George Cukor

Personnalité

Réalisateur, scénariste : années 1930-1980

Nationalité :  Etats-Unis

Naissance :  07/07/1899 - Etats-Unis - Lower East Side, New York, New York

Décès :  24/01/1983 - Etats-Unis - Beverly Grove, Los Angeles, Californie

Identité

Genre : homme

État civil :

  • George Dewey Cukor

Fonctions : Réalisateur, Réalisateur seconde équipe, Collaborateur à la réalisation, Acteur, Dialoguiste, Auteur, Auteur primaire

Biographie

Formation :

D'origine hongroise, sa famille destine George Cukor à la carrière de la magistrature. Mais très vite, il abandonne ses études de droit pour s'adonner au théâtre. De 1920 à 1928, il est assistant régisseur sous les auspices de Gilbert Milles, metteur en scène dans divers théâtres de Broadway. En 1926, Gatsby le Magnifique , l'adaptation du roman de Scott Fitzgerald, lui vaut son premier succès. Quand le cinéma parlant fait son apparition, la Paramount l'engage comme dialoguiste. En 1930, il signe les dialogues d'A l'ouest rien de nouveau de Lewis Milestone, une production Universal. Puis il coréalise pour la Paramount, auprès de vétérans tels que Louis Gasnier ou Cyril Gardner, plusieurs adaptations de pièces de théâtre, dont le célèbre pastiche de la famille Barrymore : The Royal family of Broadway (1930), avec l'acteur Fredric March.

Carrière :

George Cukor réalise son premier film en 1931, Tarnished Lady , avec Tallulah Bankhead. Puis il coréalise avec Ernst Lubitsch Une heure près de toi (1932), remake d'un des films muets de Lubitsch. En désaccord avec ce dernier, Cukor quitte la Paramount. Le film, signé seulement de Lubitsch alors que Cukor en est le directeur effectif, est nominé aux Oscars. Cukor confirme son talent de directeur d'acteurs avec Dinner at eight (1933), adaptation de la pièce de George S. Kaufman dans laquelle il dirige Jean Harlow et Wallace Beery. La même année, il réalise un grand succès commercial : Les Quatre Filles du docteur March . Cette adaptation du best-seller de Louisa May Alcott lance la mode du film romanesque à costumes. Katharine Hepburn, actrice de théâtre déjà révélée par Héritage (1932), s'y distingue en garçon manqué qui se transforme en épouse aimante. Sa réputation de directeur d'actrices lui attire alors des productions de prestige à gros budgets. Après David Copperfield (1935), autre film à costumes, Cukor tourne Sylvia Scarlett (id. ). Dans un style très marivaudien, Katharine Hepburn et Cary Grant y brouillent à loisir les cartes de l'amour et du sexe. Greta Garbo est humoristique dans Le Roman de Marguerite Gautier (1937), d'après La Dame aux camélias d'Alexandre Dumas. Après quelques comédies, Cukor s'empare d'Autant en emporte le vent (1939). Mais Clark Gable lui reproche de privilégier les rôles féminins, et le réalisateur est évincé après deux semaines de tournage. Indiscrétions (1940), de nouveau joué par son couple d'acteurs fétiches, Cary Grant et Katharine Hepburn, est un succès. Cette adaptation de la pièce de Philip Barry met en scène les hésitations d'une héritière guindée, partagée entre trois hommes à la veille de son mariage. Durant les années 1940, Cukor se voit confronté à la concurrence de jeunes réalisateurs indépendants tels que Orson Welles, Billy Wilder ou John Huston. Après la Seconde Guerre mondiale, sa carrière retrouve un nouveau souffle grâce aux scénaristes Garson Kanin et Ruth Gordon. Après Hantise (1944), policier très hitchcockien, puis Madame porte la culotte (1949), une comédie avec Katharine Hepburn et Spencer Tracy, Cukor dirige Judy Holliday dans Comment l'esprit vient aux femmes (1950). En 1953, la Warner Bros lui confie le remake d'Une étoile est née réalisé en 1937 par William Wellman. Cukor découvre la couleur et le cinémascope. Dans ce film musical de près de trois heures, livrant l'envers du monde hollywoodien, Judy Garland chante, fait rire et pleurer. James Mason campe un metteur en scène alcoolique et déchu. C'est le chef d'oeuvre de Cukor. My fair lady (1964), avec Audrey Hepburn, lui apporte la consécration. Cukor achève sa carrière avec Riches et Célèbres (1981).

Autres activités :

Durant les années 1970, George Cukor tourne pour la télévision Love among the ruins , Il neige au printemps et Le blé est vert .

Filmographie

Courts métrages

Réalisation

Longs métrages

Réalisateur seconde équipe

Collaborateur à la réalisation

Acteur

Bibliographie éditoriale

  • Ouvrage : Cukor & Co. : the films of George Cukor and his collaborators [Biographie] / by Gary Carey. - New-York : The Museum of Modern Art, 1971 .
  • Ouvrage : Directors at work : interviews with American film-makers [Biographie] / cond. and ed. by Bernard R. Kantor, Irwin R. Blacker, Anne Kramer. - New-York : Funk & Wagnalls, 1970 .
  • Ouvrage : George Cukor : a critical study and filmography [Biographie] / J. Bernardoni. - Jefferson ; London : McFarland, 1985 .
  • Ouvrage : George Cukor : a double life [Biographie] / Patrick McGilligan. - London ; Boston : Faber and Faber, 1992 .
  • Ouvrage : George Cukor : interviews / Ed. by Robert Emmet Long . - Jackson : University Press of Mississippi, 2001 . - Coll. : Conversations with filmmakers.
  • Ouvrage : George Cukor [Biographie] / Clarens Carlos. - London : Secker & Warburg, 1976 .
  • Ouvrage : George Cukor [Biographie] / G.D. Phillips. - Boston : Twayne Publ., 1982 .
  • Ouvrage : George Cukor [Biographie] / par Jean Domarchi. - Paris : Seghers, 1965 .
  • Ouvrage : George Cukor, Master of Elegance : Hollywood's Legendary Director and His Stars, de Emanuel Levy, William Morrow & Co, avril 1994
  • Ouvrage : On Cukor [Biographie] / Lambert Gavin. - New-York : G.P. Putnam's Sons, 1972 .
  • Ouvrage : Un Siècle de cinéma : portraits de cinéastes : 42 metteurs en scène répondent à un questionnaire [Biographie] / Tay Garnett ; prés. et trad. par Thierry de Navacelle ; introd. de Tiéla Garnett. - Rhen
  • Périodique : Cahiers du Cinéma (Les), n° 115, janvier 1961
  • Périodique : Cahiers du Cinéma (Les), n° 197, décembre 1967
  • Périodique : Cahiers du Cinéma (Les), n° 346, avril 1983. Vincent Ostria, Bill Krohn : "A director is dead"
  • Périodique : CinéAction, n° 50, 1999
  • Périodique : Cinéma 72, n° 184, février 1974. Michel Grisolia : "George Cukor ou comment le désir vient aux femmes"
  • Périodique : Cinéma 72, n° 279, mars 1982
  • Périodique : Cinéma 72, n° 291, mars 1983. Joël Magny : "George Cukor : un homme qui s'affiche"
  • Périodique : Cinématographe, n° 75, février 1982
  • Périodique : Cinématographe, n° 97, février 1984. Philippe Carcassonne : "Le mauvais esprit du cinéma"
  • Périodique : Ecran, n° 51, octobre 1976. J. Durand : "What price Cukor ?"
  • Périodique : Ecran, n° 52, novembre 1976. Claude Beylie : "Cukor"
  • Périodique : Film Comment, vol. 14 n° 2, mars-avril 1978. Andrew Sarris : "Tribute to George Cukor"
  • Périodique : Film Comment, vol. 17 n° 5, septembre-octobre 1981
  • Périodique : Film Dope, n° 28, décembre 1983
  • Périodique : Films & Filming n° 342, March 1983
  • Périodique : Films and Filming, n° 328, janvier 1982. Gene D. Phillips : "Fifty years of filmaking"
  • Périodique : Films in Review, vol. 32 n° 9, novembre 1981. DeWitt Bodeen : "George Cukor"
  • Périodique : Inter/View n° 39, Décembre 1973
  • Périodique : Positif n° 275, Janvier 1984
  • Périodique : Positif n° 511, Septembre 2003
  • Périodique : Positif, n° 275, janvier 1984. Jean-Loup Bourget : "Apologie du director"
  • Périodique : Positif, n°425-426, juillet-août 1996. Christian Viviani : "Hepburn et Cukor"
  • Périodique : Quarterly Review of Film and Video, Vol XV n° 1, novembre 1993
  • Périodique : Scarlet Street n° 19, summer 1995
  • Périodique : Séquences, n° 108, avril 1982
  • Périodique : Stars, n° 14, septembre 1992
  • Périodique : Télérama n° 2440, 16 octobre 1996
  • Site Internet : George Cukor (bio, filmo, articles, liens, critiques, photos)

Récompenses et nominations

  • 1982 - Lion d'or pour l'ensemble de la carrière - Mostra Internazionale d'Arte Cinematografica (Venezia) - Obtenu
  • 1981 - Prix pour l'ensemble de l'oeuvre - DGA - Directors Guild of America (Los Angeles) - Obtenu
  • 1965 - Meilleur réalisateur - AMPAS - Academy of Motion Picture Arts and Sciences - My Fair Lady - Obtenu