Paul Morrissey
Personnalité
Réalisateur, producteur, scénariste, monteur... : 1960-2010
Nationalité : Etats-Unis
Naissance : 23/02/1938 - Etats-Unis - New York, New York
Décès : 28/10/2024 - Etats-Unis - New York, New York
Identité
Genre : homme
État civil :
- Paul Joseph Morrissey
Fonctions : Réalisateur, Intervenant, Acteur, Scénariste, Auteur de l'œuvre originale, Adaptateur, Dialoguiste, Producteur, Producteur délégué, Directeur de la photographie/Chef opérateur, Directeur artistique, Costumier, Monteur, Maître d'armes, Auteur
Biographie
Formation :
De souche irlandaise, Paul Morrissey suit des études de Lettres à l’université de Fordham, à New York, avant de travailler quelque temps pour une compagnie d’assurances. Il tourne quelques films en 16 mm distribués par la Film Makers Cooperative de Jonas Mekas, puis rencontre Andy Warhol, avec lequel commence une longue association artistique.
Carrière :
Proche d’Andy Warhol, le cinéaste avant-gardiste Paul Morrissey réalise une vingtaine de films entre 1964 et 2010.
Après quelques courts métrages (Taylor Mead Dances, 1963 ; Civilization and Its Discontents, 1964), Paul Morrissey participe au cinéma « underground » d’Andy Warhol. Tour à tour assistant, opérateur et/ou monteur, il collabore notamment à My Hustler (1965), The Chelsea Girls (1966) et Lonesome Cowboys (1968) en s’efforçant progressivement d’introduire une certaine structure dans l’œuvre de l’artiste. En trois films produits ou parrainés par Andy Warhol (Flesh, 1968 ; Trash,1970 ; Heat, 1971), Paul Morrissey s’affirme comme un auteur complet qui dépeint le milieu de l’avant-garde new-yorkaise avec un grand souci de réalisme. Le classicisme relatif de la narration et des moyens apparentés au cinéma « direct » servent un regard ambigu, mêlé de commisération et d’humour, de fascination et de répulsion. Après ces films, considérés par la critique comme des manifestes d’une génération, Paul Morrissey se rapproche un peu plus du cinéma traditionnel avec une comédie (L’Amour, 1971) et une farce sur un groupe de travestis (Women in Revolt, 1972). Il se livre ensuite à des pastiches délirants de films d’horreur (Chair pour Frankenstein, 1973 ; Du sang pour Dracula, id.), qu’il tourne en trois dimensions. Il revient à une esthétique plus personnelle avec New York 42e Rue (1982) et surtout Cocaïne (1984), chronique d’une guerre des gangs latinos à New York. On y retrouve la vision torturée du cinéaste, tout en caméra portée. Après ce film considéré comme son chef-d’œuvre, Paul Morrissey change de registre avec un mélodrame musical, Le Neveu de Beethoven (1985). Il suit, six ans plus tard, le quotidien d’un jeune boxeur italo-américain contraint, par la pègre, de quitter son quartier. L’exil est une nouvelle fois au cœur de News from Nowhere (2010), pour lequel il retrouve l’actrice Viva, égérie d’Andy Warhol et de la Factory.