Arturo Ripstein
Personnalité
Réalisateur, scénariste, interprète... : années 1960-2020
Nationalité : Mexique
Naissance : 13/12/1943 - Mexique - Mexico, D.F.
Identité
Genre : homme
Fonctions : Réalisateur, Acteur, Scénariste, Adaptateur, Producteur, Monteur, Annotateur, Auteur
Biographie
Formation :
Arturo Ripstein étudie le droit à l'université de Mexico (UNAM), l'histoire de l'art à l'université ibéro-américaine et l'histoire au Collège de Mexico. De 1962 à 1965, il est l'assistant personnel du réalisateur Luis Buñuel (L'Ange exterminateur , 1962, et Simon du désert , 1965).Carrière :
Arturo Ripstein, maître du mélodrame sombre et figure majeure du cinéma mexicain, est célèbre pour ses récits implacables où se mêlent violence, solitude et fatalité, couronnés par cinq Ariel Awards et trois sélections à la Palme d’Or.
Arturo Ripstein est le plus célèbre des réalisateurs mexicains contemporains. Il est également celui qui a réalisé le plus de variations sur les thèmes de la famille et de l'isolement. Les personnages d'Arturo Ripstein sont pathétiques, violents et sombres. Quant aux dénouements de ses films, ils ne sont jamais prévisibles. Il dirige son premier film à l'âge de vingt et un ans : Tiempo de morir (1965), aux allures de western, présente des personnages enfermés dans la logique cruelle de la vengeance familiale. Concentré sur le genre du mélodrame, il décrit, dans El Santo Oficio (1973), les moeurs d'une famille juive, contrainte de pratiquer ses rites dans la clandestinité. Avec El Palacio negro (Lecumberri) (1976), il dépeint l'atmosphère de la prison principale de Mexico. Le carcan peut aussi être sexuel : ainsi, dans El Lugar sin limites (1977), les personnages ne peuvent se libérer des normes préétablies. Infatigable, Arturo Ripstein aborde également l'emprise du jeu (El Imperio de la fortuna, 1985), la jalousie (Mentiras piadosas, 1988), l'inceste (La Mujer del puerto, 1991), ou encore le conflit mère-fille (La Reina de la noche, 1993). Il a récemment réalisé La Perdicion de los hombres (2000), une comédie noire. Arturo Ripstein poursuit son exploration des abîmes humains avec La Vierge de la luxure (2002), où il plonge dans les tourments d’une femme déchirée entre désir et culpabilité, sous le poids d’une société puritaine. En 2005, le documentaire Los héroes y el tiempo dépeint la déchéance d’un vieil homme confronté à l’oubli et à la trahison, dans un Mexique où le passé ne cesse de hanter le présent. Avec Las razones del corazón (2011), il revisite Madame Bovary à travers le destin d’une femme brisée par l’amour et la solitude, confirmant son talent pour saisir l’absurdité tragique de l’existence. En 2015, La calle de la amargura – tourné en noir et blanc - plonge dans l’univers sordide des combats de nains et des prostituées, mêlant grotesque et désespoir.