Michel Bouquet

Personnalité

Interprète : années 1940-2020

Nationalité :  France

Naissance :  06/11/1925 - France - Paris, Seine, France

Décès :  13/04/2022 - France - Paris, Paris, France

Identité

Genre : homme

État civil :

  • Michel François Pierre Bouquet

Fonctions : Voix (commentaire), Acteur, Voix (doublage), Auteur, Auteur primaire, Auteur secondaire

Biographie

Formation :

Grand homme de théâtre, Michel Bouquet, ancien apprenti boulanger, suit l'enseignement de Maurice Ascande et de Béatrix Dussane au Conservatoire d'Art Dramatique de Paris avant de débuter sur les planches en 1944 dans La première étape .

Carrière :

La première apparition de Michel Bouquet au cinéma date de 1947 dans Monsieur Vincent de Maurice Cloche. Peu après, il apparaît en dément dans Pattes blanches (1948) de Jean Grémillon avant de jouer les ecclésiastiques dans Amitiés particulières (1964). Au cours des années 1960, deux réalisateurs de la Nouvelle Vague mettent à profit son personnage à la voix neutre et posée dans des rôles énigmatiques et troubles. Ainsi, Claude Chabrol le dirige dans quatre films : Le tigre se parfume à la dynamite (1965), La route de Corinthe (1967), La femme infidèle (1968) et La rupture (1970). François Truffaut le met en scène dans La mariée était en noir (1967) et dans La sirène du Mississipi (1968). Dans les années 1970, Michel Bouquet joue les flics retenus mais machiavéliques pour Roger Pigaut dans Compte à rebours (1970), pour Yves Boisset dans Un condé (1970) ou pour José Giovanni dans Deux hommes dans la ville (1973). Entre-temps, il s'est offert un festival de personnages, tour à tour bonne soeur, tenancier de bar ou encore prophète de cimetière dans L'humeur vagabonde (1971) d'Edouard Luntz, adaptation du roman d'Antoine Blondin. Interprétant souvent des rôles secondaires, Michel Bouquet s'adapte à tous les genres, mais toujours dans des emplois de personnages mystérieux, parfois odieux : il joue un horrible milliardaire dans Le jouet (1976), comédie de Francis Veber ; un chef des services secrets dans La raison d'état (1977) d'André Cayatte ; l'inspecteur Javert dans Les misérables (1981) de Robert Hossein, d'après l'oeuvre de Victor Hugo. En 1990, avec Toto le héros de Jaco Van Dormael, Michel Bouquet illustre l'étendue de son talent dans la comédie comme dans le drame. Il participe l'année suivante au film d'Alain Corneau Tous les matins du monde , récompensé du César du meilleur réalisateur et du meilleur film. Deux ans plus tard, le comédien remporte à son tour la récompense pour son interprétation magistrale dans l'oeuvre d'Anne Fontaine, Comment j'ai tué mon père . Il y campe un personnage distant, sans sentiments apparents. En 2005, il incarne avec un mimétisme troublant l'ancien président de la République, François Miterrand, lors des dernières années de sa vie. Dans Le promeneur du Champ de Mars de Robert Guédiguian, sa prestation est jugée remarquable et son jeu salué par l'ensemble de la critique.

Autres activités :

Michel Bouquet mène une carrière exceptionnelle au théâtre, qu'il dit préférer au cinéma. Il s'illustre notamment dans : La première étape (1944), Danton (1945), Roméo et Juliette (1946), Les justes (1948), L'avare (1954), La tempête (1956), La collection (1965), En attendant Godot (1979), Le neveu de Rameau (1984), Le malade imaginaire (1987), Le roi se meurt (1994) et Les côtelettes (1997). A la télévision, il tourne dans plusieurs téléfilms : Le mort de Marie-Antoinette (1958), La torture par l'espérance (1964), Le malade imaginaire (1971), Mozart (1982), Maigret et la maison du juge (1991) et Pour demain (1992).

Filmographie

Longs métrages

Acteur

Voix (commentaire)

Bibliographie éditoriale

  • Ouvrage : La leçon de comédie : entretiens avec Jean-Jacques Vincensini / Michel Bouquet ; Jean-Jacques Vincensini.- Paris : Libr. Séguier, 1988
  • Ouvrage : L'homme en jeu : rencontres avec André Coutin / Michel Bouquet.- Paris : R. Laffont, 1979
  • Périodique : Cinéma d'Aujourd'hui, n° 10, 1976
  • Périodique : Cinéma, n° 313, janvier 1985
  • Périodique : Cinématographe, n° 61, octobre 1980
  • Périodique : Ciné-Revue, vol. 59, n° 31, août 1979
  • Périodique : Ecran, n° 66, février 1978
  • Périodique : Positif, n° 174, octobre 1975

Récompenses et nominations

  • 2006 - Meilleure interprétation masculine - César du Cinéma Français - Le promeneur du Champ de Mars - Obtenu
  • 2002 - Meilleure interprétation masculine - César du Cinéma Français - Comment j'ai tué mon père - Obtenu
  • 1991 - Meilleure interprétation masculine - EFA - European Film Academy - Toto le Héros - Obtenu

Collections liées