Wim Wenders

Personnalité

Réalisateur, producteur, scénariste... : années 1960-2020

Nationalité :  Allemagne

Naissance :  14/08/1945 - Allemagne - Düsseldorf

Identité

Genre : homme

État civil :

  • Ernst Wilhelm Wenders

Fonctions : Réalisateur, Acteur, Scénariste, Dialoguiste, Auteur de l'idée originale, Auteur de l'œuvre originale, Producteur, Producteur associé, Producteur exécutif, Coproducteur, Monteur, Directeur de la photographie/Chef opérateur, Photographe de plateau, Auteur du commentaire, Ingénieur du son, Auteur, Collaborateur, Préfacier, postfacier, Photographe, Auteur secondaire, Auteur primaire, Annotateur

Biographie

Formation :

Après de courtes études de médecine et de philosophie, Wim Wenders intègre l'école de cinéma de Munich la Hochschule fur fernsehen und film , faute d'avoir réussi le concours d'entrée de l'Idhec. Spectateur assidu des cinémathèques, il devient critique de cinéma, tout en réalisant quelques courts métrages.

Carrière :

Figure majeure du Nouveau Cinéma allemand, Wim Wenders s’est imposé comme un cinéaste du voyage, de la mélancolie et du regard, dont l’œuvre mêle fiction contemplative, road-movie et documentaire musical ou artistique. Récompensé à Cannes et admiré pour son sens du cadre, il a construit une filmographie où l’errance devient une forme de connaissance.
Après son film de fin d'études (Summer in the city, 1969), Wim Wenders participe au foisonnement du jeune Nouveau Cinéma allemand du début des années 1970, dont il deviendra l'un des principaux représentant. Avec l'écrivain et scénariste Peter Handke, il signe une série de longs métrages sur l'Allemagne contemporaine, le plus souvent sur le mode du roman d'apprentissage. L'angoisse du gardien de but au moment du penalty (1971), Alice dans les villes (1973), Faux mouvement (1974) ou Au fil du temps (1975) révèlent un cinéaste critique et cinéphile, qui met en scène ses angoisses et son goût du vagabondage avec une certaine rigueur esthétique. Doté d'un budget nettement plus important, Wim Wenders cultive de nouvelles ambitions avec une fiction policière adaptée d'un roman de Patricia Highsmith, L'ami américain (1977), qui le fait connaître aux Etats-Unis. La forte stylisation et une atmosphère envoûtante peuplée de grandes figures du cinéma mondial (Bruno Ganz, Dennis Hopper, Nicholas Ray, Gérard Blain) en font un film lyrique et mystérieux dans la continuité des précédents. Après un émouvant hommage documentaire à Nicholas Ray (Nick's movie, 1979), qui confirme son attrait pour le cinéma américain, Francis Ford Coppola lui propose de travailler à un hommage au romancier Dashiell Hammett. Ce projet, qui prend des proportions pharaoniques (quatre années de tournage), accouche d'un film somptueux qui échappe quelque peu à son auteur (Hammett, 1982). C'est à la lumière de ce tournage compliqué qu'il faut comprendre la mise en abyme de L'état des choses (1981), une fiction située au Portugal, prétexte à une réflexion jugée passionnante sur le rapport du cinéma avec la réalité. La consécration vient avec Paris, Texas (1983), une production indépendante qui donne une vision nouvelle de l'Amérique. La beauté des images et l'excellente direction d'acteurs (Nastassja Kinski, Harry Dean Stanton, Dean Stockwell) caractérisent ce mélodrame en forme de road-movie, qui remporte la Palme d'or à Cannes. Le cinéaste retourne en Allemagne avec Les ailes du désir (1986), allégorie superbement filmée sur Berlin et son pays natal. Jusqu'au bout du monde (1990), une comédie dramatique sur fond de science-fiction difficilement achevée, confirme une tendance à l'emphase philosophique qui l'éloigne de ses admirateurs. Durant la décennie suivante, Wim Wenders renouera avec le public avec Buena vista social club en 1998, un documentaire somptueux sur la musique cubaine qui sera un succès international et inattendu, et The Million Dollar Hotel en 1999, une étrange fable sur le destin tragique d'individus marginaux et livrés à eux-mêmes dans un Los Angeles de misère. En 2001, il revient au documentaire musical avec The soul of a man, où le cinéaste communique au spectateur son amour du blues à travers l'évocation très personnelle de ses trois artistes préférés. Les réalisations de Wim Wenders se font ensuite plus rares. En 2003 il signe Land of plenty, un film à la photographie impeccable et qui rend poétique le sombre portrait d'une Amérique traumatisée et rendue paranoïaque par les attentats du 11 septembre. Le réalisateur participe au film collectif Chacun son cinéma, réalisé à l'occasion du soixantième Festival de Cannes en 2007. La même année, Wim Wenders signe Palermo Shooting, méditation crépusculaire sur l’art, le deuil et le passage du temps, puis confirme son goût pour les formes hybrides avec Pina(2009), splendide hommage en 3D à Pina Bausch qui renouvelle son rapport au mouvement et à l’espace. Le cinéaste poursuit ensuite dans la veine documentaire avec Le Sel de la terre(2013), coréalisé avec Juliano Ribeiro Salgado et consacré au photographe Sebastião Salgado, film salué internationalement, puis revient à la fiction avec Every Thing Will Be Fine(id.), drame sensible mais plus inégal, tourné en 3D et porté par Charlotte Gainsbourg, James Franco et Rachel McAdams. Avec Le Pape François – Un homme de parole(2017), il livre un portrait documentaire à portée humaniste, avant de retrouver une pleine reconnaissance critique avec Perfect Days(2023), fable épurée située à Tokyo, où son sens du cadre et du vagabondage intérieur atteint une remarquable sobriété. La même année, il signe aussi Anselm – Le Bruit du temps, portrait immersif d’Anselm Kiefer qui prolonge son exploration des liens entre cinéma, peinture et mémoire, et confirme la place centrale du documentaire dans la dernière partie de son œuvre.

Autres activités :

Wim Wenders exerce une activité de producteur par l'intermédiaire de sa société Road Movie Productions (La femme gauchère , Peter Handke, 1977). Si Wim Wenders est également producteur, c'est son oeuvre de photographe qui retient l'attention. La photographie est pour lui un outil essentiel dans son travail sur l'image et la lumière, et le cinéaste ne peut concevoir un film sans travail photographique préparatoire.

Filmographie

Longs métrages

Monteur

Directeur de la photographie/Chef opérateur

Auteur de l'idée originale

Coproducteur

Photographe de plateau

Auteur de l'œuvre originale

Producteur associé

Récompenses et nominations

  • 2024 - Prix pour l'ensemble de sa carrière - European Film Awards - Obtenu
  • 2015 - Prix pour l'ensemble de l'oeuvre - Festival International du Film (Berlin) - Obtenu
  • 2011 - Prix meilleur film d'animation - EFA - European Film Academy - Pina - Obtenu
  • 2005 - Prix pour l'ensemble de l'oeuvre - Festival International du Film (Locarno) - Obtenu
  • 1998 - Meilleur réalisateur - Deutscher Filmpreis (Berlin) - The end of violence - Obtenu
  • 1988 - Meilleur réalisateur - EFA - European Film Academy - Der Himmel über Berlin - Obtenu
  • 1987 - Prix de la mise en scène - Festival International du Film (Cannes) - Der Himmel über Berlin - Obtenu
  • 1985 - Meilleur réalisateur - BAFTA - The British Academy of Film and Television Arts - Paris, Texas - Obtenu
  • 1978 - Meilleur réalisateur - Deutscher Filmpreis (Berlin) - Der amerikanische Freund - Obtenu
  • 1975 - Meilleur réalisateur - Deutscher Filmpreis (Berlin) - Falsche Bewegung - Obtenu

Liens familiaux

Marié(e) à :

Collections liées