La Mariée était en noir
Film
Identité
Autres titres :
- The Bride Wore Black (Titre de l’œuvre adaptée)
Type d'oeuvre : Cinéma
Année de sortie dans le pays d'origine : 1968
Date de sortie en France :
- 17/04/1968
Numéro RCA / VISA : 33254
Classification :
- Tous publics - 05/01/1968
Langue : Dialogue : Français
Société(s) de production :
Description
Résumé
Genre : Fiction
Genre(s) précis : Drame, Thriller
Forme de l'oeuvre adaptée : Roman
Lieu(x) de tournage : Nice, Paris, Etampes, Cannes, Le Chesnay
Date de tournage :
- 16/05/1967 - 24/07/1967
Studio de tournage :
- Studios de la Victorine (Nice)
Générique
Informations techniques
Métrage : Long
Durée d'origine : 107
Couleur/NB : Couleur
Sonore/muet : Sonore
Dans la presse
Citations
Le Canard enchaîné
« François Truffaut a méticuleusement, avec infiniment d’intelligence et d’astuce, adapté ce roman série noire, il l’a aussi fait interpréter par des acteurs de premier choix. »
Michel Duran, 24/04/1968
Combat
« (…) fidèle à son amour d’un cinéma de facture classique, Truffaut l’annonce par le choix d’un montage images-sons expressif, accompagné d’une utilisation concertée de la musique, et des variations voulues de l’intensité de la lumière. Le fait que le film soit en couleurs rend ces procédés encore plus évidents, les dominantes bleues ou ocres n’étant jamais le résultat d’un hasard, mais plutôt le fruit d’une décision élaborée. »
Henry Chapier, 18/04/1968
Le Coopérateur de France
« Ce que François Truffaut a voulu confier à travers l’histoire de ces hommes et de cette femme n’est pas toujours facile à discerner. Son film ne manque pas de clarté : il pêche par discrétion, par timidité. »
François Gault, 11/05/1968
La Croix
« Le cinéaste affirme avoir lu, passionnément, le roman d’Irish vers 1950 et quelque. C’était le temps, aussi, où j’admirais le même ouvrage. Seulement, au spectacle du film, j’ai eu le sentiment, désagréable, que ça ne collait pas du tout. Et nullement sur des points de détails : tout traducteur, donc tout scénariste, est un traître, c’est bien connu. Mais parce que Truffaut a totalement négligé ce pour quoi le livre avait été écrit, la petite phrase qui figure à la page 183 (…) : “C’est une coïncidence qui ne se renouvellera pas sans doute au cours de milliers d’années à venir…” Et cette “coïncidence”-là (…) c’était la morale du livre, donc tout le livre. »
Jean Rochereau, 26/04/1968
L’Express
« Dans La Mariée était en noir, deux films se superposent (…)
[Le] premier film un peu froid, méticuleusement agencé, c’est l’image qui le conte. Le second film, c’est l’intime confession de trois hommes qui, en trois remarquables monologues, disent les tourments de leurs ambitions secrètes et de leurs rêves inavoués (…)
Malheureusement, ces deux films superposés sont parallèles : ils ne se rejoignent jamais. L’un rêve de Hitchcock et l’autre, de Renoir. »
Pierre Billard, 21/04/1968
Le Figaro
« Vous me direz que la mariée est bien troublante et bien drôle dans le noir. Vous me direz que Irish n’est pas trahi. Mais il manque la vraie violence de Hawks, la sauvagerie d’Aldrich, cette force barbare qui fait les grands films noirs américains. »
Henri-François Rey, 09/04/1968
Le Figaro
« Sur le plan technique, François Truffaut semble avoir atteint le point de maturité. Son style est maintenant défini. Sa démarche sûre. »
Louis Chauvet, 20/04/1968
France-soir
« Le talent de Truffaut est d’avoir réussi à ménager tout à coup une minute de tendresse et d’émotion au milieu de tous ces crimes, entre deux images montrant soit un gigantesque couteau de cuisine, soit la maladresse d’une criminelle au tir à l’arc. »
Monique Fleury, 18/04/1968
L’Humanité
« Film commercial, peut-être, film de commande ou de nécessité, mais loin d’être déshonorant, facile ou raté. Une pointe d’humour, deux brins d’ironie, trois branches de savoir-filmer… Un plaisir à prendre en passant… »
Samuel Lachize, 17/04/1968
L’Humanité-dimanche
« François Truffaut vient (…) avec La mariée était en noir, tiré du roman de l’écrivain américain William Irish, de réaliser sans doute le premier film authentiquement « hitchcockien » du cinéma français. »
François Maurin, 28/04/1968
Les Lettres françaises
« (…) en négligeant même ces scories et en faisant abstraction d’un défaut plus grave encore, la photo de Raoul Coutard aussi saturée et aussi clinquante que lorsqu’il travaille pour Godard, on peut dire que La Mariée, quelles que soient les qualités de Truffaut (…) et quelles que soient les intentions, reste un demi-échec, dû, pour une grande part, à l’hésitation perpétuelle que montre Truffaut dans le choix d’un parti pris. »
Tristan Renaud, 22//04/1968
Le Monde
« (…) on pourrait ici répéter en parlant de Truffaut ce que celui-ci écrivait à propos d’Hitchcock [dans Le Cinéma selon Hitchcock, Robert Laffont, 1966] : “sa personnalité d’« auteur » s’exprime “par la qualité dramatique des cadrages, par la manière réellement unique de distribuer les regards, de simplifier les gestes, de répartir les silences dans le cours du dialogue… par l’art enfin de nous conduire d’une émotion à une autre au gré de sa propre sensibilité”. »
Cité par Jean de Baroncelli, 20/04/1968
Le Nouvel observateur
« On pense, bien sûr, à Noblesse oblige, de Robert Hamer : enfilade de crimes plus abracadabrants les uns que les autres accomplis avec la même méticulosité froide que la mariée de Truffaut. Mais l’humour de Truffaut n’a rien à voir avec l’humour anglais ; et c’est à ce détour que La Mariée était en noir cesse d’être un exercice de style hitchcockien pour devenir un vrai film de Truffaut. On y retrouve sa marque : la tendresse. »
Jean-Louis Bory, 17/04/1968
Récompenses et nominations
- 1969 - Meilleur film étranger - NBR - The National Board of Review of Motion Pictures (New York) - Obtenu
Bibliographie éditoriale
Versions du film
Type de version :
Consultation
Lieux de consultation du film et conditions d'accès :
- La Cinémathèque française (Bibliothèque) - Accès libre
- CNC (Bois d'Arcy) - Sur rendez-vous
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