Jean-Pierre Mocky

Personnalité

Réalisateur, scénariste, interprète...: années 1940-2010

Nationalité :  France

Naissance :  06/07/1929 - France - Nice, Alpes-Maritimes

Décès :  08/08/2019 - France - Paris, Paris, Ile-de-France

Identité

Genre : homme

Pseudonyme(s) :

  • J.P. Mocky
  • J.P.M.

État civil :

  • Jean-Paul Adam Mokiejewski

Fonctions : Réalisateur, Acteur, Scénariste, Adaptateur, Dialoguiste, Directeur de production, Producteur, Producteur délégué, Parolier des chansons originales, Monteur, Auteur, Préfacier, postfacier, Auteur primaire, Annotateur

Biographie

Formation :

Après des études de droit, Jean-Pierre Mocky entre au Conservatoire d'art dramatique de Paris. Il est vite considéré comme un des plus remarquables jeunes comédiens de sa génération et s'affirme sur scène comme au cinéma. A l'écran, on le voit notamment dans Gli Sbandati (1954) de Francesco Maselli et dans un film de Georges Franju dont il a écrit le scénario, La Tête contre les murs (1958). A moins de vingt-cinq ans, ses partenaires sont déjà Jean Marais (Le Comte de Monte-Cristo , 1954), Lino Ventura (Le Gorille vous salue bien , 1957) ou encore Jean Gabin (Le Rouge est mis , 1957).

Carrière :

Avec plus de soixante films à son actif, Jean-Pierre Mocky est un réalisateur français à la filmographie atypique et inclassable. En 1959, Jean-Pierre Mocky renonce à sa carrière d'acteur (qu'il reprendra à partir de 1970 dans certains films qu'il réalise) et signe le film Les Dragueurs (1959) qui révèle un cinéaste satirique et mélancolique. Succès public, le film est salué par la critique qui voit là un produit de la Nouvelle Vague. Dès lors, Mocky affiche un inlassable anticonformisme qui fait de lui un des auteurs les plus atypiques du cinéma français. Réalisant tour à tour des comédies sentimentales ou satiriques, des films policiers ou militants, politiques ou fantastiques, Jean-Pierre Mocky ne se laisse pas enfermer dans un genre. En attaquant les institutions et les valeurs consacrées, il impose de film en film sa vision d'anarchiste et un humour ravageur. Les cibles sont de taille : l'administration et ses tracasseries (Les Compagnons de la Marguerite , 1966), la télévision abrutissante (La Grande Lessive , 1968), les spéculations financières (Chut ! , 1971), la presse aux ordres (Un linceul n'a pas de poches , 1974), la crédulité et le fanatisme des foules (A mort l'arbitre ! , 1983) ou encore la corruption de la politique (Snobs , 1961 ; Solo , 1969 ; Une nuit à l'Assemblée nationale , 1988). Quel que soit le problème de société auquel il s'attaque, l'obsession du sexe est au premier plan. Avec un rythme d'un ou deux films réalisés par an, Mocky connaît aussi bien des succès notamment avec ses polars (L'ibis rouge , 1975 ; Y a-t-il un Français dans la salle , 1982) que les échecs auprès de la presse comme du public. Des budgets réduits justifient des tournages réalisés dans des laps de temps très courts, sans grand souci de rigueur formelle. Malgré des longs métrages à la qualité souvent discutée par la critique, Jean-Pierre Mocky sait réunir autour de lui un casting prestigieux. S'il a dirigé à l'occasion d'un film de célèbres acteurs comme Fernandel, Michel Simon ou Catherine Deneuve, il a surtout su créer une collaboration complice avec des interprètes comme Bourvil (notamment dans Un drôle de paroissien , succès commercial) ou Michel Serrault, avec qui il a tourné pas moins de douze longs métrages. Il aime également s'entourer d'une équipe à laquelle il confie ses seconds rôles : Dominique Zardi (qui a tourné dans quarante films de Mocky avant son décès en 2009), Jean Abeillé, Michel Francini et François Toumarkine entre autres ont souvent endossé les costumes insolites proposés par Jean-Pierre Mocky. Bien que Jean-Pierre Mocky soit généralement aussi le scénariste de ses films, il a occasionnellement cédé cette place à des écrivains reconnus tels Marcel Aymé (La Bourse et la vie , 1975), Raymond Queneau (Un couple , 1960) ou Frédéric Dard (Le Mari de Léon , 1992).

Autres activités :

Afin de garantir son indépendance, Jean-Pierre Mocky décide très vite de produire lui-même ses films. Il crée ainsi la société Balzac Films en 1960 qui disparaîtra en 1974 après Un linceul n'a pas de poches . Depuis 1999, la société Mocky Delicious Products a pris le relais. Dans un même esprit de combat contre le système, il acquiert deux salles de cinéma parisiennes, ce qui lui permet notamment d'assurer une distribution minimale pour l'intégralité de sa filmographie. En 1994, il devient propriétaire du cinéma Le Brady, qu'il revend définitivement en 2011 après l'avoir agrandi. Il acquiert dans la foulée la salle Action Ecoles, qu'il rebaptise Le Desperado. Jean-Pierre Mocky se tourne vers la télévision en 2007 avec la série policière Myster Mocky présente en hommage évident à Alfred Hitchcock. Le réalisateur ouvre lui-même chacun des 41 épisodes. Si les deux premières saisons sont diffusées sur la chaîne 13e rue, la troisième saison (2013) change de chaîne et de nom : Hitchcock by Mocky est programmé sur Canal Jimmy.

Filmographie

Longs métrages

Parolier des chansons originales

Producteur

Directeur de production

Producteur délégué

Liens familiaux

Parent de :

Marié(e) à :

Collections liées