Pierre Lhomme

Personnalité

Directeur de la photographie/Chef opérateur : années 1950-2000

Nationalité :  France

Naissance :  05/04/1930 - France - Boulogne-Billancourt, Seine

Décès :  04/07/2019 - France - Arles, Bouches-du-Rhône

Identité

Genre : homme

Pseudonyme(s) :

  • P. Lhomme

État civil :

  • Pierre Maurice Lhomme

Fonctions : Réalisateur, Collaborateur à la réalisation, Acteur, Directeur de la photographie/Chef opérateur, Cadreur/Opérateur, Assistant opérateur, Scénariste, Photographe, Annotateur, Auteur

Biographie

Formation :

Après des études aux Etats-Unis, Pierre Lhomme hésitera entre une carrière de musicien dans les caves de Saint-Germain-des-Près et le cinéma. En 1951, il se décide à suivre les cours de l'Ecole Vaugirard (actuellement établissement Louis Lumière), et ce, jusqu'en 1953.

Carrière :

Pierre Lhomme débute en 1955 comme assistant-opérateur de Ghislain Cloquet, d'Henri Alekan, d'Yves Bourgoin et d'Edmond Séchan. Il travaille seul pour la première fois en 1960 sur Saint-Tropez Blues de Marcel Moussy. Mais il sera remarqué pour l'atmosphère qu'il confère à la photographie dans Le combat dans l'île (1961) d'Alain Cavalier. N'ayant pas envie d'être catalogué, il multiplie les rencontres et connaît des expériences variées auprès de Chris Marker sur Le joli mai (1962) qu'il a cosigné, Joris Ivens sur Pour le mistral (1965), Jean-Paul Rappeneau sur La vie de château (1965), Philippe de Broca sur Le roi de coeur (1966), Yves Boisset sur Coplan sauve sa peau (1967), ainsi qu'avec Jean-Pierre Melville pour L'armée des ombres (1969). La manière de travailler imposée par les faibles moyens dont disposent les réalisateurs de la Nouvelle Vague lui convient parfaitement. Et même s'il juge que travailler en studios est plus intéressant, il s'adapte très bien aux exigences du décor naturel. Sa collaboration avec Robert Bresson sur Quatre nuits d'un rêveur (1970), lui apprendra beaucoup sur le sens du cadre. Partisan des éclairages plutôt faibles, l'ensemble de ses travaux tend vers un certain réalisme. Il est également considéré comme l'opérateur des films difficiles, n'hésitant pas à s'engager pour le jeune cinéma, de La maman et la putain (Jean Eustache, 1972), à La Chair de l'orchidée (Patrice Chéreau, 1974), en passant par Les Enfants du placard (Benoît Jacquot, 1976), Dites-lui que je l'aime (Claude Miller, 1977), ou La Fille prodigue (Jacques Doillon, 1980). Par la suite, Pierre Lhomme a continué à travailler avec des metteurs en scène très différents, filmant dans des styles et des genres variés des films tels que : Quartet (James Ivory, 1980) où son sens de l'esthétisme est poussé à l'extrême, Le Grand carnaval (Alexandre Arcady, 1983), Camille Claudel (Bruno Nuyten, 1987), Cyrano de Bergerac (Jean-Paul Rappeneau, 1989), Promenades d'été (René Féret, 1991), Anna Oz (Eric Rochant, 1995), Mon homme (Bertrand Blier, 1995), Les Palmes de M. Schutz (Claude Pinoteau, 1996) ou encore Le Divorce (James Ivory, 2002). Il a remporté deux césars de la meilleure photo, l'un pour Cyrano de Bergerac et l'autre pour Camille Claudel .

Autres activités :

Pierre Lhomme a été figurant dans Le rendez-vous de juillet (1949) de Jean Becker. Il réalise un court-métrage Paris mon copain (1955) et travaille comme co-directeur de la photographie sur le téléfilm américain Mistral's daughter (1984) de Douglas Hickox et Kevin Connor.

Filmographie

Longs métrages

Assistant opérateur

Directeur de la photographie/Chef opérateur

Réalisation

Collaborateur à la réalisation

Acteur

Récompenses et nominations

  • 1990 - Grand Prix de la Commission supérieure technique - Festival International du Film (Cannes) - Camille Claudel - Obtenu
  • 1990 - Meilleure photographie - César du Cinéma Français - Cyrano de Bergerac - Obtenu
  • 1989 - Meilleure photographie - César du Cinéma Français - Camille Claudel - Obtenu

Liens familiaux

Marié(e) à :

Relations professionnelles

Fait partie du groupe :

Collections liées