Marcel Dalio

Personnalité

Interprète : années 1920-1980

Nationalité :  France

Naissance :  23/11/1899 - France - Paris, Seine

Décès :  18/11/1983 - France - Paris, Paris, Ile-de-France

Identité

Genre : homme

Pseudonyme(s) :

  • Dalio

État civil :

  • Marcel Benoît Blauschild
  • Moshe Marcel Blauschild

Fonctions : Acteur, Auteur de l'œuvre originale, Auteur

Biographie

Formation :

Marcel Dalio fait un bref passage par le Conservatoire d'art dramatique en 1916 avant de partir pour les tranchées. De retour à Paris, il passe dans les revues de cabaret et au music-hall. Il se fait remarquer au théâtre dans Les temps difficiles (1935) d'Edouard Bourdet en jouant le rôle d'un dégénéré, à demi-fou.

Carrière :

Ses cheveux bruns, son teint mat, son nez saillant, son regard de côté, son agitation et son bagout de camelot valent à Marcel Dalio de jouer les salauds dans de nombreux films. Il est la petite frappe qui se fait dérouiller par le légionnaire Gabin dans Pépé le Moko (1936) de Julien Duvivier, pour la plus grande joie du public français. Mais cette " gueule " n'est pas l'homme d'un seul rôle, notamment grâce à Jean Renoir qui lui propose d'incarner le juif de bonne famille qui accompagne Jean Gabin lors de son évasion dans La grande illusion (1936). En pêcheur fou d'amour pour une fille de joie, interprétée par Viviane Romance, il incarne une figure tendre dans La maison du Maltais (1938) de Pierre Chesnal. L'aristocrate décadent et libertin de La règle du jeu (1939) de Jean Renoir est un de ses plus grands rôles. Réfugié aux Etats-Unis pendant la Seconde Guerre mondiale, il est accueilli par Hollywood qui lui propose des petits rôles. Il est croupier dans Shangaï Gesture (1941) de Josef von Sternberg, gendarme français dans Le chant de Bernadette (1943) d'Henry King, côtoie Humphrey Bogart dans Casablanca (1942) de Michael Curtiz et dans Le port de l'angoisse (1944) d'Howard Hawks, autant de modestes emplois qu'il joue avec une application remarquée. De retour en France, celui qui a perdu toute sa famille dans les camps de concentration ne retrouve malheureusement, de son propre aveu, que des rôles " de fou, de demi-fou, ou de quart de fou ". Il est le maquereau de Dédée d'Anvers (1947) d'Yves Allégret ou bien un tueur fou, injuriant tout le monde, dans Les amants de Vérone (1948) d'André Cayatte. Hollywood, qui ne l'a pas oublié, l'appelle encore souvent. Il est employé par des réalisateurs prestigieux comme Curtis Bernhardt (La veuve joyeuse , 1952), Henry King (Les neiges du Kilimandjaro , 1952), Howard Hawks (Les hommes préfèrent les blondes , 1953), Richard Thorpe (Contrebande au Caire , 1957), ou encore John Ford (La taverne de l'Irlandais , 1963). La soixantaine venue, il choisit de vivre à Paris, et ses compatriotes le retrouvent. De Broca le fait tourner dans Cartouche (1961) puis dans Un monsieur de compagnie (1964). Ce brillant second rôle retrouve la comédie comme aux premiers temps de sa carrière avec Les aventures de rabbi Jacob (1973) de Gérard Oury, Ursule et Grelu (id. ) de Serge Korber, ou encore L'aile ou la cuisse (1976) de Claude Zidi. En 1977, le réalisateur Paul Barge lui offre dans Le paradis des riches son dernier grand rôle, celui d'un petit vieux tout rabougri et malicieux.

Autres activités :

Au théâtre, Marcel Dalio interprète notamment Les tricheurs , Les temps difficiles (pièce qui lui ouvre les portes des studios), Le corsaire , Tartuffe et Par-dessus bord . Pour la télévision, il joue principalement dans Olivier Twist (1962) de J.P. Carrère, dans Les compagnons d'Eleusis (1974) de Claude Grinberg, et dans La Famille Cigale (1977) de J. Pignol.

Filmographie

Longs métrages

Acteur

Auteur de l'œuvre originale

Bibliographie éditoriale

  • Ouvrage : Mes années folles / Dalio ; récit recueilli par Jean-Pierre de Lucovich, collection : Ramsay Poche Cinéma, Paris : Ramsay, 1986 .
  • Périodique : Avant-Scène Cinéma (L'), n° 319-320, janvier 1984
  • Périodique : Cinéma, n° 301, janvier 1984
  • Périodique : Cinématographe, n° 46, avril 1979
  • Périodique : Cinématographe, n° 95, décembre 1968
  • Périodique : Ciné-Revue, n° 48, 26 novembre 1987
  • Périodique : Ecran, n° 68, avril 1978
  • Périodique : Image et Son, n° 301, décembre 1975

Liens familiaux

Marié(e) à :