Marcel Camus
Personnalité
Réalisateur, scénariste... : années 1940-1980
Nationalité : France
Naissance : 21/04/1912 - Chappes, Ardennes, France (Chappes, Ardennes, Champagne-Ardenne, France)
Décès : 13/01/1982 - Paris, Paris, Île-de-France, France
Identité
Genre : homme
État civil :
- Marcel Georges Gaston Camus
Fonctions : Réalisateur, Assistant réalisateur, Adaptateur, Dialoguiste, Scénariste, Conseiller technique, Auteur, Auteur primaire
Biographie
Formation :
Fils d'un instituteur, Marcel Camus étudie aux Beaux Arts et se destine au professorat de dessin. Mais pendant la guerre de 1939-45 , il est déporté dans un camp de prisonniers en Allemagne. C'est dans cet univers morne qu'il découvre le théâtre et y puise des forces ; il y monte ses premiers spectacles avec quelques amis détenus, tour à tour comme décorateur, acteur et metteur en scène. Lorsqu'il rentre en France, son oncle, l'écrivain Roland Dorgelès, le présente à plusieurs réalisateurs de renom. Il fait ses armes en tant qu'assistant ou conseiller technique auprès de Luis Bunuel, Alexandre Astruc, André Barsacq, Daniel Gélin et Jacques Becker.Carrière :
Réalisateur français tardif mais récompensé, Marcel Camus est surtout connu pour Orfeu Negro (1959), Palme d’or à Cannes, et pour un cinéma humaniste engagé, de Mort en fraude (1957) à Otalia de Bahia (1976).
Marcel Camus attend la maturité pour faire le grand saut. Il réalise son premier long métrage en 1957, à l'âge de 45 ans, en adaptant le roman de Jean Hougron Mort en fraude grâce au talent de Michel Audiard, l'histoire d'un village vietnamien affamé par la guerre d'Indochine. Malgré quelques défauts, le film remet radicalement en cause l'opportunité du conflit et critique ouvertement la politique française qui "n'a fait que dégrader et avilir la culture indochinoise". Mort en fraude, qui fait l'unanimité parmi la jeunesse, est censuré dans les DOM-TOM pour son message subversif de fraternisation entre les peuples. L'année suivante, Marcel Camus obtient la Palme d'Or au Festival de Cannes pour ce qui reste son plus beau succès, Orfeu Negro. Tourné au Brésil en plein carnaval de Rio, le film revisite le mythe d'Orphée et Eurydice et reprend les idéaux fraternels de Mort en fraude. "Pour moi, le cinéma n'est pas un but ; c'est un moyen de trouver le contact avec les hommes", affirme-t-il. Ce que l'on pourrait prendre pour une somme de bons sentiments se traduit en fait par un force évocatrice communicative. La mode européenne est à la musique afro-latino-américaine : Camus surfe sur cette vague et reste au Brésil pour Os Bandeirantes (1960), mais le film n'obtient pas les mêmes suffrages. Suit une série de films (Le Mur de l'Atlantique, 1970 ; Otalia de Bahia, 1976) qui n'enrichit pas réellement l'œuvre du cinéaste même si l'on y reconnaît la même générosité et le même engagement, sous-tendus par un idéal humaniste chevillé à la caméra.