Jean-Claude Brialy

Personnalité

Interprète, réalisateur, scénariste : années 1950-2000

Nationalité :  France

Naissance :  30/03/1933 - Algérie - Aumale, Alger, Algérie Française

Décès :  30/05/2007 - France - Monthyon, Seine-et-Marne

Identité

Genre : homme

État civil :

  • Jean-Claude Marcel Brialy

Fonctions : Réalisateur, Acteur, Voix off, Scénariste, Dialoguiste, Intervenant, Préfacier, postfacier, Auteur, Collaborateur, Auteur secondaire, Auteur primaire

Biographie

Formation :

Jean-Claude Brialy poursuit ses études au gré des mutations de son père, militaire. Bachelier à Strasbourg, il suit les cours du conservatoire d'art dramatique. Sorti premier prix de comédie, il intègre le Centre d'art dramatique de l'Est et joue les Mains sales , Les Parents terribles , Jean de la Lune ou encore Le Barbier de Séville . C'est ensuite sous les drapeaux qu'il approche le monde du cinéma, chargé de la programmation au Centre cinématographique des Armées. Démobilisé en 1955, il gagne Paris et enregistre les textes de plusieurs courts-métrages avant de repartir en tournée avec les vaudevilles Occupe-toi d'Amélie et Le Congrès de Clermont-Ferrand .

Carrière :

Jean-Claude Brialy débute au cinéma en 1957 dans L'Ami de la famille de Jack Pinoteau au côté de Dary Cowl. Il fait alors la connaissance de jeunes réalisateurs - Jacques Rivette, Jean-Luc Godard, François Truffaut - qui forment bientôt le mouvement de la Nouvelle Vague et dont il interprète les courts-métrages. Brialy représente alors l'image du comédien, beau, vif d'esprit et charmeur, très demandé à cette époque. Cette même année, un de ces nouveaux réalisateurs, Claude Chabrol, lui propose d'interpréter Le Beau Serge . Un premier succès pour Brialy et pour la Nouvelle Vague, bientôt confirmé avec Les Cousins (1958) du même Chabrol puis avec Les Godelureaux (1960). Dans le même temps, l'acteur apparaît dans Les Quatre cents coups (1958) de François Truffaut, dans Ascenseur pour l'échafaud (1957) de Louis Malle et dans Paris nous appartient (1958) de Jacques Rivette. Souvent insolent mais jamais vulgaire, Brialy, pris dans cette Nouvelle Vague, enchaîne les rôles. En 20 ans, de 1957 à 1977, il joue dans pas moins de 80 films dont certains sont de gros succès commerciaux (Le Gigolo , 1960, de Jacques Deray ; Les Lions sont lâchés , 1961, d'Henri Verneuil ; Arsène Lupin contre Arsène Lupin , 1962, d'Edouard Molinaro) et s'illustre de temps à autre dans des comédies italiennes (La Banda Casaroli , 1962, de Florestano Vancini ; I Nostri mariti , 1965, de Luigi Zampa). En 1971, Jean-Claude Brialy se lance dans la réalisation avec une première oeuvre, Eglantine , film autobiographique sur son enfance. Avec Les Volets clos , l'année suivante, Brialy metteur en scène dresse joliment le portrait de quelques dames d'une maison close des années 1930. Dans L'Oiseau rare (1973), comédie légère qu'il interprète et met en scène, il brosse le tableau de quelques femmes du monde (épouse de promoteur ou de ministre, diva, etc.). L'acteur, quant à lui, continue les tournages mais à un rythme moins effréné et se dirige vers des rôles de composition : grave dans Le Juge et l'assassin (1975) de Bertrand Tavernier et Barocco (1976) d'André Téchiné ou coiffeur efféminé dans La Nuit de Varennes d'Ettore Scola (1981). Son interprétation en 1987 d'un chef d'orchestre alcoolique et homosexuel dans Les Innocents d'André Téchiné lui vaut le César du Meilleur second rôle. Jouant essentiellement des seconds rôles, Jean-Claude Brialy apporte régulièrement au cinéma sa touche personnelle : policier corrompu dans La Crime (1983) de Philippe Labro, il est le trafiquant raciste de S'en fout la mort (1990) de Claire Denis, ou encore l'abbé de Beaumarchais, l'insolent (1995) d'Edouard Molinaro, l'Amiral Coligny dans La Reine Margot (1993) de Patrice Chéreau. On le retrouve ensuite dans des comédies, C'est le bouquet ! (Jeanne Labrunne, 2001), People Jet Set 2 ...

Autres activités :

Fidèle au théâtre, Jean-Claude Brialy interprète entre autres Un dimanche à New York , Le Ciel de lit , Madame est sortie , Désiré , L'Illusionniste . En 1977, il dirige le théâtre Hébertot puis, depuis 1986, celui des Bouffes Parisiens. Créateur et directeur artistique du Festival de Ramatuelle depuis 1985, il fut également directeur artistique du Festival d'Anjou (1985-2001), et s'occupa pendant cinq ans du Festival de théâtre d'Ajaccio. On peut également le voir à la télévision, notamment dans Anna (1966), Mozart (1982) et Les Rois maudits (2005). Il s'illustre aussi à la radio en animant des émissions dédiées aux grandes stars du cinéma. Il écrit plusieurs livres auto-biographiques : Le Ruisseau des singes , J'ai oublié de vous dire , Mon Algérie ainsi que deux anthologies : Les répliques les plus drôles du cinéma et Les Pensées les plus drôles des acteurs .

Filmographie

Longs métrages

Acteur

Dialoguiste

Bibliographie éditoriale

  • Ouvrage : J'ai oublié de vous dire / Jean-Claude Brialy. - Paris : XO éd., 2004
  • Ouvrage : Le ruisseau des singes / Jean-Claude Brialy . - Paris : Robert Laffont, 2000
  • Ouvrage : Les Pensées les plus drôles des acteurs / Jean-Claude Brialy. Paris : Le Cherche Midi, 2006
  • Ouvrage : Les répliques les plus drôles du cinéma / Jean-Claude Brialy. - Paris : Le Cherche Midi, 2003
  • Ouvrage : Mon Algérie / Jean-Claude Brialy. - Paris : Timée-Editions, 2006
  • Périodique : Cahiers du Cinéma (Les), n° 443-444, mai 1991. Serge Toubiana, "L'enfant de la troupe"
  • Périodique : Cahiers du cinéma (Les), supplément nº 366, décembre 1984. Jean-Claude Brialy, "Une virée en Arles"
  • Périodique : Ciné-Bulles, vol. 19 n° 2, hiver 2001. Michel Coulombe, "L'ami Brialy"
  • Périodique : Cinéma 72, n° 163, février 1972. Mireille Amiel, "Deux 'cousins' derrière la camèra. Entretien avec Jean-Claude Brialy"
  • Périodique : Cinéma 83, n° 300, décembre 1983. Alain Carbonnier, "Entretien : Jean-Claude Brialy"
  • Périodique : CinemAction, n° 92, 1999. Denitza Bantcheva, "Entretien avec Jean-Claude Brialy"
  • Périodique : Cinématographe, n° 23, janvier 1977. Dominique Maillet, "Jean-Claude Brialy"
  • Périodique : Cinématographe, n° 4, octobre 1973
  • Périodique : Cinématographe, n° 61, octobre 1980. Philippe Carcassonne ; Jacques Fieschi, "Entretien avec Jean-Claude Brialy"
  • Périodique : Cinémonde, n° 1471, 16 octobre 1962. "Interview : Brialy together avec Francis Blanche"
  • Périodique : Ciné-Revue, 17 février 1983. Ales Bernard, "Jean-Claude Brialy : Les acteurs de cinema n'ont pas interet a la television"
  • Périodique : Ciné-Revue, 18 mai 1978. Roger A. Houze, "Jean-Claude Brialy : Le cinema et le theatre sont devenus des produits de luxe"
  • Périodique : Ciné-Revue, 28 mai 1981. Ales Bernard, "Jean-Claude Brialy dans l'intimite"
  • Périodique : Ciné-Revue, 7 avril 1983. Ales Bernard, "Jean-Claude Brialy : il n'y a pas de seconds roles: ily a des beaux roles et des moins beaux roles"
  • Périodique : Ciné-Revue, 7 octobre 1962. José Bulnes, "Les immortels du cinema: Jean-Claude Brialy"
  • Périodique : Ecran, n° 70, juin 1978. "Jean-Claude Brialy"
  • Périodique : Film a Doba, vol. 18 n° 11, novembre 1972. E. Hepnerová, "3/eh"
  • Périodique : Film Dope, n° 12, juin 1977
  • Périodique : Première, n° 326, avril 2004. "Interview : Jean-Claude Brialy"
  • Périodique : Première, n° 65, août 1982. "Interview : Jean-Claude Brialy"
  • Périodique : Première, n° 66, septembre 1982. "Interview : Jean-Claude Brialy"
  • Périodique : Première, n° 91, octobre 1984. "Interview : Jean-Claude Brialy"
  • Périodique : Revue du Cinéma (La), n° 435, février 1988. Gilles Grandmaire, "Jean-Claude Brialy"
  • Périodique : Stars, n° 39, 2000. Bruno Di Marino, "Jean-Claude Brialy"
  • Périodique : Studio Magazine, n° 157, juin 2000
  • Périodique : Studio Magazine, n° sp??cial, décembre 2000. "Interview : Jean-Claude Brialy"

Récompenses et nominations

  • 1987 - Meilleure interprétation masculine dans un 2d rôle - César du Cinéma Français - Les Innocents - Obtenu

Collections liées