Ray Ventura

Personnalité

Compositeur, producteur, interprète... : années 1930-1970

Nationalité :  France

Naissance :  16/04/1908 - France - Paris, Seine

Décès :  30/03/1979 - Espagne - Palma, Majorque

Identité

Genre : homme

Pseudonyme(s) :

Fonctions : Acteur, Scénariste, Producteur, Producteur délégué, Producteur associé, Compositeur de la musique originale, Directeur musical, Interprète de la musique originale, Compositeur de la musique préexistante, Réalisateur, Artiste, Auteur

Biographie

Formation :

Elève au lycée Janson-de-Sailly, à Paris, Ray Ventura est le cofondateur de The Collegiate Five (1926), une formation musicale qui participe à la démocratisation du jazz en France. Devenue " Ray Ventura et ses collégiens ", la troupe multiplie les disques et les spectacles, faisant émerger de nombreux talents : Paul Misraki, André Hornez, André Dassary, Henri Salvador, Jimmy Gaillard, Coco Aslan, Raymond Legrand ou Jacques Hélian.

Carrière :

Chef d'orchestre de l'un des premiers Big Bands français (Ray Ventura et ses collégiens), compositeur et acteur, Ray Ventura a produit une quarantaine de films entre 1947 et 1966.
Le succès de son orchestre permet à Ray Ventura d'apparaître avec sa formation dans plusieurs films. Les compositions de Paul Misraki (à la musique) et André Hornez (aux paroles) assurent le succès des films L'Amour à l'américaine (1931), Tout va très bien madame la marquise (1936), Feux de joie (1938) ou encore Tourbillon de Paris (1939). Avec la guerre, la troupe se disloque et son chef forcé de s'expatrier (du fait des lois anti-juives) avec certains de ses Collégiens aux Etats-Unis en 1941. En tournée en Amérique du Sud, Ray Ventura enregistre le morceau Romance Carioca (Paul Misraki) pour le film argentin Siete Mujerers (Benito Perojo, 1944). En France occupée, Raymond Legrand profite de cet exil pour le remplacer (Mademoiselle Swing , 1941) ; à la Libération c'est au tour de Jacques Hélian de faire swinguer danseurs et spectateurs (Musique en tête , 1951). De retour en France en 1946, Ventura se lance avec succès dans la production cinématographique. Il fonde avec Bruno Coquatrix, musicien lui-aussi, la société Hoche Productions et produit notamment Mademoiselle s'amuse (1947), Une femme par jour (1948), ainsi que la trilogie Nous irons à Paris (1949), Nous irons à Monte-Carlo (1951) et Nous irons à Deauville (1962). Il coproduit plusieurs films ambitieux tels que Le Carrosse d'or (Jean Renoir, 1952) et deux films de Claude Autant-Lara, En effeuillant Marguerite (1956) et En cas de malheur (1958) - premières apparitions de Brigitte Bardot à l'écran. Ray Ventura poursuit la série des films policiers interprété par Eddie Constantine : Je suis un sentimental (1955), L'Homme et l'enfant (1956) et Le Grand bluff (1957).
Comme un ultime hommage, Claude Berry confie à Ray Ventura le rôle du producteur du Fouquet's dans Le Cinéma de papa (1970).

Autres activités :

Avec ses deux formations swings, Ray Ventura et ses collégiens et Ray Ventura et son orchestre, Ray Ventura enregistre de nombreux succès populaires des années 1930 : Tout va très bien madame la marquise (1935) ; Ça vaut mieux que d'attraper la scarlatine (1936) ; Les chemises de l'archiduchesse (1937) ou Qu'est-ce qu'on attend pour être heureux (1938). Editeur de nombreuses chansons et partitions musicales (Les Editions Ray Ventura et Cie), Ray Ventura adapte et réorchestre de nombreuses chansons et balades de films (notamment Antoine et Antoinette , Sait-on jamais ).

Filmographie

Longs métrages

Compositeur de la musique originale

Directeur musical

Interprète de la musique originale

Compositeur de la musique préexistante

Producteur associé

Bibliographie éditoriale

  • Périodique : Avant-Scène Cinéma (L'), n° 369, mars 1988. "Ray Ventura"
  • Périodique : Cinéma 79, n° 247-248, juillet-août 1979. "Ray Ventura"
  • Périodique : Cinématographe, n° 049, juillet 1979. "Ray Ventura"
  • Périodique : Cinématographe, n° 100, mai 1984. "Les Producteurs : Ray Ventura"
  • Périodique : Cinématographie Française (La), n° 2011, 13 avril 1963. Guy Allombert, "En plein cinéma : Ray Ventura"
  • Périodique : Cinémonde, n° 0263, 2 novembre 1933. Raymond Bernier, "Ray Ventura"
  • Périodique : Cinémonde, n° 0560, 12 juillet 1939. Odile D. Cambier, "Ray Ventura"
  • Périodique : Cinémonde, n° 0575, 8 novembre 1939. "Ray Ventura"
  • Périodique : Cinémonde, n° 0674, 1er juillet 1947. Pétrus, "Potinons : Ray Ventura"
  • Périodique : Cinémonde, n° 0684, 9 septembre 1947. Lise Claris, "Ray Ventura ajoute une collégienne à son orchestre"
  • Périodique : Cinémonde, n° 0822, 8 mai 1950. Georges Vikar, "7 jours - 7 visages : Ray Ventura"
  • Périodique : Cinémonde, n° 0893, 15 septembre 1951. Jean Talky, "Potinons : Ray Ventura"
  • Périodique : Cinémonde, n° 0908, 29 décembre 1951. "Leur musique adoucit les moeurs : la musique est leur royaume : Ray Ventura"
  • Périodique : Cinémonde, n° 1000, 2 octobre 1953. "Cinémonde a mis dans le 1000 : Ray Ventura"
  • Périodique : Cinémonde, n° Noël 1950, 5 décembre 1950. "Ray Ventura"
  • Périodique : Ciné-Revue, vol. 59, n° 15, 12 avril 1979. "Ray Ventura"
  • Périodique : Ecran 79, n° 80, mai 1979. "Ray Ventura"
  • Périodique : Ecran Français (L'), n° 277, 30 octobre 1950. "Que pensez-vous de la situation du cinéma français ? : Ray Ventura (Entretien)"
  • Périodique : Film Français (Le), n° 1764, 6 avril 1979. "Raymond Ventura : homme de cinéma"
  • Périodique : Pour Vous, n° 562, 23 août 1939. Paul Pontblesmes, "Ray Ventura : Tourbillon de Paris (Entretien)"
  • Périodique : Screen, vol. 54, n° 2, 2013. Phil Powrie, "The French musical : swing and Big Bands in the cinema of the 1940s and 1950s"
  • Périodique : Sight and Sound, vol. 49, n° 1, décembre 1979. "Ray Ventura"
  • Périodique : Technicien du Film (Le), n° 269, 15 avril 1979. "Ray Ventura"

Liens familiaux

Marié(e) à :

Relations professionnelles

Fondateur de :