Peter Coyote
Personnalité
Interprète, réalisateur, producteur, scénariste... : 1980-2020
Nationalité : Etats-Unis
Naissance : 10/10/1941 - Etats-Unis - New York, New York
Identité
Genre : homme
État civil :
- Robert Peter Cohon
Fonctions : Acteur
Biographie
Formation :
Peter Coyote interrompt rapidement ses études pour mener une vie en marge de la société. A San Francisco, il participe à de nombreux spectacles de rue contestataires, qu'il écrit, dirige et interprète. A partir de 1975, il se consacre au théâtre et crée L'ouest, le vrai de Sam Shepard. Parallèlement, et jusqu'en 1983, il dirige le Comité des Arts de Californie, qui gère chaque année plusieurs millions de dollars.Carrière :
De E.T., l’extra-terrestre à Lunes de fiel, son jeu intense et son timbre envoûtant ont forgé une carrière transatlantique où se mêlent blockbusters, films d’auteur et séries B.Après quelques petits rôles, Peter Coyote est remarqué dans un des plus grands succès de l'histoire du cinéma, E.T., l'extra-terrestre (1982) de Steven Spielberg, où il joue le scientifique envoyé par Washington. Son visage de loup et son regard de velours qui laissent deviner une vie de bourlingueur lui confèrent un certain magnétisme auquel le public n'est pas insensible.
Exigeant et intelligent, il sait tout faire. Il interprète souvent des artistes : metteur en scène dans Strangers Kiss (1984) de Matthew Chapman, peintre dans Heartbreakers (1985) de Bobby Roth, comédien dans Un homme amoureux (1987) de Diane Kurys. Mais il est aussi à l'aise dans le thriller (Heart of Midnight, 1988, de Matthew Chapman), le fantastique (Mémoires suspectes, 1996, de John Dahl) voire la science-fiction (Sphere, Barry Levinson, 1998). Sa séduction virile et sa grande disponibilité font de lui une vedette américaine très recherchée pour des emplois typés. Il tourne au Brésil avec Walter Salles (A grande arte, 1991), en Espagne avec Pedro Almodóvar (Kika, 1993), en France avec Diane Kurys mais aussi Jean-Paul Rappeneau (Bon voyage, 2003) et Steve Suissa (Le Grand Rôle, 2004). La plupart du temps, il interprète un Américain au charme ténébreux. Avec Roman Polanski, il va jusqu'à explorer les recoins les plus obscurs de la passion sadomasochiste (Lunes de fiel, 1992). S'il bénéficie d'une certaine reconnaissance en Europe, son statut est beaucoup moins prestigieux aux Etats-Unis où sa carrière se compose pour l'essentiel de quelques rôles secondaires dans des films de metteurs en scènes reconnus (L'Ombre d'un soupçon, Sydney Pollack, 1999 ; Erin Brokovich, Steven Soderbergh, 2000 ; Femme fatale, Brian DePalma, 2002...) et d'une multitude de rôles principaux dans des séries B de toute nature souvent inédites en France, de l'action à la comédie en passant par le fantastique. Les années suivantes, il poursuit son parcours éclectique : ambassadeur corrompu dans Di Di Hollywood (inédit au cinéma, 2010) de Bigas Luna, figure paternelle dans All Roads Lead Home (2008) et $5 a Day (2008). Il incarne un juge intransigeant dans Last Will (inédit, 2011) et un chef de police dans No Deposit (2015). Son aura de patriarche à la moralité ambivalente séduit les cinéastes français : il campe un officier de la CIA dans On a marché sur Bangkok (2013) d’Olivier Baroux, puis un vétéran manipulé dans La Rançon de la gloire (id.) de Xavier Beauvois. Dans les thrillers psychologiques Good Kill (2014) d’Andrew Niccol et La Fille qui croyait aux miracles (inédit, 2021), il explore les facettes d’autorités troublées. Son timbre grave et son élégance naturelle lui valent des rôles de mentors, comme dans The Etruscan Smile (2018) où il donne la réplique à Thora Birch, ou de figures paternelles ambigües (Girl on the Edge, 2015). Malgré une filmographie américaine toujours marquée par des productions indépendantes (Americana, 2016), Peter Coyote conserve son statut de passeur entre les cinémas, prêtant son charisme à des projets européens jusqu’à la décennie 2020.