Lucian Pintilie

Personnalité

Nationalité :  Roumanie

Naissance :  09/11/1933 - Tarutino, Roumanie

Décès :  16/05/2018 - Bucarest, Roumanie

Identité

Genre : homme

Fonctions : Réalisateur, Assistant réalisateur, Scénariste, Adaptateur, Producteur, Coproducteur, Auteur

Biographie

Formation :

Sorti de l'institut Caragiale de Bucarest en 1956, Lucian Pintilié débute comme réalisateur pour la télévision (Le Plus Heureux des hommes ) avant de se tourner vers la mise en scène de théâtre où il dirige de nombreuses pièces. Au cinéma, il débute en tant qu'assistant de Victor Iliu.

Carrière :

Homme de théâtre, Lucian Pintilié est également un cinéaste averti. Son premier long métrage, Dimanche à six heures (1965), retrace une histoire d'amour tragique en pleine dictature fasciste. Avec La Reconstitution (1968), dénonciation de l'irresponsabilité collective à travers une reconstitution criminelle, le réalisateur se fait un nom sur le plan international, mais connaît parallèlement des problèmes avec la censure de son pays. En 1973, il quitte la Roumanie à la suite de l'interdiction de son spectacle Le Revizor , d'après Gogol. Exilé à Paris, Lucian Pintilié se consacre dès lors au théâtre. Il ne renoue avec le cinéma qu'en 1978 avec Pavillon 6 , d'après Tchekhov, tourné en Yougoslavie. En 1981, les autorités roumaines l'autorisent à réaliser Pour qui sonne le glas, Mitica ?, adaptation de la pièce de Ion Luca Caragiale Une nuit orageuse, mais le film ne sortira qu'après l'insurrection en 1990. Avec la chute de Nicolae Ceausescu, le réalisateur obtient une plus grande liberté, qui lui permet notamment de traiter de la réalité contemporaine; ce qu'il fait dès 1991 avec Le Chêne. Il y raconte le combat d'un homme et d'une femme opposés au totalitarisme qui, sous un chêne, se promettent de poursuivre la lutte. Après Un été inoubliable (1993), romance sur l'insoumission d'un capitaine de garnison dans les années 1980, Lucian Pintilié réalise Trop tard (1995), visant à dénoncer le nouveau pouvoir en place à travers une enquête policière dans une mine des Carpates. Après avoir participé à l'un des 40 courts métrages de Lumière et compagnie (id.), il tourne en 1997 Terminus paradis, récompensé du prix spécial du Jury au festival de Venise en 1998, l'histoire d'une passion amoureuse entre Noria la serveuse et Mitou un jeune militaire, surtout l'histoire de ce dernier, l'intransigeant, le jusqu'au-boutiste Mitou. L'Après-midi d'un tortionnaire (2001), est le récit d'une confession ratée d'un ex-tortionnaire des prisons communistes, qui avoue ses crimes à une journaliste débutante et à un ancien détenu politique. Présenté lors de la Quinzaine des réalisateurs du Festival de Cannes 2003, Niki et Flo (2002), repose sur la longue dépossession de Niki par Flo : dépossession de ses maigres biens matériels, de ses souvenirs, de sa dignité militaire. Tertium non datur (2006), moyen métrage est une parabole tragi-comique qui analyse le fonctionnement psychologique de l'homme. A travers ses films, Pintilié développe un regard critique sur la société roumaine, il interroge la façon dont un peuple, un être humain peuvent vivre dans un monde apocalyptique usant d'un humour noir qui dédramatise les situations les plus tragiques.

Autres activités :

Grand metteur en scène de théâtre, Lucian Pintilié a notamment dirigé César et Cléopâtre de Bernard Shaw, Bideman et les Incendiaires de Max Frisch, La Ville de nos rêves d'Arturov et Les Enfants du soleil de Gorki. Entre 1956 et 1959, il réalise des dizaines de reportages, retransmissions en direct et émissions théâtrales.

Filmographie

Courts métrages

Réalisation

Scénariste

Longs métrages

Assistant réalisateur

Scénariste

Producteur

Coproducteur

Bibliographie éditoriale

  • Ouvrage : Bricabrac / Lucian Pintilie. - Bucarest : Humanitas, 2003
  • Ouvrage : Petite planète cinématographique : 50 réalisateurs, 40 ans de cinéma, 30 pays / Michel Ciment . - Paris : Stock, 2003
  • Périodique : Avant-Scene Cinema (L'), n° 415, octobre 1992. Anca Visdei, "Lucian Pintilié : interview portrait"
  • Périodique : Cahiers du cinéma (Les), hors série, 1992 : 1992. Lucian Pintilié, "The player de Robert Altman "
  • Périodique : Cahiers du cinéma (Les), nº 459, septembre 1992. Camille Nevers, "Entretien avec Lucian Pintilié"
  • Périodique : Cineaste, vol. 25 n° 1, décembre 1999. Anne Jäckel, "The grand theater of the world: the films of Lucian Pintilié"
  • Périodique : Cineforum, vol. 44 n° 140, décembre 2004. Paolo Vecchi; Luisa Ceretto; Roberto Chiesi, "Nulla di più divertente della sventura: il cinema di Lucian Pintilié"
  • Périodique : Cinema (ROM), vol. 10 n° 1, janvier 1972. "Ce idei de film aveti?: Lucian Pintilié"
  • Périodique : Cinéma 71, n° 153, février 1971.
  • Périodique : Cinetica, vol. 18 n° spécial, avril 2002. "Con il vento del Nord - il cinema fiammingo contemporaneo"
  • Périodique : Film Journal (The), n° 97, octobre-novembre 1994. Liza Bear, "Back from exile, Romania's Pintilié has thriving career"
  • Périodique : Filmkultura, n° 10, mars 1995. Erzsi Bathory, "En a filmjeim vagyok"
  • Périodique : Positif, n° 379, septembre 1992. Jean-Pierre Jeancolas; Michel Ciment; Yann Tobin, "Lucian Pintilié"
  • Périodique : Positif, n° 400, juin 1994. Lucian Pintilié, "La rencontre"
  • Périodique : Positif, n° 401-402, juillet-août 1994. Noël Herpe; Michel Ciment, "Lucian Pintilié"
  • Périodique : Positif, n° 431, janvier 1997. Sylvie Rollet, "Lucian Pintilié. Un cinéma en état d'urgence"
  • Périodique : Positif, n° 452, octobre 1998. Jean-Pierre Jeancolas; Françoise Audé, " Lucian Pintilié"
  • Périodique : Positif, n° 512, octobre 2003. Françoise Audé; Franck Garbarz, "Lucian Pintilie"
  • Périodique : Positif, n° 525, novembre 2004. Françoise Audé, "De La Reconstitution à Niki et Flo de Lucian Pintilie"
  • Périodique : Positif, n° 536, octobre 2005. Lucian Pintilie, "La pompe à morphine"
  • Périodique : Repérages, n° 28, avril 2002. "Lucian Pintilié : interview"
  • Périodique : Segnocinema, n° 73, mai-juin 1995. Mario Calderale, "Lucian Pintilié"
  • Périodique : Segnocinema, n° 97, mai-juin 1999. Mario Calderale, "Lucian Pintilié"
  • Périodique : Skrien, n° 189, avril-mai 1993. Mieke Bernik; O. Reiter, "Le chêne. Snelheid als redding./ Lucian Pintilie over Le chêne. 'Niemand is onschuldig'"