Laurent Grévill

Personnalité

Interprète : années 1980-2020

Nationalité :  France

Naissance :  18/06/1961 - France - Saint-Mandé, Seine

Identité

Genre : homme

État civil :

  • Laurent Robert Du Saussay de Gréville

Fonctions : Acteur

Biographie

Formation :

Laurent Grévill suit des cours d'art dramatique auprès d'Andréas Voutsinas de 1982 à 1985. Il réussit ensuite le concours d'entrée à l'Ecole des comédiens de Nanterre-Amandiers. Il débute en 1983 au théâtre dans le Bonheur à Romorantin , une pièce de Jean-Claude Brisville mise en scène par Andréas Voutsinas.

Carrière :

Laurent Grévill s'est imposé dès les années 1980 comme une figure marquante du cinéma français, notamment grâce à ses rôles pleins de nuance dans des films d'auteur et à ses collaborations avec des réalisateurs prestigieux comme Patrice Chéreau ou Jean-Pierre Améris.
En 1986, Patrice Chéreau tourne un film avec ses élèves de l'Ecole des comédiens de Nanterre-Amandiers, Hôtel de France, libre adaptation modernisée du Platonov d'Anton Tchekhov. Laurent Grévill tient le rôle central de cette aventure qui révèle une nouvelle génération de comédiens (Valeria Bruni-Tedeschi, Bruno Todeschini, Vincent Perez...). L'année suivante, il incarne l'écrivain Paul Claudel, le frère de Camille Claudel dans le film de Bruno Nuytten (1988). Son rôle lui vaut une nomination aux Césars dans la catégorie du meilleur jeune espoir. Médecin anticonformiste dans la Nouvelle Calédonie des années 50 dans Le Bal du gouverneur (Marie-France Pisier, 1990), on le remarque surtout dans L'Année de l'éveil (1990) de Gérard Corbiau où il incarne un professeur bienveillant, mentor du jeune héros perdu au sein d'une institution militaire. Il décroche pour ce film sa seconde nomination au César du jeune espoir. En 1992, Jean-Pierre Ameris lui confie le rôle principal et romantique du Bateau de mariage, un instituteur égaré en pleine guerre avec sa jeune épouse. Pour sa première mise en scène, Noémie Lvovsky reforme le couple qu'il formait avec Valeria Bruni Tedeschi dans Hôtel de France mais pour mieux le détruire, Grévill larguant sa compagne qui ne va avoir de cesse, tout au long de Oublie-moi (1995) de le harceler pour tenter de comprendre cette rupture. Le petit ami français et colérique de l'héroïne de la comédie britannique Jack & Sarah (Tim Sullivan, 1995) et l'écrivain en panne d'inspiration de Fantômes de Tanger (Edgardo Cozarinsky, 1997) sont ses deux derniers rôles un peu conséquents avant longtemps, sa carrière au cinéma ne lui offrant plus que des personnages éphémères comme ceux qu'il campe dans les films de son amie Valeria Bruni Tedeschi (Il est plus facile pour un chameau..., 2003 ; Actrices, 2007). Agnès Jaoui (Comme une image, 2004) ou Phlippe Claudel (Il y a longtemps que je t'aime..., 2008) lui offrent toutefois des personnages plus intéressants : écrivain désespéré de trouver un jour le succès dans l'un, instituteur amoureux de l'héroïne dans l'autre. Frère d'une Emmanuelle Béart malade du cancer dans Ma compagne de nuit (Isabelle Brocard, 2011), il apparaît également dans Les Salauds de Claire Denis (2013). Il apparaît dans Les Salauds (2012) de Claire Denis, un film sombre et engagé où son rôle, bien que secondaire, s'inscrit dans un univers complexe et intense. Privilégiant les séries télés, Laurent Grévill apparait sporadiquement au cinéma notamment dans Un homme idéal (Yann Gozlan, 2014), Un beau soleil intérieur (Claire Denis, 2017) et Madame de Sévigné (Isabelle Brocard, 2023).

Autres activités :

Laurent Grévill mène de front une carrière de premier plan au théâtre. Il a ainsi joué Arthur Schnitzler dans une mise en scène de Luc Bondy (Le Chemin solitaire , 1989), Racine monté par Alain Françon (Britannicus , 1991), Ibsen dirigé par Jean-Louis Martinelli (Maison de poupée , 2010)... Il a également interprété le rôle de l'écrivain Henry Miller dans la pièce Une passion de Delphine de Malherbe (2011). A la télévision, il apparaît dans Moi, général De Gaulle (Denys Granier-Deferre, 1990), Le Blanc à lunettes (Edouard Niermans, 1995), Nos retrouvailles (Josée Dayan, 2012). Il écrit également des chansons.

Bibliographie éditoriale

  • Périodique : Première, janvier 1989