Christian Matras

Personnalité

Nationalité :  France

Naissance :  29/12/1903 - Valence, Drôme, France

Décès :  04/05/1977 - Paris, France

Identité

Genre : homme

État civil :

  • Jean Jacques Christian Matras

Fonctions : Réalisateur, Scénariste, Directeur de la photographie/Chef opérateur, Cadreur/Opérateur, Intervenant, Auteur de l'idée originale, Monteur, Collaborateur, Photographe, Auteur primaire, Auteur

Biographie

Formation :

Christian Matras débute comme reporter de la presse filmée, à Eclair Journal . C'est comme assistant de son frère, directeur d'un studio d'effets spéciaux, qu'il fait ses premiers pas en 1925. Il réalise aussi des documentaires. Le premier, De babord à tribord , tourné en 1926 à bord du navire école Jeanne d'Arc , remporte un vif succès lors de sa projection au Théâtre du Vieux Colombier. Matras récidive avec Eperon d'or (1930), Sous la terre (1931) et Au fil de l'eau (1930). Il travaille ensuite en tant que cameraman et opérateur sur le tournage de nombreux courts métrages.

Carrière :

En 1932, Matras débute sa carrière de chef opérateur en travaillant pour Jean Epstein sur le tournage de L'Or des mers . Il travaille ensuite avec des confrères plus confirmés : Armand Thirard sur Le Paquebot Tenacity (1933) de Julien Duvivier et La Maison dans la dune (1934) de Pierre Billon. Il s'associe à Edmond Schüfftan pour Le Scandale (1934), de Marcel L'Herbier, et avec Jean-Louis Mundviller pour Les Mutinés de l'Elseneur (1936), de Pierre Chenal. Il effectue en 1937 son premier grand travail avec Jean Renoir, sur La Grande illusion . La qualité de la photographie qui lorgne vers le réalisme est héritée du documentaire. Matras devient rapidement un expert dans l'art de créer des ambiances "réalistes", qui témoignent de son goût alliant le sens de l'effet décoratif à l'effet psychologique. Il a tendance à faire de chacune de ses oeuvres un portrait. On lui reproche parfois de créer des atmosphères trop froides, mais après la Seconde Guerre mondiale, il s'adapte aux nouvelles techniques offertes par l'arrivée de la couleur et en devient l'un des plus grands spécialistes français. Il s'illustre dans plus de quatre-vingt films, et travaille avec de grands noms du cinéma français : Abel Gance (Paradis perdu , 1939), André Cayatte (Oeil pour oeil , 1956 ; Le Miroir à deux faces , 1958), Henri-Georges Clouzot (Les Espions , 1957), Robert Hossein (Le Jeu de la vérité , 1961), Georges Franju (Thérèse Desqueyroux , 1962), René Clair (Les Fêtes galantes , 1965), Luis Buñuel (La Voie lactée , 1968). C'est avec Max Ophuls que Matras réussit ses plus belles images. Il travaille sur les quatre derniers films du réalisateur. Dans Madame de... (1953), il joue sur les contrastes pour signifier le cynisme et une certaine dureté. Dans Lola Montès (1955), il délaisse ses inspirations impressionnistes pour un symbolisme des couleurs, proche des compositions de peintres comme Bosch ou Bruegel. Il ne confère plus aux couleurs une dimension lyrique glorifiant la nature, mais leur donne un rôle psychologique. Matras a également travaillé avec des cinéastes étrangers, comme Alfons Balcazar (El Rancho de los implacables , 1965), ou Vittorio De Sica (Women times seven , 1966).

Filmographie

Longs métrages

Directeur de la photographie/Chef opérateur

Scénariste

Cadreur/Opérateur