Identité
Autres titres :
- Jack le noir (Titre parallèle)
Type d'oeuvre : Cinéma
Année de sortie dans le pays d'origine : 1949
Date de sortie en France :
- 20/10/1950
Numéro RCA / VISA : 9236
Société(s) de production :
Description
Résumé
Genre : Fiction
Genre(s) précis : Film d'aventures
Générique
Informations techniques
Métrage : Long
Durée d'origine : 106
Couleur/NB : Noir et blanc
Dans la presse
Panorama critique
Lors de sa sortie, les critiques françaises ne sont pas tendres : Radio Cinéma Télévision reprend consciencieusement les arguments publicitaires, sans qu’on sache si une certaine ironie se cache derrière ce tribut : « C’est un film réalisé avec de grands moyens. La publicité annonce qu’on utilisa un cargo, une vedette rapide, deux goélettes, une flotte de petits voiliers mais on n’a jamais l’impression d’une exposition du Musée de la Marine ». Citant les mêmes publicités, un autre indique, lapidaire : « Le résultat ? Un prétentieux, un exorbitant navet ».
Dans le même ordre d’idée, François Timmory constate dans L’Écran français : « En temps de restrictions alimentaires, il se trouve toujours des cuisiniers capables d’accommoder le topinambour à la façon d’un fond d’artichaut et de confectionner de la mayonnaise sans huile ni œuf. S’ils sont vraiment très habiles, votre palais s’y trompera peut-être, mais votre estomac point : le repas se supporte, c’est la digestion qui est mauvaise… Non, décidément, par quelque bout qu’on le prenne, le film est insoutenable… ». Et François Chalais renchérit dans Le Parisien libéré : « [Ce n’est] pas un film [mais] une combinaison pour monter une affaire de films, nuance… De ce Black Jack sans intérêt retenons seulement le beau travail d’A. Thomas et la musique de Joseph Kosma », tandis que, quoique mesurée, Les Nouvelles littéraires souligne les conséquences néfastes de cette « combinaison » : « L'intérêt de Black Jack réside surtout dans le fait que l'on a tenté là un essai de production quadripartite… Le film a été tourné en extérieurs aux Baléares et, en studio, à Madrid et à Paris. L'équipe technique est française. Les comédiens sont anglais, et américains. Le résultat est naturellement hybride ».
Et c’est en Belgique (Le Soir de Bruxelles) qu’il faut aller chercher une critique favorable – trop pour être honnête : « Il [le cinéma] doit capter l'agitation intérieure des êtres qu'il met en scène ; il doit multiplier les heurts et conflits invisibles, et l'art de Julien Duvivier triomphe dans cette part dynamique du 7e art qui vise avant tout à déplacer des lignes, qui cherche l'intensité dans la violence, voire dans les paroxysmes ».
(Yves Desrichard, 2001)
Bibliographie éditoriale
Versions du film
Type de version :
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