La Mariée était en noir

Film

François Truffaut

Année de production :  1967

Pays de production : France

Identité

Autres titres :

  • The Bride Wore Black (Titre de l’œuvre adaptée)

Type d'oeuvre : Cinéma

Année de sortie dans le pays d'origine : 1968

Date de sortie en France :

  • 17/04/1968

Numéro RCA / VISA : 33254

Classification :

  • Tous publics - 05/01/1968

Langue : Dialogue : Français

Description

Résumé

Le jour de ses fiançailles, un jeune homme reçoit la visite d'une mystérieuse jeune femme, Julie, que personne ne semble connaître. Julie attire le garçon sur le balcon et le pousse dans le vide. Julie disparaît tandis que les invités se précipitent autour du cadavre. Quelque temps après, un célibataire timide et solitaire, ' modeste employé de bureau dans une ville alpine, reçoit une invitation pour un concert. Dans sa loge, il est bientôt rejoint par Julie qui se laisse inviter chez lui le lendemain soir. Elle arrive dans la petite chambre avec une bouteille d'alcool. Le petit employé, que l'aventure éblouit, se laisse griser et souffre de douleurs atroces : il a été empoisonné par Julie. Avant qu'il n'expire, Julie lui rappellera qu'il faisait partie des cinq hommes qui tuèrent son mari, David, à la sortie de la cérémonie nuptiale. La prochaine victime de sa vengeance est un riche industriel vaniteux et ambitieux. Julie fait partir sa femme grâce à un faux télégramme qui l'envoie au chevet de sa mère et laisse son mari seul avec son fils. Julie se fait alors passer pour l'institutrice de l'enfant et feint de venir les aider à la demande de sa mère. A la fin de la soirée, une fois le petit garçon couché, Julie enferme l'industriel dans un réduit où celui-ci ne tardera pas à périr étouffé, malgré ses supplications et ses explications : en effet, la mort de David avait été accidentelle. Les cinq amis étaient de joyeux célibataires qui se réunissaient pour boire, jouer ou chasser. C'est en jouant avec une arme que le coup est parti. Après l'accident, ils décident de ne plus se revoir. Insensible, Julie poursuit sa vengeance. Elle retrouve sa quatrième cible : un négociant marron en voitures d'occasion. Mais au moment où elle va le tuer, celui-ci est arrêté par la police. Elle se rend alors chez le dernier, peintre parisien à la mode, et se fait engager comme, modèle. Julie pose en Diane, l'arc et la flèche à la main. Le peintre tombe follement amoureux de Julie qui a du mal à persévérer dans ses intentions meurtrières. Dans une soirée chez le peintre, elle rencontre un ami de sa première victime qui la reconnaît sans pouvoir la situer exactement. Celui-ci découvrira trop tard son identité : pendant la dernière séance de pose, la flèche de Julie a transpercé le coeur du peintre. Julie se laisse enfin arrêter par les policiers. pour rejoindre le dernier survivant dans sa prison. Et au cours d'une distribution de soupe, Julie le poignarde à l'aide d'un couteau volé aux cuisines.

Genre : Fiction

Genre(s) précis : Drame, Thriller

Forme de l'oeuvre adaptée : Roman

Lieu(x) de tournage : Nice, Paris, Etampes, Cannes, Le Chesnay

Date de tournage :

  • 16/05/1967 - 24/07/1967

Studio de tournage :

  • Studios de la Victorine (Nice)

Générique

Réalisation :

Écriture :

Musique :

Équipe technique :

Production - Distribution :

Interprétation :

Informations techniques

Métrage : Long

Durée d'origine : 107

Couleur/NB : Couleur

Sonore/muet : Sonore

Dans la presse

Citations

Le Canard enchaîné
« François Truffaut a méticuleusement, avec infiniment d’intelligence et d’astuce, adapté ce roman série noire, il l’a aussi fait interpréter par des acteurs de premier choix. »
Michel Duran, 24/04/1968

Combat
« (…) fidèle à son amour d’un cinéma de facture classique, Truffaut l’annonce par le choix d’un montage images-sons expressif, accompagné d’une utilisation concertée de la musique, et des variations voulues de l’intensité de la lumière. Le fait que le film soit en couleurs rend ces procédés encore plus évidents, les dominantes bleues ou ocres n’étant jamais le résultat d’un hasard, mais plutôt le fruit d’une décision élaborée. »
Henry Chapier, 18/04/1968

Le Coopérateur de France
« Ce que François Truffaut a voulu confier à travers l’histoire de ces hommes et de cette femme n’est pas toujours facile à discerner. Son film ne manque pas de clarté : il pêche par discrétion, par timidité. »
François Gault, 11/05/1968

La Croix
« Le cinéaste affirme avoir lu, passionnément, le roman d’Irish vers 1950 et quelque. C’était le temps, aussi, où j’admirais le même ouvrage. Seulement, au spectacle du film, j’ai eu le sentiment, désagréable, que ça ne collait pas du tout. Et nullement sur des points de détails : tout traducteur, donc tout scénariste, est un traître, c’est bien connu. Mais parce que Truffaut a totalement négligé ce pour quoi le livre avait été écrit, la petite phrase qui figure à la page 183 (…) : “C’est une coïncidence qui ne se renouvellera pas sans doute au cours de milliers d’années à venir…” Et cette “coïncidence”-là (…) c’était la morale du livre, donc tout le livre. »
Jean Rochereau, 26/04/1968

L’Express
« Dans La Mariée était en noir, deux films se superposent (…)
[Le] premier film un peu froid, méticuleusement agencé, c’est l’image qui le conte. Le second film, c’est l’intime confession de trois hommes qui, en trois remarquables monologues, disent les tourments de leurs ambitions secrètes et de leurs rêves inavoués (…)
Malheureusement, ces deux films superposés sont parallèles : ils ne se rejoignent jamais. L’un rêve de Hitchcock et l’autre, de Renoir. »
Pierre Billard, 21/04/1968

Le Figaro
« Vous me direz que la mariée est bien troublante et bien drôle dans le noir. Vous me direz que Irish n’est pas trahi. Mais il manque la vraie violence de Hawks, la sauvagerie d’Aldrich, cette force barbare qui fait les grands films noirs américains. »
Henri-François Rey, 09/04/1968

Le Figaro
« Sur le plan technique, François Truffaut semble avoir atteint le point de maturité. Son style est maintenant défini. Sa démarche sûre. »
Louis Chauvet, 20/04/1968

France-soir
« Le talent de Truffaut est d’avoir réussi à ménager tout à coup une minute de tendresse et d’émotion au milieu de tous ces crimes, entre deux images montrant soit un gigantesque couteau de cuisine, soit la maladresse d’une criminelle au tir à l’arc. »
Monique Fleury, 18/04/1968

L’Humanité
« Film commercial, peut-être, film de commande ou de nécessité, mais loin d’être déshonorant, facile ou raté. Une pointe d’humour, deux brins d’ironie, trois branches de savoir-filmer… Un plaisir à prendre en passant… »
Samuel Lachize, 17/04/1968

L’Humanité-dimanche
« François Truffaut vient (…) avec La mariée était en noir, tiré du roman de l’écrivain américain William Irish, de réaliser sans doute le premier film authentiquement « hitchcockien » du cinéma français. »
François Maurin, 28/04/1968

Les Lettres françaises
« (…) en négligeant même ces scories et en faisant abstraction d’un défaut plus grave encore, la photo de Raoul Coutard aussi saturée et aussi clinquante que lorsqu’il travaille pour Godard, on peut dire que La Mariée, quelles que soient les qualités de Truffaut (…) et quelles que soient les intentions, reste un demi-échec, dû, pour une grande part, à l’hésitation perpétuelle que montre Truffaut dans le choix d’un parti pris. »
Tristan Renaud, 22//04/1968

Le Monde
« (…) on pourrait ici répéter en parlant de Truffaut ce que celui-ci écrivait à propos d’Hitchcock [dans Le Cinéma selon Hitchcock, Robert Laffont, 1966] : “sa personnalité d’« auteur » s’exprime “par la qualité dramatique des cadrages, par la manière réellement unique de distribuer les regards, de simplifier les gestes, de répartir les silences dans le cours du dialogue… par l’art enfin de nous conduire d’une émotion à une autre au gré de sa propre sensibilité”. »
Cité par Jean de Baroncelli, 20/04/1968

Le Nouvel observateur
« On pense, bien sûr, à Noblesse oblige, de Robert Hamer : enfilade de crimes plus abracadabrants les uns que les autres accomplis avec la même méticulosité froide que la mariée de Truffaut. Mais l’humour de Truffaut n’a rien à voir avec l’humour anglais ; et c’est à ce détour que La Mariée était en noir cesse d’être un exercice de style hitchcockien pour devenir un vrai film de Truffaut. On y retrouve sa marque : la tendresse. »
Jean-Louis Bory, 17/04/1968

 

Récompenses et nominations

  • 1969 - Meilleur film étranger - NBR - The National Board of Review of Motion Pictures (New York) - Obtenu

Bibliographie éditoriale

  • Ouvrage : An analysis of the hitchcockian influences on the film "La mariée était en noir" by François Truffaut / by Paul J. Davies ; supervisor Robert Ingram, [s.d.]
  • Ouvrage : Screen-Play : Derrida and film theory / Peter Brunette and David Wills. - Princeton : Princeton Univ. Press, 1989
  • Périodique : Amis du film et de la TV (Les), n° 22, janvier 1975
  • Périodique : Cahiers du Cinéma (Les), n° 202, juin 1968
  • Périodique : Cahiers du Cinéma (Les), n° 366, décembre 1984
  • Périodique : Casablanca, n° 38, février 1984
  • Périodique : Ciné-Club Méditerranée, n° 5, septembre 1968
  • Périodique : Cinéma 67, n° 121, décembre 1967
  • Périodique : Cinéma 68, n° 129, octobre 1968
  • Périodique : Cinéma 81, n° 267, mars 1981
  • Périodique : Cinématographe, n° 068, juin 1981
  • Périodique : Cinématographe, n° 126, janvier 1987
  • Périodique : Cinémonde, n° 1702, n° 18 juillet 1967
  • Périodique : Cinémonde, n° 1722, 5 décembre 1967
  • Périodique : Cinémonde, n° 1741, 16 avril 1968
  • Périodique : Ciné-revue, n° 17, 25 avril 1968
  • Périodique : Ciné-revue, n° 31, 3 août 1967
  • Périodique : Ciné-revue, n° 49, 7 décembre 1967
  • Périodique : Daily Cinema (The), n° 9557, août 1968
  • Périodique : Dirigido por..., n° 120, juin-juillet 1984
  • Périodique : Dirigido por..., n° 129, octobre 1985
  • Périodique : Film français (Le), n° 1242, 26 avril 1968
  • Périodique : Films and Filming, vol. 15, n° 1, octobre 1968
  • Périodique : Jeune cinéma, n° 31, mai 1968
  • Périodique : Journal of Film and Video, vol. 49, n° 3, automne 1997
  • Périodique : Kine Weekly, n° 3173, août 1968
  • Périodique : Listener (The), vol. 118, n° 3028, 10 septembre 1987
  • Périodique : Literature / Film Quarterly, vol. 1, n° 3, été 1973
  • Périodique : Monthly Film Bulletin, vol. 35, n° 416, septembre 1968
  • Périodique : Motion Picture Herald, vol. 238, n° 31, 31 juillet 1968
  • Périodique : Positif, n° 97, juillet 1968
  • Périodique : Revue du Cinéma (La) / Image et son, n° 203, mars 1967
  • Périodique : Revue du Cinéma (La) / Image et son, n° 221, novembre 1968
  • Périodique : Sight and sound, vol. 36, n° 4, octobre 1967
  • Périodique : Sight and sound, vol. 37, n° 4, octobre 1968
  • Périodique : Sight and sound, vol. 38, n° 2, avril 1969
  • Périodique : Skrien, vol. 34, n° 5, juin-juillet 2002
  • Périodique : Technicien du film (Le), n° 140, 15 juillet 1967
  • Périodique : Téléciné, n° 141, avril 1968
  • Périodique : Téléciné, n° 142, mai 1968
  • Périodique : Travelling, n° 18, octobre 1967
  • Périodique : Unifrance Film - La Production Cinématographique Française, n° 60, novembre 1967
  • Périodique : Variety, 24 avril 1968
  • Site Internet : "La Mariée était en Noir" et "Kill Bill" : Deux films étroitement liés ? Dossier présenté par le site Tarantino Fiction
  • Site Internet : Analyse du film proposée par le Ciné-club de Caen

Versions du film

Type de version :

  • Version étrangère / Version doublée - La Mariée était en noir - Espagnol

Consultation

Lieux de consultation du film et conditions d'accès :

  • La Cinémathèque française (Bibliothèque) - Accès libre
  • CNC (Bois d'Arcy) - Sur rendez-vous

Collections liées