Je t'aime... moi non plus
Film
Identité
Type d'oeuvre : Cinéma
Année de sortie dans le pays d'origine : 2007
Date de sortie en France :
- 09/05/2007
Société(s) de production :
Description
Résumé
, en 2000), Maria de Medeiros s'est attelée à un projet relativement ambitieux. Je t'aime... moi non plus
a, en effet, pour objectif d'analyser les rapports complexes et souvent passionnels qu'entretiennent les réalisateurs et les critiques de cinéma. En tournant en grande partie pendant le festival de Cannes 2002, la réalisatrice a pu interviewer de nombreuses personnalités du cinéma et de la presse sur la passion qui les anime, et les relations d'amour ou de haine qui peuvent se nouer entre eux, en seulement quelques mots. Christophe Honoré (qui présentait à l'époque 17 fois Cécile Cassard
à Un Certain Regard) est celui qui se prête au jeu avec le plus de franchise : il considère une critique comme informative, mais elle ne l'affecte pas telle quelle. En même temps, il se demande s'il doit remercier Olivier Séguret pour le bon article paru dans «Libération»... Le Canadien Atom Egoyan raconte avec humour comment il a espéré qu'une bonne critique puisse lancer sa carrière. Wim Wenders, David Cronenberg, Ken Loach et Pedro Almodóvar, dans des interventions plus courtes et hachées, reviennent sur leurs expériences passées. Mais Maria de Medeiros ne se limite pas à donner le point de vue des « créateurs » : elle part également à la rencontre des journalistes. La réalisatrice s'est offert des entretiens avec quelques grands noms de la critique française (Michel Ciment de «Positif», Jean-Michel Frodon des «Cahiers du Cinéma», Serge Kaganski des «Inrockuptibles» ou encore Gérard Lefort de «Libération») et internationale (Alexander Walker - décédé depuis -, Kenneth Duran du «L.A. Times» ou Todd McCarthy de «Variety»). Chacun revient, avec ses anecdotes et son expérience personnelle, sur ce qui fait une critique de cinéma. Comment l'état d'esprit d'un journaliste ou les simples conditions de projection peuvent influer nettement sur ce qui sera écrit. McCarthy rappelle l'absence de réelle formation aux �0tats-Unis, tandis que Duran se remémore une colère de James Cameron, qui avait exigé son renvoi du journal après une critique mitigée de Titanic
! Tout cela est souvent amusant ou intéressant. Pourtant, l'ensemble du film finit par souffrir de la profusion d'interviews. En cherchant peut-être trop à montrer tout l'éventail d'opinions qui font le métier de critique, Maria de Medeiros étouffe son film sous un flot d'interventions, montées de façon parfois hasardeuse. En revanche, elle touche au but en saisissant bien comment ce qui se joue dans le travail critique relève de la relation amoureuse, comment le journaliste n'exprime de déception ou d'enthousiasme qu'en fonction des attentes qu'il a par rapport à un cinéaste, qui lui-même pourra alors se sentir attaqué de façon personnelle par une critique négative....
Générique
Informations techniques
Métrage : Long
Durée d'origine : 124
Couleur/NB : Couleur