Chloë Sevigny
Personnalité
Interprète, réalisatrice, productrice... : années 1990-2020
Nationalité : Etats-Unis
Naissance : 18/11/1974 - Etats-Unis - Springfield, Massachusetts
Identité
Genre : femme
État civil :
- Chloë Stevens Sevigny
Fonctions : Acteur, Créateur des costumes, Réalisateur
Biographie
Carrière :
Chloë Sevigny, muse du cinéma indépendant et icône de l’audace, a marqué l’histoire du 7e art par ses choix radicaux et ses collaborations avec les réalisateurs les plus subversifs de sa génération. Son jeu à la fois brut et subtil, couronné par une nomination aux Oscars, en fait une actrice inclassable, toujours à la recherche de rôles qui défient les normes.
Figure du cinéma américain indépendant, Chloë Sevigny est découverte dans l'un des films les plus trash des années 90, Kids, film très controversé, la jeune actrice incarne une jeune adolescente de treize ans qui apprend sa séropositivité quelques jours après son premier rapport sexuel. Sa désinvolture, son impertinence et l'expression de son regard appellent en priorité les rôles durs : elle est adolescente en marge dans Gummo (Harmony Korine, 1997), pour lequel elle est aussi costumière. Elle est amoureuse d'une fille se rêvant garçon dans Boys don't cry (Kimberly Peirce, 1999), et sa composition de jeune fille paumée et naïve lui vaut d'être nommée en 2000 à l'Oscar et au Golden Globe du Meilleur second rôle féminin, puis dans le rôle de Jean, la secrétaire du terrifiant serial-killer dans American psycho (Mary Harron, 1999). Elle retrouve Harmony Korine en 1999 qui la dirige dans le quasi-expérimental Julien Donkey-Boy. Véritable icône de la mode, Chloë Sevigny prouve qu'elle est aussi une actrice sélective, exigeante, tournant avec des réalisateurs aussi différents qu'Assayas dans Demonlover en 2001, Lars von Trier dans Dogville en 2002, puis The Brown bunny, premier film de Vincent Gallo en tant que réalisateur. Elle retrouve Lars von Trier dans un petit rôle dans Manderlay en 2004. Puis Woody Allen en 2005, dans Melinda et Melinda, Chloë Sevigny y est pétillante dans un rôle à contre-emploi. La même année, elle tourne avec Jim Jarmush dans Broken Flowers aux côtés de Bill Murray. Elle ne refuse pas pour autant de jouer dans des productions plus grand public, on la retrouve en 2007, interprétant un petit rôle dans Zodiac de David Fincher. En 2008, elle est à l'affiche de Barry Munday, de Chris D'Arienzo. En 2009, elle joue une compagne ambiguë dans Mr. Nice de Bernard Rose. En 2012, elle apparaît dans My Son, My Son, What Have Ye Done (2009) de Werner Herzog, où elle campe une voisine troublée par le destin tragique d’un jeune homme. En 2013, elle se glisse dans la peau d’une femme en crise dans The Wait de M. Blash, avant de jouer une mère démunie dans Little Accidents (2014, VOD) de Sara Colangelo. En 2015, elle incarne une mondaine cynique dans Love & Friendship de Whit Stillman, adaptation d’une nouvelle de Jane Austen, puis une femme en pleine dérive dans Antibirth de Danny Perez. En 2017, elle est une mère solitaire et usée par la vie dans La Route sauvage d’Andrew Haigh, et une femme d’affaires impitoyable dans Beatriz at Dinner de Miguel Arteta. La même année, elle joue une épouse en pleine remise en question dans The Dinner d’Oren Moverman, aux côtés de Richard Gere et Steve Coogan. En 2018, elle prend le rôle-titre de Lizzie, film de Craig William Macneill, où elle incarne Lizzie Borden, accusée du meurtre de ses parents, un rôle qui confirme son talent pour les personnages complexes et sombres. En 2019, elle apparaît dans The Dead Don’t Die (2018) de Jim Jarmusch, comédie zombie où elle joue une policière désabusée. En 2020, elle est à l’affiche de Slow Machine (inédit) de Paul Felten et Joe DeNardo, puis en 2022, elle joue une mère marginalisée et violente dans Bones and All de Luca Guadagnino, aux côtés de Timothée Chalamet et Taylor Russell. En 2024, elle est annoncée au casting de Bonjour Tristesse (2025, VOD) de Durga Chew-Bose, adaptation du roman de Françoise Sagan.