Carrière :
En 1957, il est assistant réalisateur de Roberto Rossellini sur le tournage pour la télévision italienne d'India, matri bhumi
(Inde, terre mère), mélange de documentaire et de fiction, sans acteurs professionnels. De retour en France, il co-réalise avec Claude Choublier un court-métrage d'animation Voyage en Boscavie
(1958), qui remporte le prix Emile-Cohl. Affecté pendant la guerre d'Algérie au service Cinéma des armées (1959-1961), il tourne trois courts-métrages, Le Coup de main
, Reggane à l'heure H
, l'explosion de la première bombe atomique française au Sahara et Survie en brousse
. Après son service militaire, il devient l'assistant de Jacques Rivette sur Paris nous appartient
(1958), réalise pour la Metro Goldwyn Mayer quelques séquences parisiennes des Quatre Cavaliers de l'Apocalypse
(Vincente Minnelli,1960), et travaille sur Le Jour le plus long (1961). Il réalise également plusieurs courts-métrages, Actua-tilt
(1960, Grand prix du Festival international de Tours), Les Fusils
(1961), La Quille
(1961, prix spécial du jury au Festival de Venise), La Cinémathèque française
(1962), Twist Parade
(1962, prix du meilleur documentaire au festival d'Oberhausen en 1963), Enquête à Rennes
(1962), La France dans 20 ans
(1963, pour l'ORTF), Pif le chien
(animation, 1964), et un documentaire Le Chemin de la mauvaise route
(1963), sur un couple de blousons noirs.
Il réalise son premier long métrage en 1965, Le Dimanche de la vie
, adapté de l'œuvre de Raymond Queneau, Jean Herman signe deux polars emmenés par Alain Delon : Adieu l'Ami
(1967) et Jeff
(1968). En 1970, il réalise Pospy Pop
avant de tourner son dernier film, L'Œuf
(1971), une comédie sur l'influence des idées reçues, interprétée par Guy Bedos, Jean Rochefort, Marie Dubois et Michel Galabru. Devenu auteur de polars au début des années 1970 sous le nom de Jean Vautrin, il s'éloigne de la réalisation, pour se consacrer au travail de scénariste, d'adaptateur ou de dialoguiste sur des films noirs. Il travaille notamment sur Le Grand Escogriffe
(Claude Pinoteau, 1976) ; Flic ou voyou
(Georges Lautner, 1978) ; L'entourloupe
(Gérard Pirès, 1979), Garde à vue
(Claude Miller, 1981), lui vaut de partager avec le réalisateur et Michel Audiard le César 1982 du meilleur scénario ; Rue Barbare
(Gilles Béhat, 1983), Canicule
(Yves Boisset, 1983) ; Urgence
(Yves Béhat, 1984), Bleu comme l'enfer
(Yves Boisset, 1985), Charlie Dingo
(Yves Béhat, 1987).