Philippe Harel
Personnalité
Réalisateur, interprète, scénariste... : années 1980-2010
Nationalité : France
Naissance : 22/12/1956 - France - Paris, Seine
Identité
Genre : homme
Fonctions : Réalisateur, Acteur, Adaptateur, Scénariste, Dialoguiste, Auteur de l'œuvre originale, Assistant réalisateur, Assistant monteur, Auteur
Biographie
Formation :
Philippe Harel débute comme monteur et cadreur en 1975. A partir de 1989, il réalise des reportages pour la télévision. En 1980, il tourne un premier court métrage, Tentative d'échec .Carrière :
Philippe Harel, réalisateur, scénariste et acteur français, est principalement connu pour ses comédies douces-amères et ses explorations cinématographiques de la solitude et du mal-être ordinaire. Son film Les Randonneurs (1997) a marqué un tournant dans sa carrière, lui valant une reconnaissance accrue et lui permettant de diversifier son répertoire vers d'autres genres, comme le documentaire et le polar.
C'est après sa rencontre avec l'écrivaine et scénariste Dodine Herry que Philippe Harel réalise son premier long métrage, Un été sans histoire (1992). Il interprète dans son film un garçon maniaco-dépressif sexuellement frustré. Dès ce premier film, il fait preuve d'une grande sensibilité pour le quotidien faussement banal. Le film repose sur un comique hyperréaliste, sans caricature ni gags visuels ou jeux de mots. Dans son deuxième film, L'histoire du garçon qui voulait qu'on l'embrasse (1994), il confirme son intérêt à filmer la solitude et le mal-être ordinaire, en mettant en scène des souvenirs douloureux de son adolescence. Son moyen métrage Une visite (1995), interprété magistralement par Karin Viard, décrit le fossé provoqué par la distance affective. Une jeune Parisienne reçoit le temps d'un week-end ses parents venus de province ; des petits gestes anodins et des situations banales sourd le malaise inhérent à l'incommunicabilité : la visite dans les magasins, la sortie au théâtre sont autant de diversions pour ne pas parler. Les Randonneurs (1997) est une comédie à personnage multiples qui peut s'apparenter aux Bronzés (1978) de Patrice Leconte. Le film remporte un grand succès public. La Femme défendue (1997), sélectionné au Festival de Cannes, est entièrement tourné en caméra subjective et décrit, du point de vue l'homme qu'on ne voit donc jamais, une relation adultère. Le film est porté par une remarquable Isabelle Carré, omniprésente à l'écran. En 1998, Harel coréalise avec le journaliste écrivain Denis Robert un documentaire sur les affaires de corruption politico-financières, Journal intime des affaires en cours. En 1999, il adapte à l'écran le premier roman de Michel Houellebecq, Extension du domaine de la lutte. Il revient à une comédie douce-amère avec Le Vélo de Ghislain Lambert (2000), mené par Benoît Poelvoorde en champion cycliste raté et s'essaie pour la première fois au polar avec Tristan (2003). Après une tentative de signer un Bridget Jones à la française (Tu vas rire, mais je te quitte, 2005, mené par Judith Godrèche), il retrouve la troupe des Randonneurs (Karin Viard, Géraldine Pailhas, Benoît Poelvoorde, Vincent Elbaz, lui-même... pour une suite : Les Randonneurs à Saint-Tropez (2008).
Comédien, Harel joue dans la plupart de ses films, mais aussi dans ceux d'autres réalisateurs : Un héros très discret (1997) de Jacques Audiard, Les Apprentis (1995) de Pierre Salvadori, Vénus Beauté (institut) (1999) de Tonie Marshall, Reines d'un jour (2001) de Marion Vernoux, Bienvenue au gîte (2003) de Claude Duty ou Une folle envie (2011) de Bernard Jeanjean.