Warren Beatty
Personnalité
Interprète, réalisateur, producteur, scénariste : 1950-2020
Nationalité : Etats-Unis
Naissance : 30/03/1937 - Etats-Unis - Richmond, Virginia
Identité
Genre : homme
État civil :
- Henry Warren Beaty
Fonctions : Réalisateur, Acteur, Intervenant, Scénariste, Auteur de l'œuvre originale, Producteur, Préfacier, postfacier
Biographie
Formation :
Warren Beatty s'initie très tôt au théâtre avec sa soeur Shirley, grâce aux spectacles montés par leur mère, professeur d'art dramatique. Après ses études à la Northwestern University School of Speech , il s'installe à New York et suit des cours d'art dramatique auprès de Stella Adler. Il débute en 1957 à la télévision, notamment dans The curly-headed kid , puis au théâtre. En 1959, sa performance dans A loss of roses , une pièce de William Inge, le consacre, et la pièce triomphe à Broadway.Carrière :
Acteur charismatique, réalisateur visionnaire et producteur audacieux, Warren Beatty a marqué l'histoire du cinéma pendant plus de cinq décennies. Oscarisé pour la réalisation de Reds et lauréat du prestigieux Cecil B. DeMille Award, il incarne le cinéma américain.
Pour sa première apparition sur le grand écran, Elia Kazan lui confie le rôle principal de A splendor in the grass (La Fièvre dans le sang, 1961), dont le scénario est signé par William Inge. Son interprétation de Bud, un adolescent pusillanime étouffé par les conventions enthousiasme la critique et le public qui voient en lui le digne successeur de James Dean, disparu quelques années auparavant. Propulsé au rang de star dès ce premier film, Warren Beatty se place parmi les acteurs les plus prometteurs de sa génération. Il confirme son talent en passant d'un registre à un autre, s'adaptant aux exigences du réalisateur qui le dirige : du drame intimiste (Lilith, 1964, de Robert Rossen) au western (John Mc Cabe and Mrs Miller, 1971, de Samuel Fuller), il joue aussi dans des comédies légères (Dollars, 1971, de Richard Brooks). En 1967, il s'essaie à la production. Il choisit Arthur Penn pour mettre en scène Bonnie and Clyde. Par souci de ne pas toujours apparaître à l'écran dans les rôles de play-boys auxquels son physique de jeune premier le voue, il incarne Clyde, gangster au destin tragique. Le film est en tête du box-office. En 1975, il récidive : il produit et cosigne le scénario de Shampoo réalisé par Hal Ashby, satire de mœurs dans laquelle il interprète un séducteur impénitent. En 1978, il passe de l'autre côté de la caméra avec Heaven can wait (Le Ciel peut attendre), réalisé en collaboration avec Buck Henry. Il s'attelle ensuite à un projet qui s'achève en 1981 : une biographie du journaliste communiste John Reed, témoin de la révolution russe de 1917. Le film, Reds, est un triomphe. Le réalisateur est couronné par de nombreux prix. Warren Beatty ne revient sur les écrans qu'en 1987 avec un documentaire, George Stevens : a filmmakers journey de George Stevens Jr, et une fiction, Ishtar d'Elaine May. En 1991, il réalise Dick Tracy, œuvre expressionniste aux couleurs fauves, inspirée du personnage de comics créé en 1931 par Chester Gould. Il s'entoure de pointures hollywoodiennes : Dustin Hoffman, Al Pacino, James Caan, et la chanteuse Madonna. Passionné de politique, il réalise en 1998 Bulworth, une comédie satirique contre le système politique américain. Warren Beatty revient sur les écrans en 2001 dans la comédie Potins mondains et amnésies partielles (Peter Chelsom, 2000) dans laquelle il interprète l’architecte Porter Stoddard pris en pleine tempête familiale. L’acteur-réalisateur s'éloigne des plateaux pendant une quinzaine d’années. Il fait son grand retour en 2016 avec L'Exception à la règle, un film qu'il écrit, produit, réalise et dans lequel il tient le rôle principal. Cette comédie dramatique, qui se déroule à Hollywood dans les années 1950, reçoit un accueil mitigé de la critique et du public. En 2017, Beatty se retrouve impliqué malgré lui dans une controverse lors de la 89e cérémonie des Oscars, lorsqu'il annonce par erreur La La Land comme meilleur film à la place de Moonlight. Malgré cet incident, sa carrière reste l'une des plus respectées à Hollywood. En 2020, à l'âge de 83 ans, il reçoit le prix Cecil B. DeMille pour l'ensemble de sa carrière lors de la 77e cérémonie des Golden Globes, confirmant son statut de légende vivante du cinéma américain.