’accouchement est à risque. Cross appelle son patron, et lui dit qu’il délègue à son second sa responsabilité. Furieux, celui-ci va en parler au client à Berlin. Il rappelle : Cross est licencié. Cross dialogue avec son père, récemment décédé, qu’il exécrait : il ne veut pas fuir sa responsabilité comme lui l’aurait fait. Il essaye d’échanger avec sa femme, qui refuse de lui parler, et convainc Isabelle d’enclencher la péridurale. Son associé se débrouille pour vérifier l’aspect technique du chantier de demain, mais Cross doit appeler lui-même un adjoint à l’urbanisme. Sa femme lui demande de quitter la maison. Il reçoit un appel : son fils est né. Il s’arrête au feu vert juste avant l’hôpital.