Jerry Schatzberg
Personnalité
Réalisateur, scénariste, photographe... : années 1960-2020
Nationalité : Etats-Unis
Naissance : 26/06/1927 - Etats-Unis - New York, New York
Identité
Genre : homme
État civil :
- Jerrold N. Schatzberg
Fonctions : Réalisateur, Intervenant, Acteur, Scénariste, Producteur, Auteur, Photographe
Biographie
Formation :
Fils de fourreurs, Jerry Schatzberg travaille un temps pour l'entreprise familiale avant de s'orienter vers la photographie dans les années 1950. Il s'impose peu à peu comme l'un des plus brillants photographes de mode. Dans les années 1960, il travaille régulièrement pour Vogue , McCalls ou Cosmopolitan , tout en réalisant des portraits de célébrités.Carrière :
Jerry Schatzberg, photographe devenu cinéaste, a marqué l’histoire du cinéma américain des années 1970 par son regard humaniste et son esthétique visuelle inoubliable, révélant des acteurs légendaires et explorant les marges d’une Amérique en crise. Palme d’or à Cannes pour L’Épouvantail, son œuvre reste un hommage aux exclus et aux rêves brisés.
Photographe accompli, Jerry Schatzberg transpose son sens du cadre et de l'observation au cinéma avec Portrait d'une enfant déchue (1970), qui évoque le destin tragique d'une cover-girl interprétée par Faye Dunaway. Ce premier film annonce les thèmes d'une œuvre qui traduit les aspirations et les désillusions de l'Amérique libérale, ainsi qu'un style d'une rare élégance dans le cinéma américain des années 1970. Même désenchantement dans Panique à Needle Park (1971), tableau réaliste et sensible de la drogue, qui offre à Al Pacino l'un de ses premiers rôles. On retrouve celui-ci au côté de Gene Hackman dans L'Epouvantail (1972), qui remporte la Palme d'or au festival de Cannes en 1973. Ce récit lyrique et truculent d'une errance dévoile une nouvelle fois les préoccupations sociales du cinéaste, à son meilleur lorsqu'il raconte l'existence d'êtres meurtris ou marginaux. En prenant son temps, Jerry Schatzberg va de la comédie de mœurs (La Vie privée d'un sénateur, 1979) au drame social (La Rue, 1986) en passant par un road-movie au rythme de la country music (Show Bus, 1980). Son parcours connaît des fortunes diverses, à l'image de son remake de L'Incompris de Luigi Comencini (Besoin d'amour, 1983), malmené par son producteur et jugé sévèrement par la critique. Sa maîtrise technique et sa direction d'acteurs sont cependant rarement prises en défaut, comme en témoigne L'Ami retrouvé (1988), qui raconte la quête d'une amitié perdue dans la tourmente du nazisme et de l'antisémitisme. Ce film émouvant, quasi mystique, dont le scénario est dû à Harold Pinter d'après un roman de Fred Uhlman, marque toute la singularité de ce cinéaste. Après L'Ami retrouvé, Jerry Schatzberg s'accorde une longue pause, revenant derrière la caméra en 1999 avec The Day the Ponies come Back, drame intimiste sur la rédemption et les liens familiaux, qui confirme son attachement aux personnages en quête de sens. Par la suite, il se fait plus discret, mais participe en 1995 au film collectif Lumière et compagnie, célébrant le centenaire du cinéma. En 2022, le documentaire Jerry Schatzberg, portrait paysage revient sur son parcours, mêlant photographie et cinéma, et rappelle l'importance de son regard humaniste et de son style visuel inimitables.
Autres activités :
Jerry Schatzberg poursuit une carrière de photographe. Il expose notamment en 1982 au centre Georges-Pompidou.Filmographie
Courts métrages
Longs métrages
Liens familiaux
Marié(e) à :
- Maureen Kerwin - de 1983 à 1998