Ulrich Picard
Personnalité
Dir. de production, ass. réalisateur, producteur... : 1930-1990
Nationalité : Allemagne
Naissance : 26/09/1918 - Berlin, Prusse, Empire allemand
Décès : 07/12/2015 - France - Rueil-Malmaison, Hauts-de-Seine
Identité
Genre : homme
Naturalisation : France
Pseudonyme(s) :
- Ully Pickardt
- Ully Pickard
- Ulrich Pickardt
- Ulrich Pickard
Fonctions : Assistant réalisateur, Directeur de production, Producteur exécutif
Biographie
Formation :
Après avoir fui l'Allemagne avec ses parents en mai 1933, face à la menace nazie, Ulrich Pickardt, réfugié en France, abandonne très vite le lycée et commence sa longue carrière dans le cinéma. A l'âge de 16 ans, grâce aux relations de son père, il devient stagiaire-assistant auprès de la régisseuse générale, à Ciné Soleil , la société de production de films de Karl Heinz Jaroshi. Quelques mois plus tard, il rejoint Diana-Films , la société du producteur Michel Safran.Carrière :
Ulrich Pickardt, figure discrète du cinéma français, a marqué l’histoire du 7e art en tant qu’assistant réalisateur, directeur de production et collaborateur incontournable des plus grands cinéastes, de Buñuel à Kurosawa, en passant par Clément et Siodmak. Son parcours, à la croisée des avant-gardes et des chefs-d’œuvre classiques, incarne l’âge d’or du cinéma européen.
En 1936, il fait ses débuts comme second assistant réalisateur sur La Garçonne de Jean de Limur. Suivront : La Brigade en jupons (Jean de Limur, 1936), Disque 413 (Richard Pottier, id.), Au service du Tsar (Pierre Billon, id.), Gibraltar (Fedor Ozep, 1938) et Pièges (Siodmak, 1939). Après la guerre passé dans la Résistance, Ulrich Pickardt retrouve les chemins des studios et reprend son activité cinématographique comme premier assistant metteur en scène en 1947, sur Neuf garçons... un cœur de Georges Friedland. Il travaillera ensuite auprès de réalisateurs tels que René Clément (Le Château de verre, 1950), Jacques Becker (Casque d'or, 1951), Marcel Ophuls (Madame de..., 1953, Lola Montès, 1955), Henri Verneuil (Le Grand chef, 1958 ; La Vache et le prisonnier, 1959), Robert Siodmak (Katia, 1959 ; L'Affaire Nina B., 1960), André Cayatte (Le Passage du Rhin, 1960), Marcel camus (L'Oiseau de paradis, 1961). Ulrich Pickardt devient directeur de production sur Rencontres, de Philippe Agostini en 1961. Il enchaîne notamment avec Le Glaive et la balance (André Cayatte, 1962), Shéhérazade (Pierre Gaspard-Huit, id.), Corrida pour un espion (Maurice Labro, 1963), Le Journal d'une femme de chambre (Luis Buñuel, id.), et Safari diamants (Michel Drach, 1966). En 1967, Ulrich Pickardt devient le collaborateur privilégié du producteur Serge Silberman, au sein de sa maison de production Greenwich Film Productions. Cette collaboration de plus de trente-cinq ans, donnera naissance à quinze films, d'Adieu l'ami (Jean Herman, 1968) à Les paradoxes de Buñuel (Jorge Amat, 1997), en passant par La Voie lactée (Luis Buñuel, 1968), Le Passager de la pluie (René Clément, 1969), Le Charme discret de la bourgeoisie (Luis Buñuel, 1972), Le Fantôme de la liberté (Luis Buñuel, 1974), Cet obscur objet du désir (Luis Buñuel, 1977) Diva (Jean-Jacques Beinex, 1980), A.K (Chris Marker), Ran (Akira Kurosawa, 1985), ou encore Max, mon amour (Nagisa Oshima, 1986).