Un héros très discret

Film

Jacques Audiard

Année de production :  1995

Pays de production : France

Identité

Autres titres :

  • d’après le roman "Un héros très discret" (Titre de l’œuvre adaptée)

Type d'oeuvre : Cinéma

Année de sortie dans le pays d'origine : 1996

Date de sortie en France :

  • 15/05/1996

Société(s) de production :

Description

Résumé

> Enfant, Albert Dehousse apprend de la bouche d'un camarade que son père n'est pas mort en héros pendant la Grande Guerre, comme le rapporte la légende familiale, mais d'une banale cirrhose du foie. Albert vit tranquillement dans le Nord pendant la guerre de 39-45. Il épouse Yvette, une voisine qui partage le même abri pendant les bombardements, et dont le père est chef d'un réseau de Résistance. Vient l'armistice de 1944. La mère d'Albert serait tondue par les F.F.I. sans l'intervention énergique d'Yvette. Un peu plus tard, Albert s'en va sans un mot et s'installe à Paris où il fait la manche pour survivre.
Il rencontre ainsi le capitaine Dionnet, qui lui explique comment s'y prendre pour mieux jouer la comédie. Encouragé par les premiers résultats, il s'arrange pour que son logeur le prenne pour un lieutenant, ce qui lui permet d'obtenir son respect et... un crédit illimité. Il travaille pour un certain Monsieur Jo, personnage qui a su se rendre utile dans tous les camps, et qui s'est assuré d'assez d'appuis pour échapper, un certain temps du moins, à la justice. Sans carton d'invitation, mais en bluffant, Albert s'introduit dans une réunion d'anciens résistants. Il observe, il écoute, se rend indispensable : un jour, il est convoqué dans un ministère. Sa mémoire du fichier de Monsieur Jo lui permet de « conseiller » judicieusement.
Redoublant d'audace, il se présente à un haut dignitaire des Français Libres de Londres dont il a remarqué la myopie. Bientôt, il fait partie de l'amicale, évoquant ses souvenirs imaginaires de la vie londonienne. On lui propose alors une mission : avec le grade de lieutenant-colonel, il est envoyé à Baden-Baden pour diriger un service d'épuration chargé de rechercher les anciens collaborateurs.
Son habitude de la mystification lui permet de les traquer et de les confondre mieux que quiconque. Certains des officiers placés sous ses ordres subodorent la vérité, en particulier lorsqu'il est amené à feindre une blessure de guerre qu'il n'a pas. Entre-temps il se lie avec Servane, une femme de militaire aux multiples liaisons, qui devient sa maîtresse, puis sa femme. Lors d'une expédition en forêt pour rattraper d'anciens membres fugitifs de la L.V.F., il donne l'ordre de les fusiller sur place pour leur éviter la honte d'un procès, les faisant passer pour morts au champ d'honneur. Il lui devient de plus en plus difficile de bien tenir son rôle. Après s'être dénoncé lui-même. Il est condamné mais pour cause de bigamie. Yvette et Servane deviennent amies et viennent le visiter en prison.

Générique

Écriture :

Musique :

Équipe technique :

Production - Distribution :

Interprétation :

Informations techniques

Métrage : Long

Durée d'origine : 107

Couleur/NB : Couleur

Exploitation

Exploitation Paris : 25 salles, 23 semaines, 58 939 entrées la première semaine, 221 170 entrées totales

Exploitation France : 568 686 entrées totales

Bibliographie éditoriale

  • Périodique : Cahiers du Cinéma (Les), n° 502, mai 1996
  • Périodique : Jeune Cinéma, n° 238, été 1996
  • Périodique : Positif, n° 423, mai 1996
  • Périodique : Sight and Sound, vol. 7, n° 4, avril 1997
  • Périodique : Studio n° 112, juin 1996
  • Périodique : Variety, vol. 363, n° 3, mai 1996

Consultation

Lieux de consultation du film et conditions d'accès :

  • La Cinémathèque française (Bibliothèque) - Accès libre