Un étudiant, René, hait un ordre qui tolère le pauvre ; et cet ordre se concrétise dans son quartier pouilleux en la personne éc?urante d'une petite vieille, receleuse et usurière, Mme Horvais. René se prend de pitié, dans un bistro, pour une épave, Pierre Marcellin, un alcoolique qui sait avoir fait la misère des siens, a voulu cesser de boire, mais se reconnaît irrémédiablement vaincu. René le reconduit, laisse discrètement les 20.000 francs que sa mère vient de lui envoyer et, va engager sa montre chez Mme Horvais, pour vivre. La mort accidentelle de Marcellin le conduit sur le quai, à la recherche de Lily, et cette rencontre silencieuse scelle un amour. René à une s?ur, Nicole, que veut épouser un antiquaire quinquagénaire, M. Molestier. Elle n'ose refuser, car la fortune de Molestier assurerait une sécurité à sa mère. Mais cet autre aspect de l' ordre suscite l'intervention violente de René. René assassine Mme Horvais : il reprend sa montre : surtout, il croit tude, besoin de se confier, de parler au commissaire-enquêteur avec une fausse indifférence (qui le fera vite soupçonner), de retourner sur les lieux, etc... Il se trouve dans une impasse, car Molestier a une preuve contre lui, et lui propose le silence, en échange de Nicole. René se confie à Lily, parle de fuir ; mais Lily apporte une réponse à la fois lucide et inopinément religieuse : pensant que René sera partout poursuivi par son crime, elle l'engage doucement à se livrer à la police, ce qui diminuera son fardeau et, intimement, à se livrer au Christ, dans la foi : la seule libération totale qui ne soit pas une illusion. René se cabre. Nicole a refusé Molestier, et celui-ci, renonçant à sortir de sa déchéance, s'est suicidé, leur laissant tout son argent : René ne craint plus la dénonciation et il est riche ; il n'y a plus de problèmes... sauf qu'un innocent va payer à sa place. Douce et ferme, Lily obtient qu'il se livre et qu'il gagne la prison en priant.