Lucile est une jeune bourgeoise qui mène une existence de luxe et d'indolence en compagnie de son amant, Charles, lequel a sans doute une vingtaine d'années de plus qu'elle. Mais l'argent et l'élégance innée de Charles font que sa liaison avec Lucile a un air naturel et comme il faut qui fait l'admiration de tout le petit groupe d'amis où évolue le couple. Soirées sans fin dans les cabarets parisiens, théâtre, potins entre femmes, on ne sent pas les heures passer. Lucile est heureuse et en paix Jusqu'au jour où, à la sortie d'un théâtre, son regard croise celui d'un jeune homme assez pauvrement mis, dans un café. Il est l'amant de Diane, une amie de Lucile, qui se paie le luxe d'avoir un amant pauvre. Antoine, c'est son nom, travaille chez un éditeur. Aux murs de son studio, les livres s'entassent sur des rayonnages : Lucile, quand elle vient y retrouver Antoine, a l'impression de coucher dans les livres. Très vite, c'est le grand amour. Bien qu'il sente que Lucile se transforme, Charles ferme les yeux Un jour, Antoine pose un ultimatum à Lucile : ou bien elle quitte définitivement Charles, ou bien lui Antoine ne la revoit jamais. Lucile souffre de devoir quitter Charles et sa belle demeure, mais le c?oeur commande. Elle vient s'installer chez Antoine. Il faut maintenant qu'elle subvienne a ses besoins. Antoine lui a trouvé un travail d'archiviste dans un journal. Lucile ne tarde pas à trouver que travailler la fatigue, l'enlaidit. Elle vend un bijou et, pour faire plaisir à Antoine, continue à faire semblant d'aller au bureau. Evidemment, Antoine finit par découvrir le pot aux roses. Il entre dans une vive colère. Lucile s'aperçoit de plus en plus qu'il ne comprend rien aux femmes, et en particulier à elle-même. Elle se prend à regretter Charles qui l'aimait pour ce qu'elle était, et non pour la transformer. Et le moment arrive où elle comprend, comme une évidence, qu'elle doit retourner vers lui : là est son destin. Son bref roman avec Antoine et la pauvreté ont pris fin.