Raymond Hakim

Personnalité

Nationalité :  France

Naissance :  23/08/1909 - Alexandrie, Égypte

Décès :  14/08/1980 - Deauville, Calvados, France

Identité

Genre : homme

Fonctions : Producteur, Producteur associé, Auteur primaire, Auteur

Biographie

Formation :

Raymond Hakim fait ses premiers pas au cinéma en 1927 comme attaché au service location de Paramount à Paris. A partir de 1931, il s'oriente vers la production comme assistant de production aux Studios de Joinville puis vers l'exploitation comme directeur et propriétaire des cinémas parisiens : L'Alhambra et Le Biarritz.

Carrière :

A partir de 1934, Raymond et Robert Hakim deviennent producteurs et créent la société Paris Film Production. Jusqu'en 1940, les Hakim produisent des films de bonne facture, interprétés par les grandes vedettes de la période : Pépé le Moko (1936) de Julien Duvivier avec Jean Gabin et Mireille Balin et La Bête humaine (1938) de Jean Renoir avec J. Gabin et Simone Simon, demeurent deux grands classiques du cinéma français d'avant-guerre à forte résonance sociale. L'occupation allemande contraint les frères Hakim (Raymond, Robert et André) à rejoindre le cercle des exilés français à Hollywood. Sept ans après La Bête humaine , Robert et Raymond signent leur première production Outre-Atlantique (Loew-Hakim, Inc) avec The Southerner (1945) de J. Renoir. Suivent alors des productions (RKO et UA) aux génériques riches en stars : nottament Ginger Rogers dans Hearbeat (S. Wood, 1946) et Henry Fonda dans The Long night (A. Litvak, 1947). De retour à Paris en 1951, Raymond et Robert (seul André marié à une fille de D. F. Zanuck restera aux E.-U.) réorganisent Paris Films, et retrouvent avec Casque d'or (Jacques Becker, 1951) cette qualité qui avait fait leur réputation avant guerre. Les co-productions avec l'Italie leur permettent de se développer tout en s'internationalisant : sur les écrans vedettes françaises et étrangères vont donc se côtoyer pour le plus grand plaisir des publics : Fernandel au côté de la jeune première Italienne Pier Angeli (Mam'zelle Nitouche d'Y. Allégret - 1953) ; Raf Vallone et Simone Signoret (Thérèse Raquin de M. Carné - 1953) ; ou encore Anthony Quinn et Gina Lollobrigida (Notre-Dame de Paris de J. Delannoy -1956). Véritables touches à tout du cinéma français, les frères Hakim vont se démarquer des poncifs du Cinéma de papa, en produisant des films de plus grande envergure notamment L'Avventura (1959), oeuvre charnière dans la filmographie du réalisateur italien Michelangelo Antonioni. Ils approchent la Nouvelle Vague, alors chasse-gardée des producteurs Georges de Beauregard et Pierre Braunberger, en produisant trois films de Claude Chabrol, notamment A double tour (1959) considéré comme le premier succès commercial de la Nouvelle Vague. A partir des années soixante, les productions des frères Hakim se feront les témoins de la libéralisation des moeurs avec des films d'auteurs chargés de sensualité, sensualité présente autant dans l'écriture que dans le jeu des interprètes féminines : Jane Fonda et Anna Karina (La Ronde , R. Vadim (1964) ; Catherine Deneuve (Belle de Jour , L. Bunuel, 1966) ; Vanessa Redgrave (Isadora , K. Reisz, 1968) ; Anicée Alvina (Le Rempart des béguines , G. Casaril, 1972) ; ou encore Sylvia Kristel (La Marge , W. Borowczyk, 1976). Indépendamment de son frère, Raymond Hakim a produit The Blue Veil (C. Bernhardt, 1951).

Filmographie

Courts métrages

Producteur

Bibliographie éditoriale

  • Périodique : Cinématographe, n° 100, mai 1984. Anonyme, "Robert et Raymond Hakim"
  • Périodique : Cinématographe, n° 61, octobre 1980. Anonyme, "Carnet'
  • Périodique : Technicien du Film (Le), n° 286, 15 novembre 1980. Anonyme, "Deuils"
  • Périodique : Variety, 3 septembre 1980. Anonyme, "Obituaries"

Collections liées