Vincent Lindon
Personnalité
Interprète, réalisateur, scénariste : années 1980-2020
Nationalité : France
Naissance : 15/07/1959 - France - Boulogne-Billancourt, Seine
Identité
Genre : homme
État civil :
- Vincent Alfred Fernand Lindon
Fonctions : Réalisateur, Acteur, Voix (doublage), Voix (commentaire), Dialoguiste, Scénariste, Coproducteur, Producteur associé, Adaptateur, Auteur
Biographie
Formation :
Issu d'un milieu bourgeois, Vincent Lindon part aux Etats-Unis en 1979 pour travailler dans la production musicale. Deux ans plus tard, de retour en France, il est régisseur des tournées de Coluche. Pendant un an, il est journaliste au Matin et s'inscrit au Cours Florent.Carrière :
Vincent Lindon est l'un des acteurs majeurs du cinéma français contemporain, reconnu pour son engagement profond dans des rôles incarnant les difficultés sociales et humaines avec une intensité rare.
Vincent Lindon débute au cinéma en 1983 dans Le faucon de Paul Boujenah, mais c'est un rôle court qui le révèle au grand public, celui du policier mélomane de 37°2 le matin (1985) de Jean-Jacques Beineix. Puis il compose un faux gentil chargé de séduire Sigourney Weaver avant de chercher à l'éliminer dans Escort Girl (1986) de Bob Swaim. Petit ami de Sandrine Bonnaire dans Quelques jours avec moi (1987) de Claude Sautet, il est poussé au crime par la jalousie. Mais en 1988, L'étudiante de Claude Pinoteau lui réserve un rôle d'amoureux romantique face à Sophie Marceau. Il tourne ensuite sous la direction de Claude Lelouch dans Il y a des jours... et des lunes (1989) où il est le restaurateur puis dans La belle histoire (1991) et Tout ça pour ça (1992). S'il renoue avec le danger pour Netchaiev est de retour (1990) de Jacques Deray, son duo avec Gérard Darmon se révèle plein de poésie et d'humour dans Gaspard et Robinson (id.) de Tony Gatlif. Sa vulnérabilité aux emplois ambivalents, entre violence et tendresse, lui prête souvent des rôles de rêveur, d'artiste, d'adolescent ou de raté. Dans La crise (1992) de Coline Serreau, il interprète un cadre victime d'un licenciement économique. A l'inverse, Ma petite entreprise (1999) de Pierre Jolivet le plonge au cœur d'une comédie noire où, révolté et volontaire, il tente le tout pour le tout afin de sauver sa menuiserie de la faillite. Vincent Lindon poursuit une carrière brillante, mêlant drames sociaux, films d'auteur et œuvres populaires. En 2004, il tourne dans La Moustache d'Emmanuel Carrère, où il explore une quête identitaire troublante. Il collabore fréquemment avec Stéphane Brizé, incarnant des personnages engagés et profondément humains, notamment dans Mademoiselle Chambon (2008), Quelques heures de printemps (2011), La Loi du marché (2014) qui lui vaut le prix d'interprétation masculine à Cannes en 2015, puis En guerre (2017) et Un autre monde (2020), portraits saisissants d'un homme face aux défis du monde ouvrier et économique. Parallèlement, Lindon s'impose dans des rôles variés et exigeants : il incarne un mentor dans Augustine (2011) d'Alice Winocour, un acteur confronté aux complexités sociopolitiques dans Welcome (2008) de Philippe Lioret, et un chef d'entreprise dans Le Coût de la vie (2002) de Philippe Le Guay. Il prête également sa voix à l'animation dans L'Île aux chiens (2017) de Wes Anderson, montrant sa polyvalence. En 2016, il tient le rôle-titre dans Rodin de Jacques Doillon, participant à une relecture intime du célèbre sculpteur. Lindon confirme son engagement artistique avec des choix audacieux, notamment en se portant acteur principal dans Titane (2020) de Julia Ducournau, Palme d’or à Cannes, film où il embrasse une cinématographie contemporaine et radicale. Récemment, il continue sa collaboration avec des cinéastes reconnus comme Claire Denis, avec laquelle il tourne dans Les Salauds (2012) et Avec amour et acharnement (2021), ce dernier distingué à la Berlinale. Fidèle à sa démarche, il travaille de nouveau avec Xavier Giannoli pour L'Apparition (2017), témoignant de sa stature majeure dans le cinéma français contemporain. Il reste fidèle à ses engagements avec Comme un fils (2023) de Nicolas Boukhrief, où il incarne Jacques Romand, un professeur désabusé qui tente de sauver un jeune adolescent rom délinquant, dans un récit social dense et réaliste qui rappelle les films des frères Dardenne. Avec Le Choix (Gilles Bourdos, 2024), Jouer avec le feu (Delphine et Muriel Coulin, id.) et L'Enigme Velasquez (Stéphane Sorlat, id.), Vincent Lindon continue d’explorer des personnages complexes dans des films aux thématiques variées, mêlant suspense, drame et jeux psychologiques.