Maria Casarès
Nationalité : France
Naissance : 21/11/1922 - La Corogne, Espagne
Décès : 22/11/1996 - Alloue, Charente, France
Personnalité
Identité
Genre : femme
État civil :
- María Victoria Casares Pérez
- María Victoria Casares Pérez
Fonctions : Acteur, Intervenant, Voix (commentaire), Auteur
Biographie
Formation :
Fille de l'homme politique Santiago Casarès Quiroga, elle quitte son pays pour Paris en 1936. Après un baccalauréat littéraire, Maria Casarès suit les cours de diction de René Simon. Elle suivra ensuite ceux de Béatrix Dussane au Conservatoire d'où elle sortira avec un premier accessit de tragédie et un second prix de comédie. Elle fait ses débuts sur les planches du Théâtre des Mathurins en 1942.Carrière :
Actrice au magnétisme envoûtant et voix inoubliable, Maria Casarès s’est imposée comme une grande tragédienne du cinéma et du théâtre, notamment grâce à ses rôles marquants dans Les Enfants du paradis et Orphée, où elle incarne la Mort avec une intensité rare.
Maria Casarès débute au cinéma en 1943 dans Les Enfants du paradis de Marcel Carné. Elle y incarne une jeune fille timide et amoureuse du personnage de Jean-Louis Barrault. Elle sera également remarquée pour sa composition de femme humiliée et vengeresse dans Les Dames du bois de Boulogne (1944) de Robert Bresson. En 1948, dans La Chartreuse de Parme de Christian-Jaque, elle est la gracieuse duchesse Sanseverina, amoureuse de son neveu Fabrice. Par la suite, son air ténébreux et sa voix rauque l'amèneront à jouer des femmes fortes et secrètes, comme dans Orphée (1949) et Le Testament d'Orphée (1959) de Jean Cocteau. Princesse des Ténèbres amoureuse d'Orphée, elle y personnifie la Mort, contribuant ainsi à son mythe de grande tragédienne. Après ce rôle, elle se consacrera exclusivement à sa carrière théâtrale et restera absente des écrans jusqu'en 1973, où elle réapparaît dans Flavia, la monca musulmana de Gianfranco Mingozzi. Mais d'une façon générale, c'est le théâtre tragique qui restera son domaine de prédilection. Trop indépendante pour se plier aux exigences du cinéma moderne, elle n'aura pas de rôle à la mesure de son talent après 1960. Malgré une apparition dans La Lectrice (1988) de Michel Deville qui lui vaudra d'être nominée pour le César du meilleur second rôle, sa carrière cinématographique restera en arrière-plan.