Gérard Blain

Personnalité

Nationalité :  France

Naissance :  23/10/1930 - Paris, Seine, France

Décès :  17/12/2000 - Paris, Paris, France

Identité

Genre : homme

État civil :

  • Gérard Ernest Zéphirin Blain

Fonctions : Réalisateur, Acteur, Scénariste, Adaptateur, Dialoguiste, Conseiller technique, Collaborateur, Auteur primaire, Auteur

Biographie

Formation :

Gérard Blain est, à l'âge de treize ans, figurant dans Les enfants du paradis de Marcel Carné, dans Le carrefour des enfants perdus de Léo Joannon et dans le Bal des passants de Guillaume Radot.

Carrière :

A force de figuration et de petits rôles, Gérard Blain débute véritablement en 1955 dans Voici le temps des assassins de Julien Duvivier, au côté de Jean Gabin et de Danièle Delorme. Remarqué par les auteurs de la Nouvelle Vague qui cherchent du sang neuf et un jeu sans fioriture, il figure au générique du premier court-métrage de François Truffaut, Les mistons , puis se trouve pris dans le tourbillon du renouveau. Claude Chabrol le porte sur le devant de la scène dans Le beau Serge (1957) et dans Les cousins (1958) avec Jean-Claude Brialy. Gérard Blain part aux Etats-Unis jouer au côté de John Wayne dans Hatari (1960) d'Howard Hawks, une expérience malheureuse qui le ramène vite en Europe où il tourne en France, en Italie et en Allemagne. En 1961, il s'illustre dans les films de Carlo Lizzani, Le bossu de Rome et Traqués par la Gestapo . Les rôles qu'on lui propose par la suite le satisfont de moins en moins, et au début des années 1970, il décide de passer derrière la caméra. Avec son ami André de Baecque, il écrit un premier scénario, Les amis , tourné en 1971. Ce film est bien accueilli par la critique et sélectionné au Festival de Cannes. Le réalisateur prend confiance et signe un deuxième film, Le pélican (1974) dans lequel il est également interprète. Avec Un enfant dans la foule (1975), il confirme un cinéma modeste basé sur des histoires simples suivant les thèmes de l'enfance, de l'homosexualité et de la filiation paternelle, interprétées le plus souvent par des acteurs peu connus. Après Un second souffle (1978) et Le rebelle (1980), il signe Pierre et Djemila (1987), une histoire d'amour entre deux jeunes d'aujourd'hui confrontés à leurs communautés respectives, une sorte de Roméo et Juliette des cités. Entre deux réalisations, Gérard Blain apparaît encore dans quelques films, comme L'ami américain (1976) de Wim Wenders, La flambeuse (1980) de Rachel Weinberg, Poussière d'ange (1987) d'Edouard Niermans ou Natalia (1989) de Bernard Cohen. En 1994, il revient à la mise en scène avec Jusqu'au bout de la nuit , l'histoire d'un ancien détenu qui récidive ses forfaits malgré son amour pour Maria et sa fille et trouve finalement la mort. Gérard Blain, cinéaste comparé à Robert Bressson qu'il admire, a trouvé dans la réalisation son moyen d'expression.

Autres activités :

Gérard Blain met en scène pour la télévision Témoins : portrait de Michel Tournier (1983) et La fortune de Gaspard (1992). Egalement interprète dans des téléfilms, on le voit dans Le masque (1988), Les cinq dernières minutes : Hallali , Les deux virus (1989) et L'homme dans la nuit (1993).

Bibliographie éditoriale

  • Périodique : Cahiers du Cinéma (Les), n° 323/324, mai 1981
  • Périodique : Cahiers du Cinéma (Les), n° 508, décembre1996
  • Périodique : Cinéma d'aujourd'hui, n° 10, 1976
  • Périodique : Cinéma Français, n° 2, juin 1976
  • Périodique : Cinéma, n° 163, février 1972
  • Périodique : Cinéma, n° 212/213, août 1973
  • Périodique : Cinema, n° 239, novembre 1978
  • Périodique : Cinéma, n° 239, novembre 1978
  • Périodique : Positif, n° 165, janvier 1975